mercredi 31 octobre 2012

Il y a 58 ans : Novembre de tous les espoirs


L’Algérie célèbre aujourd’hui l’anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, le 1er Novembre 1954, dans un contexte qui revêt, cette année, un cachet particulier et une dimension à la hauteur de l’événement que constitue, le cinquantenaire du recouvrement de notre souveraineté nationale.
L’Algérie célèbre aujourd’hui l’anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, le 1er Novembre 1954, dans un contexte qui revêt, cette année, un cachet particulier et une dimension à la hauteur de l’événement que constitue, le cinquantenaire du recouvrement de notre souveraineté nationale. Novembre a été le sursaut salvateur du peuple algérien pour son indépendance, le début de la fin d’une très longue nuit coloniale durant laquelle, l’Algérien subira toutes les affres du colonialisme. De l’expropriation à l’exploitation, des réprimandes aux enfumades, des agressions physiques et morales, aux massacres au napalm, de la torture à la guillotine, des camps de concentration aux déportations, du statut de colonisé au rang de cobayes exposés aux expérimentations du nucléaire… et la liste est bien longue. En un mot, le peuple algérien a subi le colonialisme, cette abjecte réalité historique qui renseigne de ce qu’ont pu endurer comme crimes et souffrances, les enfants de l’Algérie, terre irriguée par le sang d’un million et demi de martyrs. Novembre a changé la donne, grâce à la volonté, à la détermination et au don de soi de nos valeureux héros qui ont décidé de trancher dans le vif, la problématique de la présence coloniale en Algérie. Autrement dit, les six chefs historiques du comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA), Krim Belkacem, Mostefa Ben Boulaiïd, Larbi Ben M’hidi, Didouche Mourad, Boudiaf et Rabah Bitat ont mis en application l’option armée. Pour eux, la France a occupé l’Algérie par la force, elle ne sortira que par la force.  Ces jeunes révolutionnaires venaient de mettre un terme aux luttes politiques menées par leurs aînés et, partant, clore par un combat libérateur, le cycle perpétuel des insurrections qui ont émaillé l’histoire de l’Algérie. L’indépendance acquise au terme de sept ans de guerre et d’une lutte acharnée contre une puissance de l’Otan, tout était à construire avec le départ des colons qui ont pratiqué la politique de la terre brûlée. Rien n’a été épargné. Même la bibliothèque de l’université d’Alger a été réduite en cendres. La volonté politique y était, reste les moyens pour réaliser l’œuvre de la reconstruction du pays. Les révolutions industrielle, agraire et culturelle sont la base d’un plan d’une Algérie nouvelle. La nationalisation de nos hydrocarbures donnera à l’Algérie les moyens de lancer ses grands chantiers. La chute brutale du prix du baril, au milieu des années 1980, entraînera l’Algérie dans une crise multidimentionelle. Cette période sera marquée par de différentes revendications politiques et sociales. Octobre 1988 sonnera l’heure d’une autre vision de gestion du pays. L’Algérie a surmonté seule les effets dévastateurs du terrorisme et a réussi à panser ses blessures. La politique de réconciliation nationale a aujourd’hui fini par convaincre ceux qui étaient sceptiques quant au traitement de cette épineuse question. Ciblée, elle a surmonté bien des épreuves et a su faire face à des campagnes de désinformation et de déstabilisation par médias interposés. Des Cassandre avaient prédit, dans la foulée, de ce qui est qualifié de printemps arabe, un embrassement dans les principales villes du pays. L’Algérie n’est pas tombée dans le piège. L’Algérie poursuit sa feuille de route avec des investissements colossaux pour la concrétisation des projets de construction des structures de base. Le métro est aujourd’hui une réalité, tout comme le tramway et l’autoroute Est-Ouest. Reste à diversifier son économie pour ne plus dépendre éternellement des recettes du secteur des hydrocarbures. Novembre intervient cette année avec l’expression de la gratitude du peuple algérien envers des moudjahidine de la première heure qui nous ont quittés au moment où nous célébrons l’année du cinquantenaire de notre indépendance. Les Présidents de la République Ahmed Ben Bella, Chadli Bendjedid et le médecin, militant de la cause nationale, Pierre Chaulet, ont eu droit aux honneurs du peuple et de la nation. L’Algérie, aujourd’hui, se tourne vers l’avenir, et elle affirme l’option d’une relation stratégique avec la France. Une relation basée sur des intérêts communs. La France ne veut pas parler encore de repentance, mais commence à reconnaître le fait colonial. Novembre est un cri d’un peuple longtemps opprimé, un sursaut révolutionnaire qui a suscité et qui suscite encore l’admiration de tous les peuples épris de justice et de liberté.
Abdelkrim Tazaroute
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La Base de l’Est
Face à la machine de guerre,  la foi en la Révolution
Dans ses tentatives d’isoler la Révolution après que les forces de l’ALN eurent intensifié les opérations militaires, l’armée coloniale a érigé, dès 1956, les fameuses lignes Challe et Morice, pour empêcher l’acheminement des armes à partir de la Libye et le mouvement des  moudjahidine à partir de la Tunisie, à l’est, et le Maroc, à l’ouest du pays.

