mardi 30 octobre 2012

La voix de l’Algérie, l’autre arme de la Révolution (conférence)


Le poids de l’information constituait, durant la Révolution, une "arme plus forte que tout l’arsenal militaire français", a estimé mardi à Sétif, Lamine Bechichi, ancien ministre de l’information, au cours d’un colloque sur le rôle de l’information durant la guerre de libération nationale.
M. Bechichi, rappelant que Larbi Ben M’hidi et Abdelhafid Boussouf, alors responsables des transmissions, étaient derrière l’idée de créer une radio algérienne, a ajouté que "la voix de l’Algérie réelle" était la radio secrète émettant depuis le 16 décembre 1956 à partir d’un camion mobile à l’Est du Maroc, sur un rayon de 70 km.
Evoquant des "Moudjahidines des ondes", l’ancien ministre de l’information, qui animait une conférence à la maison de la culture de Sétif, a cité, entre autres, Aïssa Messaoudi, Abdelmadjid Meziane, et Belaïd Abdeslam qui "œuvraient à sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale et à rapprocher le peuple algérien de sa révolution à travers des programmes et des émissions diffusés en arabe, en français et en tamazight".
Le conférencier a également évoqué les radios arabes "qui avaient ouvert leurs ondes", par la suite, à la voix de l’Algérie pour "défendre les nobles idéaux du 1er Novembre 1954 et démasquer la propagande coloniale".
Le colloque sur le rôle de l’information durant la guerre de libération nationale, organisé en célébration du 50e anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale sur la radio et la télévision, a été symboliquement ouvert par le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, qui effectue une visite de travail dans la wilaya de Sétif.
Un hommage a été rendu à l’ouverture de cette manifestation à Lamine Bechichi et Zouheir Ihaddadene, auteur et chercheur en Histoire, ainsi qu’à plusieurs Moudjahidines de la région de Sétif. Le programme prévoit également la projection, à la maison de la culture Houari-Boumediene, du film "Mostefa Benboulaïd, le lion de l’Algérie" du réalisateur Ahmed Rachedi.
APS

L’itinéraire du fondateur de l’Etat algérien moderne thème d’une exposition à Madrid


Une exposition qui retrace l’itinéraire et le parcours du fondateur de l’Etat algérien moderne, l’Emir Abdelkader, à travers des photos, des textes et des illustrations est organisée depuis le 25 du mois et ce jusqu’au 11 novembre 2012 à Madrid par l’association internationale soufi Alawiya en collaboration avec l’ambassade d’Algérie en Espagne.
L’exposition qu’abrite la salle "las columnas" du centre culturel espagnol la "Casa Arabe" dans le cadre de la semaine culturelle algérienne en Espagne, présente le symbole de la résistance algérienne contre l’occupant pour mieux faire connaître ce personnage hors-série qui a marqué son temps et l’histoire de l’humanité grâce à son combat humaniste en faveur des valeurs essentielles qui ont fait la richesse et la noblesse de l’homme.
"Pour inaugurer cette semaine culturelle qui intervient dans un contexte bien particulier, celui des 50 années d’indépendance de l’Algérie, on a choisi d’organiser une exposition sur le parcours itinéraire du fondateur de l’Etat algérien moderne, l’Emir Abdelkader en tant qu’homme d’Etat, penseur soufi, poète et guerrier pour marquer le point", a indiqué à l’APS l’ambassadeur d’Algérie en Espagne, Mohamed Hanèche.
Tout en dirigeant les opérations militaires contre l’occupant français, l’Emir Abdelkader a mis en place un gouvernement régulier, levé l’impôt, institué une justice d’Etat et a fondé la capitale de Tagdempt. Il a aussi accordé une place privilégiée à l’instruction publique, favorisant le développement des écoles et la formation des instituteurs.
Toutes les étapes de la vie de cet homme exceptionnel sont retracées à travers cette exposition, à commencer par son engagement dans la voie soufie dès son jeune âge.
Rattaché par son père et par ses maîtres successifs à la voie initiatique soufie, son livre "Kitab el Mawakif" témoigne, d’ailleurs, du parcours d’un gnostique fidèle à la voie soufie ohammadienne.
"Dans la conférence que j’ai donnée à l’inauguration de la semaine culturelle, j’ai insisté sur deux dimensions essentielles de la personnalité de l’Emir Abdelkader. La première c’est son parcours d’homme d’Etat, fondateur de l’Etat algérien moderne, la deuxième a trait aux valeurs que lui-même a su porter tout au long de sa carrière politique, d’écrivain, de penseur et de poète", a-t-il indiqué.
Au-delà de la pensée soufie, la personnalité de l’Emir était celles des valeurs essentielles de tolérance d’acceptation de l’autre et d’intermédiation entre les religions et les cultures.
L’Emir Abdelkader s’était distingué, durant ses années d’exil en Syrie, en sauvant des milliers de chrétiens menacés par les révoltes druzes, ce qui lui a valu l’admiration et la reconnaissance de l’Europe.
"Sa contribution au sauvetage de la minorité chrétienne à Damas, est restée à jamais gravée dans la conscience collective de l’humanité, les gens se rappellent que l’Emir n’était pas seulement un guerrier ou un chef de tribu comme on le présentait, mais c’était un grand penseur qui a véhiculé les valeurs de tolérance et d’acceptation de l’autre", a souligné M. Hanèche.
La noblesse de comportement et la grandeur morale qu’il manifeste pendant les années de résistance, instituant en particulier un règlement humanitaire pour le traitement des prisonniers, ont fait impression sur tous ceux qui l’ont combattu.
Aujourd’hui, il suscite une grande admiration chez les visiteurs de cette exposition, a affirmé Amel Djellab, attachée culturelle à l’ambassade d’Algérie en Espagne.
Considéré comme un intellectuel et homme de progrès, ses écrits ont révélé une pensée nourrie de la connaissance des textes classiques, a indiqué Imène, une ressortissante algérienne rencontrée sur place.
Pour Monica Fernandez, étudiante en histoire, l’Emir Abdelkader est un trait d’union entre l’Orient et l’Occident, non seulement pour avoir protégé les chrétiens à Damas, mais surtout pour avoir défendu avec conviction l’ouverture du Canal de Suez qui relie l’Orient et l’Occident.
APS

