samedi 7 juillet 2012

Le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie vu par la presse française



La France absente aux commémorations officielles, le traité d'amitié renvoyé aux calendes grecques, la question des Pieds-noirs envenime encore le passé... Tels sont les points développés par la presse française dans son édition du 5 juillet 2012.


Comment la presse française a rendu compte de la commémoration du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie ? Reportages réalisés d’Alger à la veille de la journée du 5 juillet 2012, peu d’entretiens mais beaucoup d’articles de rappel de faits historiques et d’analyses du contexte national et international dans lequel s’invite cette année ce 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Quatre mois auparavant, les journaux et périodiques de l’hexagone ont mis les bouchées doubles sur la commémoration du 19 mars 1962, celle du cinquantenaire de la signature des accords d’Evian. Le journal Libération note à ce propos que «Côté français, la date choisie pour célébrer cet anniversaire, fut le 18 mars, jour de la signature des accords d'Evian qui jeta les bases de la coopération bilatérale. Les médias, les associations et les historiens se sont chargés de faire revivre une mémoire commune mais difficilement partagée. Pour René Gallissot, historien, professeur émérite de l'université Paris 8 auteur de "Accords d'Evian en conjoncture et en longue durée" (Ed. Karthala, 1997), "la commémoration de cette date est un peu hypocrite. Pour effacer la guerre d'Algérie qui a été horrible, pour ne pas parler de l'indépendance qui a été accordée, on préfère parader sur la coopération».
Dans les journaux du 5 juillet 2012, l’information principale relayée par les quotidiens et périodiques est l’absence de la France aux commémorations officielles de l’Algérie, relevant également le peu d’enthousiasme affiché par le Président de la République, François Hollande, dans ses vœux adressés à l’Algérie à l’occasion du cinquantenaire de son indépendance.
Le journal Libération, explique cette absence de la France, comme invitée officielle de l’Etat algérien par «une réconciliation qui n’est pas encore au rendez-vous». Pourtant, note le journal, «les paroles se libèrent : les tortures sont un fait reconnu par les acteurs eux-mêmes, la colonisation commence à être enseignée dans le détail dans les manuels scolaires». Mais le traité d’amitié franco-algérien est renvoyé aux calendes grecques. PourLibération, les tensions entre les deux pays ont été avivées de part et d’autre. En France, par la loi sur les "effets bénéfiques" de la colonisation en 2005 –abrogée depuis-, le débat sur l'identité nationale, les polémiques autour des dates et des lieux de mémoires ; en Algérie, par les propos blessants des autorités algériennes envers les harkis : «autant de débats publics qui ont cristallisé une guerre mémorielle sur un passé encore douloureux.»
Sous le titre "Algérie: Lever le secret défense sur les essais nucléaires", Libération accorde un entretien au député européen d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), Yannick Jadot qui, réagissant au fait que François Hollande s’est rendu le mercredi 14 juillet à bord u "Terrible", sous-marin Français lanceur de bombe, pour défendre la dissuasion nucléaire, a regretté que le président n’a pas plutôt choisi cette date, jour du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, pour régler la question des déchets nucléaires toujours enfouis dans les sols de l’ancienne colonie.
Ainsi, invité à s’expliquer sur cette critique de la sortie de François Hollande à bord d’un sous marin nucléaire, le jour même du 50e anniversaire de l’indépendance d’Algérie, le député européen des Verts estime que "Le jour du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, il y avait mieux à faire. Cela aurait été un bon geste de la part du nouveau président de lever le secret défense sur les activités nucléaires de la France dans le Sahara. On sait qu’il y eu des essais atmosphériques et souterrains dans les années soixante. Aujourd’hui encore, il y a toujours des déchets nucléaires enfouis au Sud Sahara et des milliers de personnes qu’il faudrait indemniser. Je pense que François Hollande n’a même pas fait le lien entre les deux, mais ce déplacement trouve écho dans l’histoire franco-algérienne. Il aurait pu ouvrir les archives militaires pour que les Français dépolluent ces sites."
Le journal Le point marque à sa façon ce cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie en consacrant un article très orienté sur les Harkis, rappelant les massacres d’Oran le 5 juillet 1962, les qualifiant de "pogroms": "À Oran, le 5 juillet, une manifestation dégénère et se transforme en pogrom. Des centaines d'Européens - deux mille, disent les organisations de rapatriés - sont massacrés, enlevés. Un million de pieds-noirs, accablés de chagrin, quitteront à jamais l'Algérie. Quelques milliers de harkis aussi. Les autres - des dizaines de milliers - finiront horriblement martyrisés." Pour Le Point, l’histoire des Harkis est une tâche noire de l’indépendance de l’Algérie. L’article établit un parallèle historique entre les Palestiniens chassés de leur terre en 1948 et les pieds-noirs chassés de leur terre chassés de leur terre en 1962 : "Vae victis (malheur aux vaincus) : le vieil adage romain s'applique inexorablement à la tragédie algérienne. Les pieds-noirs étaient, après tout, aussi nombreux (et même un peu plus) que les Palestiniens qui, en 1948, furent chassés de leurs terres lors de la création d'Israël. D'où vient que les premiers sont recouverts du linceul de l'oubli alors que les seconds occupent régulièrement - et à juste titre - la une de l'actualité ? Beaucoup de pieds-noirs étaient en Algérie depuis trois, voire quatre générations. Combien de temps faut-il pour être véritablement chez soi ?"
Pour Le Point, le visage horrible de la colonisation, la pratique systématique de la torture par l’armée française, tout cela ne doit pas, écrit le journal, transformer les combattants du FLN "en douces colombes." : "Le FLN a imposé sa loi par la persuasion mais aussi par la terreur, liquidant systématiquement ceux qui n'étaient pas dans la ligne, notamment les partisans de Messali Hadj. Il a pratiqué un terrorisme aveugle. Il a mis en place le système totalitaire qui allait enserrer l'Algérie indépendante dans un carcan sclérosant. Il a, plus tard, instauré une police de la mémoire collective au profit d'une caste prédatrice, toujours au pouvoir aujourd'hui."
Le quotidien Le Monde secoué par ses publi-reportages achetés par Bouteflika, sous le titre "En Algérie, la fête est en partie gâchée par un désenchantement général", dans son édition du 4 juillet 2012, rapporte des propos d’Algériens sur la situation de l’Algérie cinquante après et l’attitude de la France sous le quinquennat de François Hollande sur la réconciliation entre les deux pays.
Le Figaro, s’appuyant sur l’agence Reuters, croit savoir que François Hollande se rendra si possible avant la fin de l'année en Algérie : «Dans une lettre adressée au Président algérien Abdelaziz Bouteflika, François Hollande se déclare favorable à l'approfondissement du partenariat entre les deux pays et à une lecture apaisée de l'histoire entre l'ancienne puissance coloniale et le pays d'Afrique du Nord.» en commentant largement la missive adressée par le Président français à son homologue algérien : "La France considère qu'il y a place désormais pour un regard lucide et responsable son passé colonial si douloureux et en même temps un élan confiant vers l'avenir (…) Notre longue histoire commune a tissé entre la France et l'Algérie des liens d'une densité exceptionnelle. Nous devons aller ensemble au-delà pour construire ce partenariat que vous appelez de vos vœux." Selon Le Figaro, l'arrivée à l'Elysée de François Hollande "qui a fait un stage de huit mois à l'ambassade de France en Algérie en 1978" a fait renaître des espoirs d'une réconciliation.
Synthèse R.N
Le matin