Ces lignes de barbelés électrifiés se voulaient un véritable barrage aux frontières et c’est conséquemment que leur construction avait requis des techniques très élaborées. Conçues par le général Vanuxem, cette machine infernale portait le nom du ministre de la Défense du gouvernement Bourgès Monaury,  André Morice. La ligne électrifiée visait à isoler la Révolution de la Tunisie, à l’Est et du Maroc, à l’Ouest. Les travaux pour son édification furent lancés en août 1956. La ligne s’étend à l’Est sur une distance de 750 km d’Annaba au Nord, à Negrine au Sud. Large de 30 à 60 mètres, elle s’étend à l’Ouest sur la même distance (750km) de Ghazaouet au Nord, à Béchar au Sud. Appelée du nom de Maurice Challe, commandant des forces françaises à l’époque, elle fut édifiée sur le front Est du pays, derrière la ligne Morrice afin de la renforcer et de dissuader les moudjahidine à ne pas «tenter l’aventure»  contribuer à interdire le passage des moudjahidine.
Les deux lignes constituent un ensemble de réseaux parallèles de fils électrifiés et de barbelés de différentes formes et dimensions. Concernant les techniques d’édification des lignes Challe et Morrice, les autorités françaises avaient eu recours à des méthodes diaboliques, les dotant de tous les moyens d’extermination des personnes allant de la haute tension électrique (30 mille volts sur la ligne Challe) aux différents types de mines. Dans sa stratégie face aux lignes Challe et Morrice, la Révolution avait adopté l’affrontement graduel dans la mesure où les véritables objectifs militaires du projet ne furent connus qu’après le début de leur réalisation effective.
La stratégie de l’Armée de libération nationale a englobé les domaines informatif et militaire. Les deux lignes avaient au départ influé sur l’activité des unités de l’Armée se déplaçant sur les frontières Est et Ouest jusqu’à ce qu’une stratégie efficace fût conçue pour diminuer le danger lié aux barbelés électrifiés.
Un soutien aux wilayas II et III historiques
De part sa position stratégique et sa proximité des frontières, la Base de l’Est était un appoint et un soutien forts aux wilayas II et III historiques, et ce depuis le déclenchement de la Guerre de libération nationale. La Base de l’Est était le point de transit de l’armement, des provisions et des troupes. C’était aussi le point de passage des blessés de guerre et d’approvisionnement de grands moyens logistiques.
C’est ce qui explique le traitement spécial qui lui a été réservé par l’administration coloniale, qui a conçu et construit ces lignes de la mort, accompagnées d’un dispositif de surveillance performant parallèlement à un grand arsenal de guerre. Challe et Morrice continuent au jour d’aujourd’hui, de faucher des vies humaines et de faire des victimes qui viennent s’ajouter aux grands blessés de guerre.  