mercredi 24 octobre 2012

La résistance de l’Emir Abdelkader à travers 20 tableaux du peintre Boumediene Hireche


Des étapes historiques de la résistance populaire en Algérie menée par l’Emir Abdelkader contre l’occupant français ont été mis en exergue mercredi à Oran à travers 20 tableaux d’art signés par l’artiste peintre Boumediène Hireche.
Hireche, l’un des piliers des arts plastiques à Oran, immortalise à travers ces oeuvres, exposées à son atelier à l’occasion de la célébration du 58ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, l’autobiographie et le parcours culturel et religieux du fondateur de l’Etat algérien moderne et divers événements historiques qui ont marqué sa résistance au colonialisme.
Cette collection de tableaux, dont la date de création remonte à environ 20 ans pour certains, se veut une rétrospective de la plus grande résistance populaire algérienne marquant l’histoire dans le monde et en Algérie avant la guerre de libération nationale, selon l’artiste.
Cette exposition comporte, entre autres, des portraits de l’Emir Abdelkader mettant en évidence les étapes de sa vie, de sa formation et ses oeuvres politiques et militaires, ainsi que les batailles livrées à l’occupant.
Boumediene Hireche réserve également un tableau à la première allégeance à l’Emir Abdelkader devant l’arbre Dardara (frêne) à Ghriss (Mascara) il y’a 180 ans de cela.
Ce frêne est devenu un site historique témoin pour les historiens, les étudiants d’histoire et enregistre des visites de personnalités nationales et étrangères.
Avec des couleurs terre symbolisant l’attachement aux racines, l’artiste a brossé des tableaux grand format décrivant des batailles célèbres menées par l’Emir contre l’occupant dont celles d’El Macta en 1835, de Sidi Brahim (1845) et de Khang Ennitah II en 1832.
Boumediene Hireche, âgé aujourd’hui de 76 ans, formé à l’école des Beaux arts d’Oran en 1952, s’est inspiré pour la réalisation de ces oeuvres de sources historiques décrivant avec précision les faits de ces épopées.
Ceci se traduit par des combats héroïques sur des toiles rigides que les couleurs rendent plus éclatantes relatant des exploits d’Algérie, selon un spécialiste des arts plastiques.
Au milieu de ces tableaux qui ornent les murs de son atelier se dresse une grande toile sous forme de petite fresque représentant l’Emir Abdelkader entouré de quelques chrétiens en Syrie (1860) qui saluent le rôle sauveur et humanitaire du fondateur de l’Etat algérien envers leur communauté.
APS

jeudi 18 octobre 2012

Massacres du 17 octobre 1961 Hollande reconnaît «La répression sanglante»


Le président de la République française, François Hollande, a, dans un communiqué laconique, affirmé que «la République reconnaît avec lucidité ces faits» en rapport avec les manifestations du 17 octobre 1961 à Paris.


Dans notre édition d’hier nous avons écrit «Hollande franchira-t-il le pas ?» de la reconnaissance de responsabilité de l’Etat français dans la sanglante répression de la manifestation pacifique des Algériens par la police de Paris, sous la conduite du préfet Maurice Papon. Aujourd’hui, nous retirons le point d’interrogation. Le président de la République française a, dans un communiqué de quelques lignes, apporté cette reconnaissance tant attendue par les rescapés des massacres et les familles des victimes disparues ou noyées dans la Seine.
«C’est une victoire, certes, mais c’est un premier pas», ont affirmé les porte-parole du Collectif 17 Octobre 1961. Vérité et justice. Et de préciser que cette reconnaissance doit s’étendre désormais à l’ensemble des crimes de la période coloniale. Lorsque Mehdi Lallaoui, réalisateur et président de l’association Au nom de la mémoire, a lu le communiqué de l’Elysée, hier soir, sur le pont Saint-Michel – où s’était rassemblée une foule très dense –, l’émotion était à son comble. Youyous et applaudissements ont accueilli la déclaration de François Hollande, dont voici le strict énoncé : «Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour leur droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.»
François Hollande s’était engagé, lors de la campagne présidentielle, à reconnaître officiellement ces massacres ; il a été signataire de l’«Appel pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 Octobre 1961» lancé par le site d’information Médiapart en octobre 2011. C’était aussi une  revendication du Parti socialiste.
Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire et président de l’association 17 Octobre 1961, et Gilles Manceron, historien et membre de la Ligue arabe, ont fait valoir qu’il reste la question des archives et leur ouverture aux historiens. Une des mesures que demande le Collectif 17 Octobre 1961. Vérité et justice, c’est «que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, citoyens et historiens» car «pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues de l’autre rive de la Méditerranée» ; que «la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant». 
«Le respect du peuple algérien, c’est de dire la vérité ; la vérité, c’est que le 17 octobre 1961, de très nombreux Algériens ont été jetés à la Seine, massacrés alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour un droit à l’indépendance», a déclaré à la presse Bertrand Delanoë, après avoir déposé, dans la matinée, une gerbe de fleurs devant la plaque commémorative qu’il avait inaugurée en 2001 sur le pont Saint-Michel.
«Les signes sont nombreux depuis l’élection du président Hollande, ils sont nombreux, ils sont multiples, ils sont très encourageants», a pour sa part déclaré l’ambassadeur d’Algérie à Paris, Missoum Sbih, qui accompagnait le maire de Paris. Etaient également présents à la cérémonie le sénateur MRC et ancien ministre Jean-Pierre Chevènement et les ambassadeurs de Tunisie, de Libye, de Palestine et du Bahreïn.