Indépendance de l'Algérie : 1962-2012, il était une fois un demi-siècle d'épreuves


Jeune Afrique.com


Son indépendance reconquise, l'Algérie s'est trouvée face à un immense défi : construire une nation. Véritable laboratoire, elle n'a pas choisi la voie la plus simple. Questions identitaires, combats fratricides, luttes pour le pouvoir, apparition du fondamentalisme, ravages de l'économie planifiée, insurrection islamiste... Les Algériens ont beaucoup souffert, mais ils n'ont jamais cessé d'avancer.
Née au forceps d'une guerre de libération après une longue nuit coloniale, l'Algérie indépendante a presque tout connu au cours de ses cinquante premières années d'existence. L'euphorie de la citoyenneté retrouvée n'est pas encore retombée lorsqu'éclate un conflit armé fratricide pour le contrôle du pouvoir. L'été 1962 sera aussi meurtrier que les précédents. Militaires contre politiques, maquisards de l'intérieur contre armée des frontières, le choix des armes pour régler les questions de leadership prend les allures d'un péché originel qui déterminera la suite des événements. Le peuple investit la rue pour crier « sept ans, cela suffit ! » Et si les armes se taisent enfin, les cicatrices, elles, auront du mal à se refermer. Il y a un vainqueur, le colonel Houari Boumédiène, chef d'état-major général de l'Armée de libération nationale (ALN), et de nombreux vaincus : l'élite politique, les chefs historiques des maquis de l'intérieur et les libertés publiques. Tous victimes au nom des « intérêts supérieurs de la révolution ».