lundi 29 octobre 2012

Commémoration du 58e anniversaire du déclenchement de la révolution, Mahsas : «Le 1er Novembre était minutieusement préparé» Le moudjahid Ali Mahsas a affirmé que la date du déclenchement de la Révolution algérienne du 1er novembre 1954 était «minutieusement préparée» et constituait «un pas grandiose» accompli par le peuple algérien pour le recouvrement de la liberté spoliée et la concrétisation de l'indépendance.


Le moudjahid Ali Mahsas a affirmé que la date du déclenchement de la Révolution algérienne du 1er novembre 1954 était «minutieusement préparée» et constituait «un pas grandiose» accompli par le peuple algérien pour le recouvrement de la liberté spoliée et la concrétisation de l'indépendance.
M. Mahsas a indiqué dans une déclaration à l'APS à l'occasion du 58e anniversaire du déclenchement de la Révolution qu'en dépit de la conjoncture difficile qui prévalait avant le déclenchement de la glorieuse Révolution, les militants du mouvement national ont réussi, grâce à leur degré de conscience, à franchir «un pas grandiose» qui a eu le mérite de préparer la voie à l'avènement de l'indépendance. Pour M. Mahsas, la répression et les souffrances subies au quotidien ont poussé le peuple algérien à accueillir la lutte armée pour la libération du pays de l'occupation française «avec enthousiasme». L'annonce du déclenchement de la guerre de libération, a-t-il précisé, était «minutieusement préparée» pour pallier les insuffisances et les erreurs cumulées dans l'action du mouvement national à travers «des actions brèves et rapides».            M. Mahsas a approuvé les propos de nombreux historiens qui ont soutenu que la Révolution algérienne était, pour les peuples sous occupation, une école qui a éclairé leur voie vers la lutte armée pour leur indépendance. «Il est vrai que nous avions créé, du point de vue théorique, un modèle avec des bases différentes de celles des révolutions qui l'ont précédée dans le monde», a-t-il ajouté. La Révolution algérienne, a-t-il poursuivi, s'est distinguée des autres révolutions par ses principes, car chaque révolution a ses principes propres, notamment les révolutions communistes qui étaient en vogue en ce temps-là, soulignant qu’«il nous était demandé alors d'œuvrer à la concrétisation de "la révolution populaire armée" sur le terrain. De nombreux révolution- naires de différents pays du monde ont rejoint la Révolution algérienne, a-t-il ajouté, pour en connaître les méthodes, notamment de pays africains tel le leader Nelson Mandela et bien d'autres révolutionnaires étrangers.           M. Mahsas a, dans ce contexte, salué les leaders de la Révolution dont le mérite était de maintenir le contact avec le monde extérieur. Evaluant la guerre de libération aux plans militaire et politique,   M. Mahsas a rappelé que le système révolutionnaire était tout au début politique et militaire à la fois en raison de la faible quantité d'armes dont disposait la Révolution. M. Mahsas a souligné qu'en dépit de tout, la Révolution se caractérisait par la rapidité dans le mouvement contrecarrant les tentatives de la France d'empêcher la propagande du front de libération nationale qui «a insufflé au peuple algérien le sentiment d'être un djoundi et non un militaire», précisant que «tout le peuple algérien était mobilisé pour la Révolution». Aussi, a-t-il dit, les moudjahidine tombés au Champ d'honneur étaient-ils remplacés «sur-le- champ» par des enfants du peuple.
EL MOUDJAHID