Réactions :

Sellal salue les «bonnes intentions» de la France
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a salué à Alger «les bonnes intentions» manifestées par la France pour tourner la page des massacres d’Octobre 1961 dont ont été victimes des citoyens algériens, mais sans oublier ces faits. Lors d’une conférence de presse animée hier au Conseil de la nation, M. Sellal a souligné que la visite du président français en Algérie constituera un gage de la volonté de tourner cette page de l’histoire mais, a-t-il insisté, loin de l’oubli. François Hollande est attendu en décembre prochain pour une visite d’Etat en Algérie.


«Intolérable» pour l’UMP
Le chef de file des députés du parti de droite UMP, Christian Jacob, a rejeté les déclarations de François Hollande : «S’il n’est pas question de nier les événements du 17 Octobre 1961 et d’oublier les victimes, il est intolérable de mettre en cause la police républicaine et, avec elle, la République toute entière», a-t-il dit.
Nadjia Bouzeghrane
EL WATAN

Caravane du film révolutionnaire algérien : passerelle entre des générations de cinéastes et de comédiens


La Caravane du film révolutionnaire algérien qui a été lancée lundi depuis Nanterre (région parisienne) à l’initiative de l’association "Lumières" se veut une "passerelle" entre différentes générations de cinéastes, de comédiens et de citoyens résidant en France, a indiqué le Secrétaire d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger, Belkacem Sahli.
"C’est une initiative qui relie le cinéma et l’histoire à l’avenir", a-t-il déclaré en marge de la cérémonie officielle de lancement de cette caravane qui sillonnera, du 15 au 17 octobre, Nanterre, Colombes et Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine.
S’exprimant devant un parterre composé essentiellement de responsables consulaires, d’artistes et de comédiens algériens et français, il a indiqué que le propos "n’est pas uniquement d’évoquer la Mémoire, mais surtout de mettre tout en avant, cinquante ans après l’indépendance, de sauvegarder cette mémoire et de la transmettre aux générations futures".
"Inculquer cette histoire aux enfants de l’immigration est en soi un facteur de stabilité, de bonne intégration dans la société où ils vivent", a ajouté M. Sahli qui effectue depuis samedi une visite de travail en France.
Le Consul d’Algérie à Nanterre, Abdelkader Dehandi, a rappelé, à cette occasion, que la cinématographie algérienne est née, en 1957, au cours de la lutte de libération nationale lorsque René Vautier (qui s’est excusé de son absence à la cérémonie), militant anticolonialiste, a proposé aux dirigeants du peuple algérien en lutte de se doter d’un instrument audiovisuel, de nature à témoigner au niveau international de la réalité de son combat dans le maquis et de la justesse de sa cause.
Pour le diplomate, le thème du film révolutionnaire ne s’est pas seulement exprimé dans des œuvres produites en Algérie, mais également dans le cinéma de la diaspora qui, selon lui, a enrichi l’écriture, les angles de vue et les techniques de mise en scène.
La cérémonie de lancement de la Caravane a été suivie par la projection, à la Maison de la musique de Nanterre, du film Mostefa Ben Boulaïd d’Ahmed Rachedi, qui s’est vu décerner l’Olivier d’Or du meilleur film historique à la première édition du Festival du Film de Ghaza (déc 2009).
Initiée par l’Association "Lumières", en partenariat avec le secrétariat d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger, la caravane du film révolutionnaire algérien est forte d’une quinzaine de personnes dont des cinéastes, des réalisateurs et des comédiens.
Elle se propose d’aller à la rencontre de la communauté nationale à l’étranger, notamment les jeunes, pour faire "toute la lumière" sur 50 ans de cinéma algérien.
Outre un cocktail de 13 minutes résumant les 50 ans du film révolutionnaire algérien, d’anciens longs métrages à succès, à l’instar de Chroniques des années de braise, Patrouille à l’Est et Moisson d’acier, de nouvelles réalisations comme Ben Boulaid ainsi que des expositions sur le cheminement du film révolutionnaire, depuis les années 1970, constituent le gros de cette manifestation, qui intervient à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie et à la veille de la commémoration du 51e anniversaire des massacres du 17 octobre 1961 à Paris.
APS