Le Front de libération nationale (FLN) est érigé en quasi-divinité, mais le pouvoir est ailleurs que dans cette coquille vidée de sa substance. Au nom de la délicatesse de l'étape, les sujets qui fâchent sont courageusement évités, la question de l'identité plurielle de ce pays de plus de 2 millions de kilomètres carrés occultée.
Conséquence : en 1963, le Front des forces socialistes (FFS, de Hocine Aït Ahmed, grande figure du mouvement national) fait le choix des armes et lance son éphémère maquis en Kabylie. Quelques semaines plus tard, c'est l'armée marocaine qui pénètre en territoire algérien. Ce bref conflit, réglé par une médiation malienne, entre dans l'Histoire sous l'appellation de « guerre des Sables ».
Modèle pour le Tiers Monde
La menace extérieure fédère quelque peu les forces politiques, mais l'illusion fait long feu. Les intrigues politiques ne cessent pas et l'Algérie émancipée, modèle pour le Tiers Monde, Mecque des indépendantistes de tous les continents, voit ses héros d'hier tomber en disgrâce les uns après les autres. Elle vit son premier coup d'État le 19 juin 1965. Déjà au pouvoir, l'armée s'impose comme le rouage essentiel du système. Le Conseil de la révolution, présidé par Houari Boumédiène, prend les commandes d'un pays déjà fatigué de ses politiques. Le président qu'il a renversé, Ahmed Ben Bella, plus populiste que populaire, sort brutalement des livres d'histoire. Il en sera ainsi de tous ses successeurs, dès lors qu'ils quittent le pouvoir, créant ainsi une sorte de jurisprudence typiquement algérienne.
Craint par la population, le taciturne Boumédiène entreprend une opération de séduction. Il lance des plans de développement régionaux, récupère les richesses du pays à travers la nationalisation des hydrocarbures, dote l'Algérie d'institutions « qui puissent survivre aux hommes » (selon sa formule), démocratise l'enseignement, généralise la médecine gratuite... Et l'État devient providence.
C'est au summum de sa popularité que Boumédiène est emporté, en décembre 1978, par un mal étrange. Plus de un Algérien sur vingt (la population est alors estimée à 20 millions de personnes) l'accompagne à sa dernière demeure. Son successeur naturel est alors un certain Abdelaziz Bouteflika, fidèle camarade du défunt président et chef de la diplomatie depuis toujours, ou presque. Mais l'armée ne fait pas confiance au personnage et l'écarte au profit de l'officier le plus ancien possédant le grade le plus élevé, Chadli Bendjedid.
La mort prématurée de Boumédiène, les scènes d'hystérie collective, les larmes et les cris de détresse au cours de ses funérailles constituent la première tragédie « institutionnelle » de l'Algérie indépendante. Quatorze ans plus tard, le 29 juin 1992, elle vit son premier régicide, avec l'assassinat, à Annaba, du président Mohamed Boudiaf par l'un de ses gardes. S'il n'était au pouvoir que depuis six mois, la douleur n'en est pas moins immense. Mêmes scènes d'hystérie collective, mêmes larmes et cris de détresse lors de ses obsèques.
Les années GIA
On a cru alors que l'Algérie avait atteint le fond. Le pire était à venir : les années GIA (groupes islamiques armés) et leur lot de massacres collectifs de villageois, d'assassinats d'intellectuels et d'artistes, de voitures piégées explosant sur les places publiques et dans les marchés. Au nom de la lutte contre le terrorisme, les libertés publiques sont malmenées : détentions administratives, juridictions d'exception et recours à la torture. C'est la décennie noire.
Les épreuves qu'a traversées l'Algérie ne sont pas toutes d'ordre politique ou militaire. Elle a eu droit, aussi, à ses catastrophes naturelles. Sévère sécheresse au milieu des années 1970, séismes destructeurs en 1980, 1989 et 2004, inondations meurtrières à Alger et ailleurs... Dans chacune de ces épreuves, les Algériens ont très vite transcendé leur douleur et fait preuve d'une grande solidarité.
C'est sans doute le secret du miracle algérien, la succession de malheurs a consolidé le sentiment d'appartenir à une nation, qui a résisté dans l'unité face aux tragédies dont le sort l'a accablée tout au long de son parcours. « Mazal waqfin » (« encore debout »). Tel fut le mot d'ordre de la campagne contre l'abstention pour le scrutin législatif du 10 mai 2012. Une élection au cours de laquelle l'Algérie s'est une nouvelle fois distinguée de ses voisins. Hier douloureusement mise à l'épreuve par l'islamisme armé, elle est le seul pays d'Afrique du Nord à résister à l'islamisme qui triomphe aujourd'hui en Égypte, en Libye, en Tunisie et au Maroc.