Les deux lignes incarnaient l’horreur. A l’intérieur de la bande frontalière, la population civile n’a pas été épargnée par l’ennemi qui l’a contrainte à déserter massivement les lieux pour rejoindre la Tunisie et le Maroc. Les camps de concentration, c’était le sort réservé aux réfractaires de l’exode. Cette zone a mué en enfer. L’objectif étant d’acculer l’ALN à l’isolement total en lui coupant tout contact avec le reste du monde. Et en fin de parcours à démoraliser les hommes des autres wilayas historiques qui se sentiraient amputées de leur «bras long», la Base de l’Est qui les approvisionnait en armes à partir de la Libye et de la Tunisie.  Objectif voué à l’échec et c’était compter sans la résistance et l’héroïsme des chefs historiques de la Base de l’Est, des dirigeants de la Révolution et de l’ensemble du peuple.  En effet, les différentes stratégies machiavéliques fussent-elles n’étaient pas parvenu, venir à bout de la détermination unanime de tous, de défier les forces coloniales, qui disposaient d’une véritable machine de guerre qui s’adonnait à toutes formes de terrorisme et d’actions psychologiques menées par les 2e et 5e bureaux et étaient dotées de grands moyens de propagande et de renseignements.
La bataille de Souk Ahras
  Les batailles menées par la Base de l’Est sont légion. Parmi le lot, il y a celle de Oued Echouk, plus connue de bataille de Souk Ahras où près de 700 moudjahidine issus des différentes régions du pays étaient tombés au champ d’honneur.
La Base de l’Est qui activait sous les commandes de Amara Laskri dit Bouglez a mis sur pied, après la tenue du Congrès de la Soummam, une organisation politique et militaire. C’est ainsi que la Base fut découpée en quatre zones où la population a apporté un soutien solide à la révolution en contribuant à l’approvisionnement des moudjahidine, aux actions de destruction des structures coloniales etc. La bataille de Souk  Ahras demeure connue de par son envergure et les objectifs que lui ont fixés ses initiateurs.
Du 26 avril au 3 mai, ses péripéties n’avaient pas discontinué. Tout avait été minutieusement préparé sur la base de renseignements sur les mouvements des forces coloniales. Le théâtre des opérations étant délimités pour s’étendre  de Ouled Moumen jusqu’aux environs de Guelma. Près de 100 km.
La bataille devait couvrir deux caravanes d’acheminement des armes qui devaient rejoindre les wilayas II et III. Pour des raisons tactiques, le choix a été porté sur un point de passage à proximité de Souk Ahras. Mohamed Lakhdar Sirine conduisait la bataille en compagnie de Latrèche Youcef, Draya Ahmed et Boud Ali dit «Babay».
26 avril. 9 heures sonnantes. Les forces coloniales encerclèrent toute la zone pour se diriger ensuite vers les positions des moudjahidine. Les premiers affrontements débutèrent ainsi. Mais l’aviation avait  surpris les éléments de l’ALN en bombardant intensément le champ de bataille. Les pertes humaines dans les rands ennemis étaient considérables, mais les ordres étaient de se replier hors des champs de bataille.
 L’ALN perdit près de 600 éléments. La bataille de Souk Ahras  symbolise l’unité du pays. Les dirigeants de la Révolution ont su démontrer à l’ennemi et à la face du monde que, quels que  soient les sacrifices, la Révolution a pris un élan irréversible et devra suivre son cours.             
S. Lamari
EL MOUDJAHID