mardi 16 octobre 2012

Bienvenue aux rencontres des mémoires partagées


Agenda INFOPLUS
Bonjour,
Bienvenue aux rencontres des mémoires partagées
Bien cordialement
Service COM’APCV
09 53 74 36 82


*************************************FRANCE-ALGERIE******************************
L’association APCV entend promouvoir les initiatives de rencontres durant les années 2012 et 2013 autour du cinquantenaire de la fin de la guerre d’Algérie le 19 mars et de l’indépendance de ce pays le 5 juillet 1962.
« Une histoire commune et conflictuelle à revisiter de part et d’autre part en faveur des esprits de réconciliation et d’amitié entre les générations des deux rives » pour mieux communiquer et améliorer le vivre ensembleentre les deux rives.

***********************COMMEMORATION**************************
                         
51ème anniversaire du 17 octobre 1961

Paris
MERCREDI 17 OCTOBRE à 11H
Commémoration par le maire Bertrand Delanöe
                                                   Sur le pont  Saint Michel à Paris
 
 ****************************************RASSEMBLEMENT*************************
LA RECONNAISSANCE C’EST MAINTENANT

17 octobre 1961 – 17 octobre 2012 – justice et vérité
Avec le 50eme Anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, nous attendons des plus hautes autorités de la république, qu’elles reconnaissent les responsabilités de la France dans la guerre d’Algérie et du crime d’Etat du 17 octobre 1961 à Paris afin qu’une page nouvelle s’ouvre sur l’amitié et la fraternité entre le peuple Algérien et Français.

MERCREDI 17 OCTOBRE à 18H
Sur le pont  Saint Michel à Paris

 Voir en PJ : l’appel du collectif du 17 octobre 1961
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Sur le département du 92 : 17 octobre 2012 :

Nanterre 17 H ou 19 H (horaire à communiquer)- Recueillement et dépôt de gerbes de fleurs devant la plaque commémorative;
Asnières à 12 H 00 – recueillement au Pont de Clichy devant la plaque commémorative.
Colombes · 14 H 30 ouverture de la caravane du film  MJC Théâtre de avec le film « l’opium et le bâton », suivi de « le vent des Aurès » et de « Chronique des années de braises ». 
Gennevilliers : 18 H recueillement à la place du 17 octobre 1961
Clichy : 18 H 30 recueillement au Pont de Clichy
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Sur le département du 93 : 17 octobre 2012
                              
 L’Ile-Saint-Denis : Mercredi à 17H
Dépôt de 51 fleurs en la mémoire du massacre des algériens du 17 octobre 1961 -
Devant le pont de la Seine-quai marine face à la mairie
Sur invitation du collectif du 17 octobre 1961
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Saint-Denis : Mercredi I 17 OCTOBRE à 18H
Cérémonie en hommage aux algériens victimes de la répression, devant la plaque commémorative, Place des victimes du 17 octobre 1961, gare centrale.
Sur invitation de la mairie
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Paris : Jeudi 18 octobre 18h30
Commémoration des massacres du 17 octobre 1961. Rencontre-débat avec les historiens Linda AMIRI, Emmanuel BLANCHARD, et l’ancien prisonnier politique FLN en France,M. Mohand ZEGGAGH, dit Rachid, auteur de «Prisonniers politiques FLN en France pendant la guerre d’Algérie 1954-1962» .
Centre culturel algérien, 171 rue de Croix Nivert 75015 Paris
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Aubervilliers : Vendredi 19 octobre à 19h
Lycée le Corbusier, 44 rue Léopold Réchossière
Un hommage sera rendu à cette occasion à Mouloud Aounit, Militant des droits de l’homme, ancien président du MRAP.
Sur invitation de la mairie et de l’association le « 93 au cœur de la République »