Chronologie
5 juillet 1962 Indépendance.
10 septembre 1963 Adoption de la Constitution, qui instaure un régime à parti unique, le Front de libération nationale (FLN). Le premier président de la République algérienne, Ahmed Ben Bella, est élu le 15 septembre.
19 juin 1965 Putsch de Houari Boumédiène, qui abroge la Constitution. Il prend les fonctions de chef de l'État, de Premier ministre et de ministre de la Défense.
1976 Une Charte nationale est adoptée en juin par référendum. Elle sert de base à la deuxième Constitution, votée le 22 novembre. Le 10 décembre, Boumédiène, candidat unique, est élu président. Il décède le 27 décembre 1978.
7 février 1979 Élection de Chadli Bendjedid, réélu en 1983 et en 1988.
Avril 1980 Émeutes en Kabylie pour la reconnaissance de la culture tamazight.
5-7 octobre 1988 Répression sanglante de manifestations de contestation politique et sociale dans plusieurs villes du pays. Le 6, l'état de siège est proclamé.
23 février 1989 Adoption par référendum de la troisième Constitution, qui autorise le multipartisme.
26 décembre 1991 Le Front islamique du salut (FIS) remporte le premier tour des législatives.
11-12 janvier 1992 Chadli démissionne, l'armée se déploie dans Alger, le processus électoral est suspendu et les « janviéristes » appellent à la présidence une figure du nationalisme, Mohamed Boudiaf, qui crée un Haut Comité d'État (HCE).
2 février 1992 Instauration de l'état d'urgence.
29 juin 1992 Le président Boudiaf est assassiné et remplacé en juillet par Ali Kafi.
30 janvier 1994 Le HCE nomme Liamine Zéroual chef de l'État. Élu président en novembre 1995, il finit par démissionner en septembre 1998;
28 novembre 1996 Référendum pour l'adoption de la quatrième Constitution, qui introduit le Sénat.
15 avril 1999 Élection d'Abdelaziz Bouteflika à la présidence. Il sera réélu en 2004 et en 2009.
16 septembre 1999 Adoption par référendum de la loi sur la Concorde civile.
Avril-mai 2001 Le 18 avril, un lycéen est tué dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Beni Douala. Le 25, des manifestations se transforment en émeutes sanglantes à travers la Kabylie, jusqu'à la Marche noire de Tizi-Ouzou, le 21 mai.
10 avril 2002 Le Parlement adopte l'amendement à la Constitution consacrant le tamazight comme langue nationale.
29 septembre 2005 Adoption par référendum de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.
11 décembre 2007 Double attentat-suicide d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) à Alger.
12 novembre 2008 Le Parlement adopte la révision constitutionnelle, supprimant l'interdiction de briguer un troisième mandat présidentiel.
24 février 2011 Levée de l'état d'urgence.
15 avril 2011 Discours du président Bouteflika pour l'engagement d'un processus de réformes.
10 mai 2012 Élections législatives. L'Assemblée populaire nationale doit examiner les projets de réformes issus des consultations de 2011 et, en particulier, celui de nouvelle Constitution.


vendredi 6 juillet 2012

Emblème national Un symbole de la Révolution et de la République


Emblème national Un symbole de la Révolution et de la République

Il y a des événements dans la vie des Nations que seul le recours aux couleurs nationales est susceptible d’en traduire la profondeur, la portée et l’influence sur les gens qui les vivent.
Les Algériens ont fêté, en novembre 2009, la qualification de l’équipe nationale de football à la finale de la coupe du monde (Afrique du Sud, 2010) comme ils avaient célébré, en juillet 1962, l’indépendance du pays : dans la liesse générale et par un déploiement massif de l’emblème national.
L’emblème national, au même titre que l’hymne national "Qassaman" dans l’intégralité de ses couplets, sont des symboles et conquêtes de la Révolution avant d’être deux symboles "immuables" de la République, souligne la Constitution.
L’emblème national est constitué d’un rectangle vert et blanc frappé en son milieu d’une étoile et d’un croissant rouges. Ses caractéristiques techniques ont été officiellement définies par la loi 63-145 du 25 avril 1963.
Le législateur n’avait rien inventé. Dans l’exposé des motifs de cette loi, il a été relevé que : "L’Algérie, devenue un Etat indépendant reconnu comme tel par la communauté des Nations, se doit de choisir officiellement à son tour, un emblème national.
Cet emblème existe déjà : c’est celui que le peuple algérien a adopté spontanément dans les montagnes comme dans les villes, celui sous lequel ont accepté de souffrir et de mourir ses martyrs, et derrière lequel se sont rassemblés tous les patriotes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national".