vendredi 26 octobre 2012

Un dessin animé sur la Guerre d'Algérie diffusé sur ARTE en janvier 2013


Je vous ai compris, film d'animation de Franck Chiche sur la guerre d'Algérie auquel à participé l'écrivain Georges Fleury, prévu sur Arte en 2013, a déjà reçu un prix.
Après trois longues années de travail en tant que conseiller technique, co-scénariste et co-dialoguiste, le septuagénaire peut enfin savourer le résultat. Le film sera présenté au cinéma. Puis sur France Télévisions. Il a été alors question de plusieurs épisodes. Le choix d'un seul film d'une heure et demie sur petit écran a ensuite été privilégié. Prévu pour mars 2012, le film dont l'action se déroule en 1961, en plein coeur de la Guerre d'Algérie, sera finalement diffusé sur Arte, en janvier 2013, en première partie de soirée.
L'accueil réservé au film ses dernières semaines à un festival à Montréal au Canada puis à celui de la fiction télévisée de La Rochelle, est de bon augure. Son originalité, comparée aux récents films d'animation Persépolis et Valse avec Bachir, a plu aux cinéphiles: la création a reçu le Prix de la direction artistique en Charente-Maritime. Elle vient aussi d'être sélectionnée pour le Festival international du cinéma méditerranéen à Montpellier (Hérault) qui lui avait déjà accordé une bourse en 2010. Le projet a été ralenti et le réalisateur dû réécrire le scénario. Il n'avait jusqu'ici jamais participé à la réalisation d'une fiction mais y pensait depuis longtemps. Franck Chiche, ancien de Disney. Ce film d'animation est fabriqué en production au Studio 2d3d Animations, basé à Angoulème, pour le compte du producteur Magnificat Films. En co-production avec Emilune Productions, Arte France, Crrav Nord-Pas-de-Calais, Kaibou.
La fabrication de l'image du film est basée sur un mélange de plusieurs techniques de production à la frontière du «live» et de l'animation. C'est une combinaison optimisée d'images traitées graphiquement lors du tournage puis en post-production et de décors 3D et 2D dans l'objectif d'obtenir un rendu 2D, proche de la BD adulte moderne. Mikros Image Canada Inc. est en charge du compositing et du rendu final, jusqu'à l'étalonnage et à la mastérisation.
Le film évoque la nuit du 21 avril 1961, quand le 1er régiment étranger de parachutistes s'empare du pouvoir à Alger. Ce coup d'état va précipiter le destin d'une Algérienne, Malika, des Français, Jacquot et Thomas, et transformer à jamais leur vie. Ils ont chacun 20 ans. Il adopte tour à tour le point de vue de trois personnages et montre ce qu'était l'engagement des uns et des autres dans l'Algérie de l'époque. Au matin du 22 avril 1961... Malika apprend, par la bouche de son père, un ancien harki, que suite aux menaces de mort reçues du FLN, elle va devoir quitter, avec lui, son pays, ses amis et particulièrement Ali, résistant actif dans La Casbah; fuir vers Paris. Puisque les circonstances l'exigent, pour que plus personne ne les menace, Malika décide de devenir active... Durant les quatre jours que va durer le putsch des généraux et pour défendre leurs idéaux, ils vont s'affronter au nom de l'amour, au nom de l'honneur. Un film d'animation à suivre à tout prix.
L'expression

mercredi 24 octobre 2012

La résistance de l’Emir Abdelkader à travers 20 tableaux du peintre Boumediene Hireche