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Bobigny : Dimanche 21 octobre à 14h
Conférence-débat par Gilles Manceron, historien etMohamed Ghafir, ancien militant de la Fédération de France et auteur du livre «  Droit d’évocation et de souvenir » précédée de la projection du nouveau film « 17 octobre 1961 » de Sébastien Pascot.
17 rue Hector Berlioz
Sur invitation du Consul d’Algérie
*************************************EXPOSITIONS**********************************

PARIS

* Vies d’exil – 1954-1962, pendant la guerre d’Algérie
conçue par Linda Amiri et Benjamin Stora

Cité nationale de l’histoire de l’immigration
Palais de la Porte Dorée
293 avenue Daumesnil 75012 – Paris
Jusqu’au 19 mai 2013 – www.histoire-immigration.fr 


* Portraits d’écrivains, par la mairie et en collaboration avec le peintre Djilali Kadid
Hommage personnel d’un artiste à des femmes et des hommes de lettres de son pays l’Algérie marquées par la colonisation et la conquête de l’indépendance.
Mairie 2è, 8 rue de la Banque
Infoline 01 53 29 75   -   www.mairie2paris.fr
Jusqu’au 26 octobre

************************************FILMS*************************************

PARIS

Dimanche : 21 octobre à 11h
Projection-débat « L’Algérie nouvelle, on y croyait » par Chloé Hunzinger
Cinéma 3 Luxembourg, 67 rue Monsieur le Prince 75006 Paris

*******************************************************
FESTIVAL DU FILM ARABE
L’Algérie à l’honneur

23ème édition du court-métrage, sur la quarantaine de films présentés dont 20 films environ avec carte blanche à Malek Bensmail, également deux films : Avoir 20 ans dans les Aurés de René Vautier et  El Gusto de Sofia Djama,…
Festival du cinéma arabe de Fameck/val de Fensch (Lorraine)
Jusqu’au  22 octobre www.cinemarabe.org

****************************CONCERT********************************

Pierrefitte-sur-Seine

BARBES CAFE de Larbi Dida

Maison du Peuple
12 boulevard Pasteur

Infoline : 01 49 40 07 20   -  www.mairie-pierrefitte93.fr

***************VOYAGE REVEILLON DE LA RECONCILATION************

Circuit Alger-Ghardaïa-Timimoun-Beni-Abbés-Taghit-Oran (en bus)
Du 22 décembre 2012 au 4 janvier 2013
Un voyage historique, unique et inoubliable pour les originaires et
ami-es de l’Algérie.

Tarif - circuit indicatif et inscription sur notre site : www.apcv.org
ou par mail : apcv.voyages@gmail.com Infoline : 09 53 74 36 82    
    

samedi 6 octobre 2012

La Lettre de la Cité


La Lettre de la Cité - septembre 2012

À la une : nouvelle exposition

visuel Vie d'exils

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, la Cité nationale de l’histoire de l’immigration propose avec l’exposition Vies d’exils, des Algériens en France pendant la guerre d’Algérie une plongée inédite dans le quotidien des travailleurs algériens en France entre 1954 et 1962.
Cette exposition aborde les diverses réalités de la vie des migrants algériens à travers les questions de la vie sociale - travail, école, logement, loisirs… -, de l’accueil accordé à l’immigration algérienne, entre méfiance et rejet, et de la solidarité envers leur engagement politique et syndical. En effet, la France métropolitaine de l’époque vit successivement au rythme de la guerre d’Algérie, des événements d’octobre 1961 et enfin, de l’indépendance.
Une riche sélection d’objets, d’œuvres d’art, de documents et de photographies, issue de fonds d’archives et de collections tant institutionnelles que privées, illustre ces différentes thématiques. Un recueil de témoignages et une collecte auprès de la société civile ont permis par ailleurs aux commissaires de l’exposition d’éclairer l’histoire de l’éclat particulier de la mémoire. Grands témoins ou anonymes nous offrent ainsi une plongée inédite dans le quotidien des travailleurs algériens et de leurs familles durant cette période si particulière.
Informations pratiques
Du 9 octobre 2012 au 19 mai 2013
Du mardi au vendredi de 10h à 17h30. Samedi et dimanche de 10h à 19h
Tarifs 5 euros et 3,5 euros. Ces tarifs incluent le droit d’entrée à l’exposition permanente.
L'entrée est gratuite pour les moins de 26 ans et pour tous le premier dimanche du mois.
L’exposition est accompagnée d’une programmation culturelle avec des conférences, du cinéma, des rencontres, un vaste panorama de la production théâtrale contemporaine franco-algérienne ainsi que de nombreuses publications. Le site Internet sera par ailleurs enrichi de nombreux documents pédagogiques et de ressources en ligne autour de la thématique de l'exposition.