Le drapeau national, dans sa composition actuelle, avait fait son apparition en Algérie à la fin des années 1930. "Le peuple algérien qui refusait toute idée d’appartenir à l’identité française, refusait de s’identifier au drapeau français. C’est alors que Messali Hadj a décidé d’utiliser un drapeau, algérien, pour participer, en 1937, à une manifestation pacifique à Alger pour dire que l’Algérie est algérienne. Ce drapeau en vert, rouge et blanc, portant une étoile et un croissant de lune, a été confectionné par l’épouse de Messali, Emilie Busquant, une française d’origine", soutient le chercheur Zoheir Ihaddaden. Après cette première apparition, ce drapeau a disparu de l’espace public pour refaire surface au milieu des années 1940. "Au cours de la deuxième guerre mondiale, avec la défaite de l’Allemagne qui se faisait sentir, le parti du peuple algérien (PPA) a pensé à manifester dans les rues en portant à bout de bras un drapeau national.
Les militants du PPA avaient cherché après le drapeau de Messali Hadj, mais il était introuvable. Cela dit, ils se rappelaient les couleurs et les symboles utilisés dans ce drapeau. Ils ont alors confectionné, dans l’atelier de Moufdi Zakaria, un drapeau inspiré de celui de Messali.
Il a été exhibé lors de la fête des travailleurs le 1er mai 1945 à Alger, Blida et Oran, puis le 8 mai 1945 dans toutes les villes d’Algérie", rappelle M. Ihaddaden.
Le professeur Amar R’khila complète : "Au niveau de chaque ville, un emblème a été exhibé lors des manifestations du 8 mai 1945. Mais l’emblème différait d’une région à une autre. Quant au drapeau de Messali Hadj, il a été utilisé pour couvrir la dépouille de Arezki Kahal qui a été à la tête du PPA après Messali Hadj".
La signification donnée aux couleurs et aux symboles utilisés dans la confection du drapeau national diffère. Pour Zoheir Ihaddaden, le vert symbolise l’espérance et le progrès, le blanc la paix et le rouge le sang des moudjahidine tandis que l’étoile et le croissant de lune renvoient à l’Islam. Selon Amar R’khila, toutes les composantes du drapeau algérien font référence à l’Islam.