Des étapes historiques de la résistance populaire en Algérie menée par l’Emir Abdelkader contre l’occupant français ont été mis en exergue mercredi à Oran à travers 20 tableaux d’art signés par l’artiste peintre Boumediène Hireche.
Hireche, l’un des piliers des arts plastiques à Oran, immortalise à travers ces oeuvres, exposées à son atelier à l’occasion de la célébration du 58ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, l’autobiographie et le parcours culturel et religieux du fondateur de l’Etat algérien moderne et divers événements historiques qui ont marqué sa résistance au colonialisme.
Cette collection de tableaux, dont la date de création remonte à environ 20 ans pour certains, se veut une rétrospective de la plus grande résistance populaire algérienne marquant l’histoire dans le monde et en Algérie avant la guerre de libération nationale, selon l’artiste.
Cette exposition comporte, entre autres, des portraits de l’Emir Abdelkader mettant en évidence les étapes de sa vie, de sa formation et ses oeuvres politiques et militaires, ainsi que les batailles livrées à l’occupant.
Boumediene Hireche réserve également un tableau à la première allégeance à l’Emir Abdelkader devant l’arbre Dardara (frêne) à Ghriss (Mascara) il y’a 180 ans de cela.
Ce frêne est devenu un site historique témoin pour les historiens, les étudiants d’histoire et enregistre des visites de personnalités nationales et étrangères.
Avec des couleurs terre symbolisant l’attachement aux racines, l’artiste a brossé des tableaux grand format décrivant des batailles célèbres menées par l’Emir contre l’occupant dont celles d’El Macta en 1835, de Sidi Brahim (1845) et de Khang Ennitah II en 1832.
Boumediene Hireche, âgé aujourd’hui de 76 ans, formé à l’école des Beaux arts d’Oran en 1952, s’est inspiré pour la réalisation de ces oeuvres de sources historiques décrivant avec précision les faits de ces épopées.
Ceci se traduit par des combats héroïques sur des toiles rigides que les couleurs rendent plus éclatantes relatant des exploits d’Algérie, selon un spécialiste des arts plastiques.
Au milieu de ces tableaux qui ornent les murs de son atelier se dresse une grande toile sous forme de petite fresque représentant l’Emir Abdelkader entouré de quelques chrétiens en Syrie (1860) qui saluent le rôle sauveur et humanitaire du fondateur de l’Etat algérien envers leur communauté.
APS

jeudi 18 octobre 2012

Massacres du 17 octobre 1961 Hollande reconnaît «La répression sanglante»


Le président de la République française, François Hollande, a, dans un communiqué laconique, affirmé que «la République reconnaît avec lucidité ces faits» en rapport avec les manifestations du 17 octobre 1961 à Paris.


Dans notre édition d’hier nous avons écrit «Hollande franchira-t-il le pas ?» de la reconnaissance de responsabilité de l’Etat français dans la sanglante répression de la manifestation pacifique des Algériens par la police de Paris, sous la conduite du préfet Maurice Papon. Aujourd’hui, nous retirons le point d’interrogation. Le président de la République française a, dans un communiqué de quelques lignes, apporté cette reconnaissance tant attendue par les rescapés des massacres et les familles des victimes disparues ou noyées dans la Seine.
«C’est une victoire, certes, mais c’est un premier pas», ont affirmé les porte-parole du Collectif 17 Octobre 1961. Vérité et justice. Et de préciser que cette reconnaissance doit s’étendre désormais à l’ensemble des crimes de la période coloniale. Lorsque Mehdi Lallaoui, réalisateur et président de l’association Au nom de la mémoire, a lu le communiqué de l’Elysée, hier soir, sur le pont Saint-Michel – où s’était rassemblée une foule très dense –, l’émotion était à son comble. Youyous et applaudissements ont accueilli la déclaration de François Hollande, dont voici le strict énoncé : «Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour leur droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.»
François Hollande s’était engagé, lors de la campagne présidentielle, à reconnaître officiellement ces massacres ; il a été signataire de l’«Appel pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 Octobre 1961» lancé par le site d’information Médiapart en octobre 2011. C’était aussi une  revendication du Parti socialiste.
Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire et président de l’association 17 Octobre 1961, et Gilles Manceron, historien et membre de la Ligue arabe, ont fait valoir qu’il reste la question des archives et leur ouverture aux historiens. Une des mesures que demande le Collectif 17 Octobre 1961. Vérité et justice, c’est «que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, citoyens et historiens» car «pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues de l’autre rive de la Méditerranée» ; que «la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant». 
«Le respect du peuple algérien, c’est de dire la vérité ; la vérité, c’est que le 17 octobre 1961, de très nombreux Algériens ont été jetés à la Seine, massacrés alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour un droit à l’indépendance», a déclaré à la presse Bertrand Delanoë, après avoir déposé, dans la matinée, une gerbe de fleurs devant la plaque commémorative qu’il avait inaugurée en 2001 sur le pont Saint-Michel.
«Les signes sont nombreux depuis l’élection du président Hollande, ils sont nombreux, ils sont multiples, ils sont très encourageants», a pour sa part déclaré l’ambassadeur d’Algérie à Paris, Missoum Sbih, qui accompagnait le maire de Paris. Etaient également présents à la cérémonie le sénateur MRC et ancien ministre Jean-Pierre Chevènement et les ambassadeurs de Tunisie, de Libye, de Palestine et du Bahreïn.