mardi 30 octobre 2012

Constantine : journées "cinéma et Révolution" au palais de la culture


Le parcours du cinéaste de la révolution algérienne, René Vautier et sa contribution dans la naissance du cinéma algérien ont étrenné les journées "cinéma et Révolution", ouvertes lundi soir au palais de la culture Malek-Haddad de Constantine.
C’est en effet par un documentaire consacré à ce pionnier du cinéma algérien qu’a débuté cette manifestation de trois jours organisée en célébration du cinquantenaire de l’indépendance nationale par l’Office communal de promotion des activités culturelles et artistiques de Constantine, en collaboration avec l’association "Adhoua".
Ce documentaire réalisé en 2004 par Ali Aissaoui, projeté devant une audience restreinte composée des participants et d’invités, a convoqué l’esprit révolutionnaire et de défi qui a présidé à la naissance du cinéma algérien.
A travers le parcours de René Vautier et son engagement aux côtés de la Révolution algérienne, le documentaire évoque, par ricochets, le souvenir d’autres pionniers et pères fondateurs du cinéma algériens à l’instar de Djamel- Eddine Chanderli, Pierre Clément et d’autres qui avaient saisi toute l’importance de l’image dans la diffusion de la voix de la cause du peuple algérien dans le monde.
Ce documentaire qui pose un jalon dans l’écriture de l’histoire du cinéma algérien rappelle également l’importance d’une écriture plus approfondie de cette très belle page de l’Histoire de la Révolution et aussi l’importance pour une nation de fabriquer ses propres images, même en temps de paix.
S’il a eu le mérite d’évoquer les noms de bon nombre d’acteurs ayant joué un rôle dans les premiers pas du cinéma algérien, le documentaire d’Ali Aissaoui n’a pas pour autant cité tous ses acteurs ni précisé leurs rôles, dans ce film dont ce n’est d’ailleurs pas le but.
A titre d’exemple le nom de Serge Michel qui eut également un rôle de premier plan dans la merveilleuse histoire de la naissance maquisarde du cinéma algérien, n’a pas été cité dans ce documentaire comme celui de bon nombre d’autres acteurs.
La manifestation qui se poursuit jusqu’au 1er novembre compte raviver cet esprit révolutionnaire qui a guidé la naissance du cinéma algérien, à travers la projection d’un certain nombre de films qui se sont inscrits dans cet esprit et qui ont été réalisés après l’indépendance.
Des films-phares ayant eu pour sujet le combat libérateur du peuple algérien sont au programme de cette manifestation qui prévoit la projection de "Patrouille à l’est’, "Le vent des Aurès", "Chroniques des années de braise", "La Bataille dÆAlger" et des films plus récents comme "Benboulaid" et "Zabana".
Saïd Ould Khelifa le réalisateur de ce dernier long métrage, est attendu mercredi pour assister à la projection de ce dernier-né du cinéma de la Révolution mais la manifestation, d’après l’audience très restreinte observée à son ouverture, semble souffrir d’une insuffisance d’information et de communication.
De tous les réalisateurs hors Constantine invités, seul Amar Laskri a fait le déplacement pour la cérémonie d’ouverture, aux côtés des comédiens Hacène Kechache et Chafia Boudraâ.
Une exposition d’affiches de films et de photographies de figures marquantes du 7ème art algérien est organisée dans le hall du palais de la culture Malek-Haddad en marge de cette manifestation.
aps

Cinquantenaire de l’indépendance : semaine culturelle de l’Algérie en Espagne


Le public espagnol a été convié à découvrir davantage la culture algérienne dans le cadre de la semaine culturelle de l’Algérie qui se tient depuis jeudi, au centre culturel espagnol la "Casa Arabe" à Madrid.
Organisé par l’ambassade d’Algérie en Espagne, en partenariat avec "Casa Arabe" d’Espagne, cet événement s’inscrit dans le cadre de" la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie et du 50è anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques avec l’Espagne", a indiqué à l’APS, l’ambassadeur d’Algérie, Mohamed Hanèche.
Cette semaine qui se distingue par sa riche programmation, se veut un espace pour "mieux faire connaître et l’Algérie et la coopération algéro-espagnole en vue d’approfondir davantage les relations entre nos deux pays", a-t-il ajouté.
L’organisation du forum économique algéro-espagnol en parallèle à cette semaine culturelle, a été motivée par la volonté d’"allier la culture, facteur essentiel de rapprochement entre les peuples, à ce qui cimente le plus cette relation, c’est à dire le partenariat économique", a-t-il encore expliqué.
La projection du film "El Gusto", de Safinez Bousbia, à l’occasion de cette manifestation culturelle intervient, selon M. Hanèche, pour répondre au besoin de "montrer que l’Algérie est un pays d’histoire", et qu’elle est "réconciliée avec elle-même".
"Nous avons voulu montrer les aspects d’ouverture de la société algérienne et ce film montre, justement, que le peuple algérien est un peuple ouvert, tolérant et imprégné de valeurs humaines authentiques", a-t-il poursuivi.
En plus de la soirée musicale animée par le groupe "Refda", de la présentation du livre sur les relations algéro-espagnoles, édité en 2012 par le forum algéro-espagnol, une conférence débat sur la profondeur des relations algéro-espagnoles tout au long de l’histoire a été animée par Abi Iyad, professeur à l’université d’Oran.
Une conférence intitulée "Algérie, 50 ans d’indépendance : réalisations et défis" a été présentée par M. Hanèche lors de cette semaine culturelle.
Une exposition photos retraçant le parcours de l’Emir Abdelkader a également marqué le lancement officiel de cette manifestation.
"Cette exposition a suscité un engouement particulier chez le public espagnol qui a affiché un grand intérêt pour cet homme d’Etat. Des étudiants, des professeurs et chercheurs espagnols en histoire se sont rendus à la Casa Arabe pour mieux connaître le parcours de cet homme d’honneur", a affirmé Djellab Amel, attachée culturelle à l’ambassade d’Algérie en Espagne.
APS