APS

L’émir Abdelkader et la création de l’Etat algérien moderne


L’Emir Abdelkader Chevalier de la foi et précurseur de l’Etat algérien moderne

Leader de la résistance nationale contre le colonialisme français entre 1832 et 1847, l’Emir Abdelkader fut le précurseur de l’Etat algérien moderne. Témoin oculaire de l’effondrement dramatique de l’organisation politico-militaire érigée par la régence d’Alger sous l’empire Ottoman, suite à la chute d’Alger le 5 juillet 1830, l’Emir Abdelkader qui a eu à vivre la chute dramatique de la ville d’Oran, en 1831, lors d’une bataille à laquelle il avait participé à côté de son père, sut, dès le départ, que l’effort de guerre contre les nouveaux conquérants puisera son efficacité de la solidité de la nouvelle organisation politico-administrative et militaire qu’il était appelé à édifier.
Bâtisseur né, le jeune Abdelkader Ibn Mahieddine savait dès la prise d’Oran par l’Armée coloniale, qu’il ne pouvait faire barrage à la déferlante de cette armée suréquipée et moderne qu’à travers l’édification d’une Armée nationale dans le cadre d’un Etat moderne en rupture avec la forme d’Etat ayant engagé sans succès la défense d’Alger.
L’idée de l’Etat moderne s’appuyant sur les capacités propres au pays et les forces du peuple algérien fut un objectif majeur à atteindre pour le jeune Emir, natif d’El Guetna dans la région de Mascra.
C’est au père de l’Emir, Mahieddine, que devait échoir la mission de conduire le peuple algérien dans sa guerre contre le nouveau occupant. Ce dernier déclina l’offre des chouyoukhs et chefs de tribus de l’Ouest du pays, après la chute d’Oran, en proposant la candidature de son fils.
Le choix de l’Emir Abdelkader étayé par son père ne fut pas fortuit. L’Emir avait mené la guerre contre l’Armée coloniale, durant 15 ans, tout en jetant ses forces dans l’édification d’un état moderne, en dépit des moyens qui lui faisant défaut dans les conditions de l’époque.
La première « Moubayaa » (allégeance) eut lieu dans la plaine des Ghriss (près de Mascara), le 27 novembre 1832, sous l’arbre de Dardara, suivit d’un deuxième plébiscite général, le 4 février 1833.
Le plus grand défi qui s’opposa à la démarche de l’Emir fut les déchirements liés aux différents tribaux et au morcellement du territoire national. Certes, la motivation religieuse était un ciment pour la solidarité entre les tribus pour mener la guerre sainte, mais, elle demeurait insuffisante pour l’éclosion d’un sentiment d’appartenance patriotique. C’était sur ce segment que l’Emir avait fort à faire, en parallèle de la création d’un état avec tous ses attributs, notamment, une armée moderne, une administration, une diplomatie et une organisation économique.
Pendant 15 années, l’Emir s’était attelé avec une énergie phénoménale à fédérer les tribus algériennes, à partager le territoire national sur huit provinces « Khalifaliks » (Tlemcen, Mascara, Miliana, Médéa, Hamaza, Medjana, l’est du sahara et l’ouest sahara). Il put assoir l’autorité de l’Etat dans ces provinces où il avait ramené la sécurité. Il avait également crée une nouvelle monnaie dont la frappe se faisait à Tagdamet . La nouvelle monnaie permettait de régler les taxes, les soldes de l’Armée, les traitements des fonctionnaires et les opérations commerciales.
Sur le volet militaire, l’Emir avait établi la discipline, grâce une sorte de guide, dans lequel il introduisit les statuts de l’armée, appelé « Ouichaïch El Kataïb ». Ce livret contenait les règles à suivre, telle l’organisation des compagnies, des escadrons de la cavalerie et les artilleurs ou la distribution des rations alimentaires.
Face à environnement régional et international défavorable, et devant les difficultés immenses à se doter en armes, l’Emir recourut à des moyens propres, en édifiant un embryon d’industrie militaire. Il s’était attelé, le long de la résistance qu’il avait opposé à l’ennemi, à recruter des spécialistes dans la fabrication des armes et des munitions. C’est ainsi qu’il avait réussi à monter plusieurs arsenaux, des fabriques de poudre, en plus d’une fonderie à Miliana.
L’Emir Abdelkader qui fut, de l’avis même de ceux qu’il avait combattu, un illustre homme d’Etat, était aussi un humaniste respecté. Il avait participé, à côté d’autres grandes personnalités de ce monde, à poser les premiers jalons du droit international humanitaire.
Il partageait avec Henry Dunant l’idée d’aller vers une codification de la guerre. Pour ce qui est du traitement des prisonniers, l’Emir avait une longueur d’avance sur Dunant dont l’action donna naissance au Mouvement international de la Croix-Rouge, fondé en 1863 Mohamed Chérif Sahli, biographe de l’Emir, écrivait dans son livre « Abdelkader, chevalier de la foi », que l’Emir cherchait à humaniser la guerre qu’il menait contre l’Armée d’occupation française, en publiant un décret, à travers l’ensemble du territoire qui reconnaissait son autorité, dans lequel il exhortait ses soldats à ne pas répondre à la sauvagerie de l’occupant par des pratiques similaires. « Tout Arabe qui amènera vivant un soldat français recevra pour récompense la somme de huit dourous (…).
Tout Arabe qui aura un Français en sa possession sera tenu de le bien traiter et de le conduire le plus promptement possible, soit devant le Khalifa, soit devant l’Emir lui-même. Dans le cas où le prisonnier aurait à se plaindre de mauvais traitement l’Arabe n’aura droit à aucune récompense ». « A la suite de cette décision, un soldat algérien, s’adressant à Abdelkader, lui demande : « Quelle récompense pour un prisonnier vivant ? –huit dourous-Et pour une tête coupée ?- Vingt cinq coups de bâton sur la plante des pieds ». L’Emir Abdelkader apparaît en pionnier comme en témoigne l’extrait de cette correspondance adressée vers 1845 par l’Emir à Monseigneur Dupuch, archevêque d’Alger : "(...)Envoyez un prêtre dans mon camp. Il ne manquera de rien. Je veillerai à ce qu’il soit honoré et respecté comme il convient (...). Il priera chaque jour avec les prisonniers, il les réconfortera, il correspondra avec leurs familles. Il pourra ainsi leur procurer le moyen de recevoir de l’argent, des vêtements, des livres, en un mot tout ce dont ils peuvent avoir le désir ou le besoin. A une seule condition : dès son arrivée ici, il doit solennellement promettre, une fois pour toutes, de ne jamais faire aucune allusion, dans ses lettres à l’emplacement de mes bivouacs, ou à mes mouvements tactiques (...)".
Il fut également parmi les précurseurs du dialogue entre les religions. La coexistence entre des personnes issues de différentes confessions était un principe intangible chez lui. Il illustra sa vision, lorsqu’il évita un bain de sang en secourant les chrétiens de Syrie des assauts de la communauté druze.
Dans son message adressé aux participants à la conférence sur le bicentenaire de la naissance de l’Emir (1808-2008), le président Abdelaziz Bouteflika avait rappelé que l’Emir Abdelkader est fondateur de l’Etat algérien moderne. Il avait également rappelé que l’Emir était à l’origine de la naissance des droits humains internationaux et avait appelé à faire un grand plan sur sa personnalité, sa vie et son œuvre.
"Si nous avons fait de l’Emir Abdelkader l’un de nos plus grands héros nationaux, c’est parce qu’il a été le fondateur de l’État moderne algérien, tout en animant une longue et héroïque lutte contre l’invasion française. C’est dans ces deux rôles d’homme politique avisé et d’homme de guerre valeureux que l’Emir est surtout, connu, aussi bien en Algérie qu’à travers le monde. Je vous félicite, donc, pour avoir choisi de soumettre à votre étude et à vos débats, l’action de l’Émir dans le domaine humanitaire, d’abord parce que cette action est beaucoup plus importante qu’on pourrait le penser et, ensuite, parce qu’elle est moins bien connue que ses réalisations et ses prouesses politiques ou militaires", dira le président.