Réactions :

Sellal salue les «bonnes intentions» de la France
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a salué à Alger «les bonnes intentions» manifestées par la France pour tourner la page des massacres d’Octobre 1961 dont ont été victimes des citoyens algériens, mais sans oublier ces faits. Lors d’une conférence de presse animée hier au Conseil de la nation, M. Sellal a souligné que la visite du président français en Algérie constituera un gage de la volonté de tourner cette page de l’histoire mais, a-t-il insisté, loin de l’oubli. François Hollande est attendu en décembre prochain pour une visite d’Etat en Algérie.


«Intolérable» pour l’UMP
Le chef de file des députés du parti de droite UMP, Christian Jacob, a rejeté les déclarations de François Hollande : «S’il n’est pas question de nier les événements du 17 Octobre 1961 et d’oublier les victimes, il est intolérable de mettre en cause la police républicaine et, avec elle, la République toute entière», a-t-il dit.
Nadjia Bouzeghrane
EL WATAN

Caravane du film révolutionnaire algérien : passerelle entre des générations de cinéastes et de comédiens


La Caravane du film révolutionnaire algérien qui a été lancée lundi depuis Nanterre (région parisienne) à l’initiative de l’association "Lumières" se veut une "passerelle" entre différentes générations de cinéastes, de comédiens et de citoyens résidant en France, a indiqué le Secrétaire d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger, Belkacem Sahli.
"C’est une initiative qui relie le cinéma et l’histoire à l’avenir", a-t-il déclaré en marge de la cérémonie officielle de lancement de cette caravane qui sillonnera, du 15 au 17 octobre, Nanterre, Colombes et Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine.
S’exprimant devant un parterre composé essentiellement de responsables consulaires, d’artistes et de comédiens algériens et français, il a indiqué que le propos "n’est pas uniquement d’évoquer la Mémoire, mais surtout de mettre tout en avant, cinquante ans après l’indépendance, de sauvegarder cette mémoire et de la transmettre aux générations futures".
"Inculquer cette histoire aux enfants de l’immigration est en soi un facteur de stabilité, de bonne intégration dans la société où ils vivent", a ajouté M. Sahli qui effectue depuis samedi une visite de travail en France.
Le Consul d’Algérie à Nanterre, Abdelkader Dehandi, a rappelé, à cette occasion, que la cinématographie algérienne est née, en 1957, au cours de la lutte de libération nationale lorsque René Vautier (qui s’est excusé de son absence à la cérémonie), militant anticolonialiste, a proposé aux dirigeants du peuple algérien en lutte de se doter d’un instrument audiovisuel, de nature à témoigner au niveau international de la réalité de son combat dans le maquis et de la justesse de sa cause.
Pour le diplomate, le thème du film révolutionnaire ne s’est pas seulement exprimé dans des œuvres produites en Algérie, mais également dans le cinéma de la diaspora qui, selon lui, a enrichi l’écriture, les angles de vue et les techniques de mise en scène.
La cérémonie de lancement de la Caravane a été suivie par la projection, à la Maison de la musique de Nanterre, du film Mostefa Ben Boulaïd d’Ahmed Rachedi, qui s’est vu décerner l’Olivier d’Or du meilleur film historique à la première édition du Festival du Film de Ghaza (déc 2009).
Initiée par l’Association "Lumières", en partenariat avec le secrétariat d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger, la caravane du film révolutionnaire algérien est forte d’une quinzaine de personnes dont des cinéastes, des réalisateurs et des comédiens.
Elle se propose d’aller à la rencontre de la communauté nationale à l’étranger, notamment les jeunes, pour faire "toute la lumière" sur 50 ans de cinéma algérien.
Outre un cocktail de 13 minutes résumant les 50 ans du film révolutionnaire algérien, d’anciens longs métrages à succès, à l’instar de Chroniques des années de braise, Patrouille à l’Est et Moisson d’acier, de nouvelles réalisations comme Ben Boulaid ainsi que des expositions sur le cheminement du film révolutionnaire, depuis les années 1970, constituent le gros de cette manifestation, qui intervient à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie et à la veille de la commémoration du 51e anniversaire des massacres du 17 octobre 1961 à Paris.
APS