La voix de l’Algérie, l’autre arme de la Révolution (conférence)


Le poids de l’information constituait, durant la Révolution, une "arme plus forte que tout l’arsenal militaire français", a estimé mardi à Sétif, Lamine Bechichi, ancien ministre de l’information, au cours d’un colloque sur le rôle de l’information durant la guerre de libération nationale.
M. Bechichi, rappelant que Larbi Ben M’hidi et Abdelhafid Boussouf, alors responsables des transmissions, étaient derrière l’idée de créer une radio algérienne, a ajouté que "la voix de l’Algérie réelle" était la radio secrète émettant depuis le 16 décembre 1956 à partir d’un camion mobile à l’Est du Maroc, sur un rayon de 70 km.
Evoquant des "Moudjahidines des ondes", l’ancien ministre de l’information, qui animait une conférence à la maison de la culture de Sétif, a cité, entre autres, Aïssa Messaoudi, Abdelmadjid Meziane, et Belaïd Abdeslam qui "œuvraient à sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale et à rapprocher le peuple algérien de sa révolution à travers des programmes et des émissions diffusés en arabe, en français et en tamazight".
Le conférencier a également évoqué les radios arabes "qui avaient ouvert leurs ondes", par la suite, à la voix de l’Algérie pour "défendre les nobles idéaux du 1er Novembre 1954 et démasquer la propagande coloniale".
Le colloque sur le rôle de l’information durant la guerre de libération nationale, organisé en célébration du 50e anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale sur la radio et la télévision, a été symboliquement ouvert par le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, qui effectue une visite de travail dans la wilaya de Sétif.
Un hommage a été rendu à l’ouverture de cette manifestation à Lamine Bechichi et Zouheir Ihaddadene, auteur et chercheur en Histoire, ainsi qu’à plusieurs Moudjahidines de la région de Sétif. Le programme prévoit également la projection, à la maison de la culture Houari-Boumediene, du film "Mostefa Benboulaïd, le lion de l’Algérie" du réalisateur Ahmed Rachedi.
APS

L’itinéraire du fondateur de l’Etat algérien moderne thème d’une exposition à Madrid