Le transfert des cendres de l’Emir Abdelkader, le 5 juillet 1966, de Damas à Alger fut une occasion pour les Algériens qui venaient de célébrer l’anniversaire du recouvrement de leur indépendance de se souvenir de cet homme qui a été le premier à poser les jalons de l’Etat algérien moderne. Le retour des cendres du leader de la résistance algérienne à l’occupation française, décédé le 26 mai 1883, fut accueilli triomphalement par la population.
APS

Algérie: spectacle géant pour le 50e anniversaire de l'indépendance


Les célébrations officielles du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, prévues sur une année, ont commencé mercredi soir par un spectacle géant inspiré de son Histoire, en présence du président Abdelaziz Bouteflika, suivi de l'hymne algérien puis de spectaculaires feux d'artifices à travers le pays. 
Les célébrations officielles du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, prévues sur une année, ont commencé mercredi soir par un spectacle géant inspiré de son Histoire, en présence du  , suivi de l'hymne algérien puis de spectaculaires feux d'artifices à travers le pays.
Une comédie musicale, "Les bâtisseurs de la gloire" au Théâtre de verdure, dans la station balnéaire de Sidi Fredj, à l'ouest de la capitale, lieu historique du débarquement des Français en 1830, a été retransmise en direct par la télévision algérienne ainsi que toutes les festivités. 

Le spectacle, dédié à la lutte des Algériens contre l'occupation française, a mis en scène 800 comédiens, danseurs, chanteurs de ballet et groupes folkloriques sur une musique aux accents très patriotiques.
Le chorégraphe libanais Abdelhalim Caracalla a monté le spectacle largement applaudi par le corps diplomatique et un public choisi.
Le chef de l'Etat est ensuite monté sur scène pour féliciter les artistes et a reçu une cape brodée du Liban qu'il a endossée sous l'oeil des caméras En parallèle, un peu partout dans le pays, de mégas concerts étaient organisés en attendant une multitude de feux d'artifices.
A Alger, devant la Grande Poste, le groupe de Toulouse (sud-ouest de la ) Zebda de jeunes beurs a fait un tabac, avec des images retransmises sur un écran géant. Il était quasiment impossible de circuler dans le centre-ville, bondé de jeunes surtout, la foule arborant de petits drapeaux algériens aux couleurs verte, rouge et blanche.
"C'est super, c'est magnifique", s'est écriée une fan qui n'avait plus de voix et de mains à force de crier et d'applaudir. "Nous retrouvons l'Algérie des années 70 lorsqu'il faisait si bon sortir dans les rues jusque tard dans la nuit", alors que les années noires de la guerre anti-islamistes avaient traumatisé les Algériens qui désertaient les rues après huit heures du soir.
Pour la wilaya d'Alger, un gigantesque feu d'artifice prévu à Sidi Fredj et au sanctuaire des martyrs de la guerre d'indépendance, l'immense monument sur les hauteurs de la capitale, face à la baie d'Alger, a été reporté à jeudi soir.
Le ciel des 47 autres wilayas (départements) du pays devait être illuminé par des feux d'artifices dont la conception avait été confiée à une société chinoise pour un montant de près de 9 millions de dollars, selon une source du ministère des Moudjahidine qui a requis l'anonymat.
Un peu partout dans le pays, nombre de défilés ont marqué la journée.
Le 5 juillet, date de la proclamation officielle de l'indépendance de l'Algérie après 132 ans de colonisation française, le chef de l'Etat déposera au pied du sanctuaire des martyrs une gerbe de fleurs à la mémoire des combattants en présence des plus hautes autorités civiles et militaires de l'Etat. Selon la presse locale, les autorités n'ont pas prévu de défilé militaire à cette occasion. D'autres spectacles suivront jeudi, vendredi et samedi dans tout le pays.
Selon le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbès, 20 documentaires sur 100 en préparation sur la lutte d'indépendance seront diffusés à la télévision publique à partir du 5 juillet.
Ces commémorations ont été précédées par de nombreux colloques et des débats sur la guerre d'indépendance.
La télévision et la radio algériennes ont commencé à diffuser des émissions consacrées à la guerre d'indépendance, alors que l'Agence de presse algérienne (APS, officielle) diffuse depuis le 1er juillet des dossiers consacrés aux "réalisations de l'Algérie depuis l'indpendance".

Banlieue Plus organise une grande soirée à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance


Banlieue Plus, en collaboration avec le collectif du 50e anniversaire de l’indépendance et le Consulat d’Algérie de Nanterre on le plaisir de vous convier à une Grande Soirée de partage, de connaissances historiques, d’animations et festive, le jeudi 5 juillet 2012.
Au …programme :
- Dès 18h buffet d’accueil et expositions d’artistes peintres, photographes, écrivains, calligraphie, tatouage orientale, etc.
- 19h Thématiques sur des périodes importantes de l’Algérie autour de spécialistes, d’historiens, de journalistes.
- 21h30-22h Défilé de tenues traditionnelles algériennes, slam et poésie.
- 22h Partie musicale avec de nombreux artistes algériens et DJ.
A gagner 2 billets d’avion pour l’Algérie et différents lots.
Entrée libre
Pour une meilleure organisation, nous vous demandons de bien vouloir nous confirmer votre présence invitation@banlieueplus.fr
PS : En présence de la TV Algérienne et de Radio Enghien et d’autres médias.
L’équipe Banlieue Plus.