Visites guidées

Visites de l'exposition par Benjamin Stora et Linda Amiri
Samedi 20 octobre à 15h.Plein tarif : 10 euros ; tarif réduit : 7 euros ; famille : 16,80 euros. Réservations :reservation@histoire-immigration.fr - Tél. : 01 53 59 64 30.

Colloques, conférences

L'UniverCité

Mémoires algériennes avec Benjamin Stora

Jeudi 11 Octobre 2012, 18h30. Auditorium. Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Pour la première conférence de sa nouvelle saison, L'UniverCité invite Benjamin Stora.
Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, la question n’est plus celle du noir de l’occultation, mais du retour en pleine lumière, de la mise en scène des formes d’écriture et de représentation de la guerre. La conférence dressera le bilan des productions littéraires et visuelles de toutes sortes pour s’interroger sur la persistance des mémoires blessées autour d’une guerre qui s'est achevée il y a cinquante ans.

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France - Algérie, le temps du renouveau

Samedi 27 Octobre 2012, 15h-19h. Auditorium. Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Ce nouveau rendez-vous de la revue Hommes & Migrations poursuit la réflexion sur les étapes de l'immigration algérienne et ses motivations en adoptant cette fois-ci le point de vue de l'autre rive de la Méditerranée. Cette rencontre abordera la manière dont l’Algérie perçoit cette émigration depuis l’accès à l’indépendance.
Quelles sont les relations que les familles et les communautés villageoises entretiennent avec celles et ceux partis en France et les conséquences des flux migratoires sur la société d’origine ?

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Éditions

Algériens en France. 1954-1962 : la guerre, l’exil, la vie 

Algériens en France. 1954-1962 : la guerre, l’exil, la vie

Éditions Autrement/Cité nationale de l'histoire de l'immigration, octobre 2012, 224 p., 30 euros
Publié à l’occasion de l'exposition Vies d'exil, l’ambition de cet ouvrage dirigé par Benjamin Stora et Linda Amiri est de faire découvrir le regard que ces immigrés algériens portent sur la société française de l’époque, leurs expériences de l’exil et aussi de leur combat indépendantiste, comme leurs interprétations des événements qui secouent l’hexagone.
 
Hommes & Migrations 

France-Algérie. Le temps du renouveau.

Hommes & Migrations n°1298, juillet-août 2012, 12 euros 
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 Hommes & Migrations 

Algérie-France : une communauté de destin

Hommes & Migrations n°1295, janvier-février 2012, 12 euros

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Abonnez-vous à la revue Hommes & Migrations !

pour seulement 29 euros (50% de réduction). Offre réservée aux abonnés de la Lettre de la Citéjusqu'au 30 octobre 2012.
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Hors les murs

Visite guidée : Le Marais méconnu des Juifs d’Algérie

Mercredi 17 octobre à 15h et dimanche 2 décembre 2012 à 11h.Visite avec Jean Laloum, historien, chercheur au CNRS
Réservations : Musée d'art et d'histoire du Judaïsme. Tél. : 01 53 01 86 62 - Courriel :individuels@mahj.org
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Table-ronde : Des paysans immigrés en France : les Algériens pendant la guerre d’Algérie

Jeudi 18 octobre 2012 à 14h. Salle Lavoisier, Conseil général, BloisCarte blanche à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration et aux Éditions Autrement dans le cadre des Rendez-vous de l'histoire de Blois 2012
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jeudi 4 octobre 2012