Une exposition qui retrace l’itinéraire et le parcours du fondateur de l’Etat algérien moderne, l’Emir Abdelkader, à travers des photos, des textes et des illustrations est organisée depuis le 25 du mois et ce jusqu’au 11 novembre 2012 à Madrid par l’association internationale soufi Alawiya en collaboration avec l’ambassade d’Algérie en Espagne.
L’exposition qu’abrite la salle "las columnas" du centre culturel espagnol la "Casa Arabe" dans le cadre de la semaine culturelle algérienne en Espagne, présente le symbole de la résistance algérienne contre l’occupant pour mieux faire connaître ce personnage hors-série qui a marqué son temps et l’histoire de l’humanité grâce à son combat humaniste en faveur des valeurs essentielles qui ont fait la richesse et la noblesse de l’homme.
"Pour inaugurer cette semaine culturelle qui intervient dans un contexte bien particulier, celui des 50 années d’indépendance de l’Algérie, on a choisi d’organiser une exposition sur le parcours itinéraire du fondateur de l’Etat algérien moderne, l’Emir Abdelkader en tant qu’homme d’Etat, penseur soufi, poète et guerrier pour marquer le point", a indiqué à l’APS l’ambassadeur d’Algérie en Espagne, Mohamed Hanèche.
Tout en dirigeant les opérations militaires contre l’occupant français, l’Emir Abdelkader a mis en place un gouvernement régulier, levé l’impôt, institué une justice d’Etat et a fondé la capitale de Tagdempt. Il a aussi accordé une place privilégiée à l’instruction publique, favorisant le développement des écoles et la formation des instituteurs.
Toutes les étapes de la vie de cet homme exceptionnel sont retracées à travers cette exposition, à commencer par son engagement dans la voie soufie dès son jeune âge.
Rattaché par son père et par ses maîtres successifs à la voie initiatique soufie, son livre "Kitab el Mawakif" témoigne, d’ailleurs, du parcours d’un gnostique fidèle à la voie soufie ohammadienne.
"Dans la conférence que j’ai donnée à l’inauguration de la semaine culturelle, j’ai insisté sur deux dimensions essentielles de la personnalité de l’Emir Abdelkader. La première c’est son parcours d’homme d’Etat, fondateur de l’Etat algérien moderne, la deuxième a trait aux valeurs que lui-même a su porter tout au long de sa carrière politique, d’écrivain, de penseur et de poète", a-t-il indiqué.
Au-delà de la pensée soufie, la personnalité de l’Emir était celles des valeurs essentielles de tolérance d’acceptation de l’autre et d’intermédiation entre les religions et les cultures.
L’Emir Abdelkader s’était distingué, durant ses années d’exil en Syrie, en sauvant des milliers de chrétiens menacés par les révoltes druzes, ce qui lui a valu l’admiration et la reconnaissance de l’Europe.
"Sa contribution au sauvetage de la minorité chrétienne à Damas, est restée à jamais gravée dans la conscience collective de l’humanité, les gens se rappellent que l’Emir n’était pas seulement un guerrier ou un chef de tribu comme on le présentait, mais c’était un grand penseur qui a véhiculé les valeurs de tolérance et d’acceptation de l’autre", a souligné M. Hanèche.
La noblesse de comportement et la grandeur morale qu’il manifeste pendant les années de résistance, instituant en particulier un règlement humanitaire pour le traitement des prisonniers, ont fait impression sur tous ceux qui l’ont combattu.
Aujourd’hui, il suscite une grande admiration chez les visiteurs de cette exposition, a affirmé Amel Djellab, attachée culturelle à l’ambassade d’Algérie en Espagne.
Considéré comme un intellectuel et homme de progrès, ses écrits ont révélé une pensée nourrie de la connaissance des textes classiques, a indiqué Imène, une ressortissante algérienne rencontrée sur place.
Pour Monica Fernandez, étudiante en histoire, l’Emir Abdelkader est un trait d’union entre l’Orient et l’Occident, non seulement pour avoir protégé les chrétiens à Damas, mais surtout pour avoir défendu avec conviction l’ouverture du Canal de Suez qui relie l’Orient et l’Occident.
APS

lundi 29 octobre 2012

Commémoration du 58e anniversaire du déclenchement de la révolution, Mahsas : «Le 1er Novembre était minutieusement préparé» Le moudjahid Ali Mahsas a affirmé que la date du déclenchement de la Révolution algérienne du 1er novembre 1954 était «minutieusement préparée» et constituait «un pas grandiose» accompli par le peuple algérien pour le recouvrement de la liberté spoliée et la concrétisation de l'indépendance.