Un riche programme pour la célébration du cinquantenaire de l’indépendance


Un riche programme pour la célébration du cinquantenaire de l’indépendance

Un riche programme a été arrêté par les ministères et les institutions publiques pour la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. Les activités retenues à cet effet, qui s’étaleront sur une année (5 juillet 2012-5 juillet 2013), ont été consignées dans un document publié par la commission nationale de préparation des festivités commémoratives des journées et fêtes nationales, qui dépend du ministère des Moudjahidine.
Une célébration sous le signe du développement
En guise d’ouverture officielle des festivités, le ministère des Moudjahidine prévoit, selon ce document, d’organiser un méga show dans la nuit du mercredi 4 juillet au théâtre de verdure au Casif de Sidi Fredj (Alger) sous le slogan « les bâtisseurs de la gloire ».
Ce méga show de vingt minutes se veut un exploit technique et artistique avec une très forte charge symbolique résumant l’évolution de l’Algérie à travers son histoire plusieurs fois millénaire.
Organisé par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), cette démonstration verra la participation d’environs 800 personnes, dont des artistes. Le show sera diffusé en direct sur les différentes chaînes de la télévision nationale.
Les organisateurs prévoient de reproduire ce méga show sur le même site du Casif les 5, 6 et 7 juillet. Il sera par la suite produit au Centre des conventions d’Oran (trois spectacles), au stade Ramdhan Ben Abdelmalek à Constantine (trois numéros) et à théâtre de Timgad à Batna (trois numéros) où le méga show sera à l’affiche à l’occasion du festival international de musique de Timgad dont l’édition 2012 aura lieu les 7-14 juillet.
Le programme du ministère des Moudjahidine fait état également de l’organisation de spectacles à base de feux d’artifices conçus en prolongement du méga show du Casif. Ces festivités auront lieu dans la nuit du 4 juillet dans tous les chefs-lieux de wilaya du pays. A Alger, deux fêtes de ce type ont été prévues au sanctuaire des Martyrs dans la soirée du 5 juillet et à Bab El Oued dans la soirée du 6 juillet.
Sur un autre plan, le ministère des Moudjahidine invite les commissions de wilayas habilitées à intensifier leurs efforts afin de procéder à la baptisation ou la débaptisation des institutions, structures, cités, places publiques, etc. réalisées dans le cadre de différents plans de développement, au nom de chouhada, de moudjahidine décédés, d’événements ou de dates inhérents à la Révolution ou à la résistance populaire au colonialisme français.
Par ailleurs, le ministère des Moudjahidine compte organiser entre autres 7 rencontres nationales, 45 régionales et 180 conférences au niveau local sur notamment l’histoire du mouvement national, de la résistance populaire à l’occupation française et de la Révolution du 1er novembre 1954.
Concernant l’édition, le ministère a programmé d’éditer 200 nouveaux titres, de rééditer 150 livres et la traduction et l’édition de 150 autres titres, traitant de l’histoire de l’Algérie, de l’arabe vers d’autres langues et vice versa. De son côté, le ministère de la jeunesse et des sports a prévu entre autres d’organiser un méga show de 120 minutes au stade du complexe olympique Mohamed Boudiaf à Alger le 5 juillet. Ce show est composé de 12 spectacles qui mettront en évidence les différentes étapes qui avaient marqué la Révolution depuis son déclanchement jusqu’à l’indépendance. Il sera exécuté par 9000 jeunes sous la supervision de 400 encadreurs.
Le ministère compte également lancer les « olympiades des établissements de jeunesse ». L’idée est de rassembler les jeunes des différents établissements et associations, dans des expositions, ateliers et autres spectacles, afin de leur permettre d’exprimer leur talent et de les valoriser dans les domaines de l’art, la culture et la science.
Ces olympiades seront lancées officiellement à Alger le 5 juillet. Elles seront organisées ensuite à Sétif, Mila, Sidi Bel Abbés, Biskra, Tlemcen, Batna et à Bejaia, en tenant compte des vacances scolaires et des jours fériés afin de faire profiter le maximum de gens surtout les enfants.
Dans les programmes des autres ministères, il est généralement question de journées portes ouvertes sur différents thèmes, de films documentaires, de divers concours et expositions, de colloques, rencontres et de conférences sur l’histoire et les principales figures ayant marqué le mouvement national et la Révolution.
APS