Algérie réalisations (1962-2012) : La bataille de l’eau, un défi relevé

Réalisations (1962-2012)

Gagner la bataille de l’eau et éloigner le spectre du stress hydrique dans un contexte géographique et climatique fort peu favorable, voire hostile, a toujours été un pari majeur que les dirigeants de l’Algérie moderne ont tenté de relever durant un demi siècle d’indépendance.
D’une superficie avoisinant les 2,4 millions de km², l’Algérie se compose, en effet, d’une immense diversité géographique et climatique du nord au sud, avec des régions côtières et sub-littorales, une vaste étendue de hautes plaines, des "hauts plateaux" semi-arides et enfin un immense ensemble saharien au climat aride et hyperaride.
A l’instar des 17 pays africains touchés par le déficit hydrique, l’Algérie se situe dans la catégorie des pays pauvres en ressources en eau selon le seuil de rareté fixé par le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) ou celui de la Banque mondiale à 1.000 mètres cubes par habitant et par an.
Côté disponibilité des ressources superficielles, l’Algérie disposait à l’aube de son indépendance de 1.500 m3 d’eau par habitant et par an, avant de tomber à 720 m3 en 1990, 680 m3 en 1995 et 630 m3 en 1998. Elle est estimée actuellement à 500 m3 et ne sera que de 430 m3 en 2020, d’après des projections faites par l’ONU.
Conscientes de l’importance cruciale de l’eau comme facteur déterminant dans le développement durable, les autorités algériennes se sont ainsi fixé comme objectif primordial d’améliorer le niveau de dotation en eau à travers les différents programmes publics destinés à mobiliser des ressources conventionnelles et non conventionnelles en fonction de la spécificité de chaque région de ce ’’pays continent’’. Face au défi d’assurer une couverture adéquate des besoins sans cesse croissants tant sur le plan domestique, agricole qu’industriel doublés d’une raréfaction alarmante de la disponibilité, plusieurs politiques de mobilisation et de gestion des ressources hydriques étaient mises en œuvres depuis l’indépendance avec un rythme plus ou moins soutenu en fonction essentiellement de la disponibilité des financements, tributaires des cours du baril.
En effet, les missions du secteur de l’hydraulique étaient réparties, au lendemain de l’indépendance, entre les secteurs des travaux publics et l’agriculture.
Ainsi, les travaux publics et la construction, qui formaient le département de l’Equipement assuraient l’essentiel des missions à travers une direction centrale au ministère et deux services extérieurs : le Service des études scientifiques (SES), ancêtre de l’actuelle ANRH (Agence nationale des ressources hydrauliques) et le Service des études générales et des grands travaux hydrauliques (SEGGTH), ancêtre de l’actuelle ANBT (Agence nationale des barrages et transferts).
Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural assurait, quant à lui, toutes les prérogatives relatives à l’irrigation et à l’hydraulique rurale.
Deux décennies après l’indépendance, une vingtaine d’entreprises nationales ont été créées pour assurer la prise en charge de la gestion et l’exploitation des installations d’alimentation en eau potable et d’assainissement sur l’ensemble du territoire national. Quelques années plus tard, soit en 1987, cet organigramme a été encore révisé avec la création par décret d’une dizaine d’établissements publics régionaux couvrant 22 wilayas ainsi que 26 entreprises de wilaya, par délibération des assemblées populaires de wilaya.
A partir d’avril 2001, la gestion de l’eau était confiée à un nouvel établissement public à caractère industriel et commercial, la toute nouvelle Algérienne des eaux (ADE), créé par décret exécutif. La nouvelle structure intègre ainsi tous les établissements nationaux et régionaux chargés de la gestion des services de l’eau à savoir l’Agence nationale de l’eau potable et industrielle et de l’assainissement (AGEP), les établissements de production et de distribution de l’eau au nombre de 9, les 26 établissements de wilaya gérant 258 communes (EPDEMIA) ainsi que les 932 régies communales.
L’ADE est désormais chargée, entre autres, de la mise en œuvre de la politique nationale de l’eau potable dans tous ses volets de gestion de la production, transfert, traitement, stockage, adduction, distribution et approvisionnement en eau potable et industrielle. Elle a aussi pour mission d’assurer la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre pour son propre compte ou par délégation pour le compte de l’Etat ou des collectivités locales.
Prise de conscience des enjeux d’une gestion durable de l’eau
En dépit des importants efforts fournis par l’Etat pour assurer un approvisionnement sécurisé en eau potable, notamment dans les milieux ruraux, ce n’est que depuis une quinzaine d’années qu’est apparue une prise de conscience des enjeux réels de la gestion durable des ressources en eau.
Cette prise de conscience s’est particulièrement manifestée en 1999 par la création d’un ministère exclusivement dédié au secteur. Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, la politique nationale de l’eau s’articule autour de trois axes élémentaires à savoir l’amélioration de la mobilisation des ressources, assurer l’économie et la protection de l’eau et réformer le cadre de gouvernance de l’eau. Côté réalisations, c’était grâce au programme de soutien à la croissance pour la période 2005-2009 qu’une percée considérable a été obtenue en matière de projets et de financements.
Ce programme avait consacré une enveloppe de plus de 200 millions de dollars destinée, entre autres, à la mobilisation d’un volume supplémentaire de 2,9 millions m3 par jour, la réalisation de 69 barrages et de tripler les réserves en eau en les portant à 7,4 milliards de m3 en 2009 contre 2,5 milliards m3 en 2004, le traitement et la récupération de quelque 600 millions m3 d’eaux usées en plus de la réalisation de 14 stations de dessalement.
Un quinquennat plus tard, le nouveau programme de grands investissements publics pour la période 2010-2014, actuellement en cours d’exécution, a, cette fois ci, consacré une somme beaucoup plus importante qui frôle les 20 milliards de dollars.
Ce nouveau programme, qui comprend la réalisation de plusieurs ouvrages de mobilisation, d’approvisionnement en eau et d’assainissement ainsi que d’irrigation, devra assurer un rééquilibre entre les régions du pays et les usages et une équité dans la dotation en eau et les services, ce qui devra permettre à l’Algérie de se rapprocher davantage des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
La mise en œuvre de ce dispositif permettra, en outre, de consolider les acquis réalisés à la faveur d’une stratégie nationale de l’eau mise en place par l’Algérie durant la période 2000-2008 et qui portait sur la couverture des besoins en eau domestique, industrielle et agricole au regard des déficits actuels et de la demande future.
Côté gestion de la distribution de l’eau, la balance a penché pour le concept de la gestion déléguée, qui a fait ses preuves dans plusieurs pays développés.
Le premier contrat de gestion déléguée a été signé en 2005, ouvrant la voie à d’autres partenariats dans la gestion déléguée de l’eau pour les grandes villes du pays.
Enfin, si le chalenge de la mobilisation des ressources en eau a été relevé grâce aux différentes actions publiques, c’est désormais la bataille de l’économie de l’eau et de l’efficacité hydraulique que l’Algérie est appelée à livrer dans les prochaines années.
APS

Festival culturel algérien à Londres le 20 octobre à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance


La capitale britannique Londres abritera le 20 octobre prochain un festival culturel algérien à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, indique la page facebook de l’événement.
Le festival qui vise à faire découvrir au public britannique la diversité et la richesse de la culture algérienne sera marqué par des débats autour de la guerre de libération nationale et de l’Algérie d’aujourd’hui animés par des chercheurs et des cinéastes, selon l’Association culturelle algérienne, organisatrice de l’événement.
Un débat sur le thème "Révolution algérienne : perspective panafricaine" sera animé par Mireille Mendes-France Fanon, fille de Frantz Fanon et présidente de la Fondation Frantz-Fanon, et le journaliste sud-africain spécialiste des révolutions africaines contre le colonialisme Leo Zeilig qui aborderont les idées de Fanon et le rôle de l’Algérie dans l’unité panafricaine et les luttes du tiers-monde.
Un autre débat sur le thème "L’Algérie : entre passé colonial et héritage de l’indépendance, une nation qui regarde vers l’avenir" est prévu avec la participation de James McDougall de l’Université d’Oxford.
Des projections de films et de courts métrages sont également prévues. Il s’agit de "Prends ta place" de Amina Zoubir, "Harraga" de Slimane Oueguenoun et "Mollement, un samedi matin" de Sofia Djama. En marge du festival, le public pourra apprécier la richesse et la diversité de la musique algérienne à travers les soirées artistiques prévues à cette occasion.
L’Association culturelle algérienne est composée d’étudiants, d’artistes et de professionnels algériens établis en Grande-Bretagne.
aps