Le moudjahid Ali Mahsas a affirmé que la date du déclenchement de la Révolution algérienne du 1er novembre 1954 était «minutieusement préparée» et constituait «un pas grandiose» accompli par le peuple algérien pour le recouvrement de la liberté spoliée et la concrétisation de l'indépendance.
M. Mahsas a indiqué dans une déclaration à l'APS à l'occasion du 58e anniversaire du déclenchement de la Révolution qu'en dépit de la conjoncture difficile qui prévalait avant le déclenchement de la glorieuse Révolution, les militants du mouvement national ont réussi, grâce à leur degré de conscience, à franchir «un pas grandiose» qui a eu le mérite de préparer la voie à l'avènement de l'indépendance. Pour M. Mahsas, la répression et les souffrances subies au quotidien ont poussé le peuple algérien à accueillir la lutte armée pour la libération du pays de l'occupation française «avec enthousiasme». L'annonce du déclenchement de la guerre de libération, a-t-il précisé, était «minutieusement préparée» pour pallier les insuffisances et les erreurs cumulées dans l'action du mouvement national à travers «des actions brèves et rapides».            M. Mahsas a approuvé les propos de nombreux historiens qui ont soutenu que la Révolution algérienne était, pour les peuples sous occupation, une école qui a éclairé leur voie vers la lutte armée pour leur indépendance. «Il est vrai que nous avions créé, du point de vue théorique, un modèle avec des bases différentes de celles des révolutions qui l'ont précédée dans le monde», a-t-il ajouté. La Révolution algérienne, a-t-il poursuivi, s'est distinguée des autres révolutions par ses principes, car chaque révolution a ses principes propres, notamment les révolutions communistes qui étaient en vogue en ce temps-là, soulignant qu’«il nous était demandé alors d'œuvrer à la concrétisation de "la révolution populaire armée" sur le terrain. De nombreux révolution- naires de différents pays du monde ont rejoint la Révolution algérienne, a-t-il ajouté, pour en connaître les méthodes, notamment de pays africains tel le leader Nelson Mandela et bien d'autres révolutionnaires étrangers.           M. Mahsas a, dans ce contexte, salué les leaders de la Révolution dont le mérite était de maintenir le contact avec le monde extérieur. Evaluant la guerre de libération aux plans militaire et politique,   M. Mahsas a rappelé que le système révolutionnaire était tout au début politique et militaire à la fois en raison de la faible quantité d'armes dont disposait la Révolution. M. Mahsas a souligné qu'en dépit de tout, la Révolution se caractérisait par la rapidité dans le mouvement contrecarrant les tentatives de la France d'empêcher la propagande du front de libération nationale qui «a insufflé au peuple algérien le sentiment d'être un djoundi et non un militaire», précisant que «tout le peuple algérien était mobilisé pour la Révolution». Aussi, a-t-il dit, les moudjahidine tombés au Champ d'honneur étaient-ils remplacés «sur-le- champ» par des enfants du peuple.
EL MOUDJAHID

vendredi 26 octobre 2012

Un dessin animé sur la Guerre d'Algérie diffusé sur ARTE en janvier 2013


Je vous ai compris, film d'animation de Franck Chiche sur la guerre d'Algérie auquel à participé l'écrivain Georges Fleury, prévu sur Arte en 2013, a déjà reçu un prix.
Après trois longues années de travail en tant que conseiller technique, co-scénariste et co-dialoguiste, le septuagénaire peut enfin savourer le résultat. Le film sera présenté au cinéma. Puis sur France Télévisions. Il a été alors question de plusieurs épisodes. Le choix d'un seul film d'une heure et demie sur petit écran a ensuite été privilégié. Prévu pour mars 2012, le film dont l'action se déroule en 1961, en plein coeur de la Guerre d'Algérie, sera finalement diffusé sur Arte, en janvier 2013, en première partie de soirée.
L'accueil réservé au film ses dernières semaines à un festival à Montréal au Canada puis à celui de la fiction télévisée de La Rochelle, est de bon augure. Son originalité, comparée aux récents films d'animation Persépolis et Valse avec Bachir, a plu aux cinéphiles: la création a reçu le Prix de la direction artistique en Charente-Maritime. Elle vient aussi d'être sélectionnée pour le Festival international du cinéma méditerranéen à Montpellier (Hérault) qui lui avait déjà accordé une bourse en 2010. Le projet a été ralenti et le réalisateur dû réécrire le scénario. Il n'avait jusqu'ici jamais participé à la réalisation d'une fiction mais y pensait depuis longtemps. Franck Chiche, ancien de Disney. Ce film d'animation est fabriqué en production au Studio 2d3d Animations, basé à Angoulème, pour le compte du producteur Magnificat Films. En co-production avec Emilune Productions, Arte France, Crrav Nord-Pas-de-Calais, Kaibou.
La fabrication de l'image du film est basée sur un mélange de plusieurs techniques de production à la frontière du «live» et de l'animation. C'est une combinaison optimisée d'images traitées graphiquement lors du tournage puis en post-production et de décors 3D et 2D dans l'objectif d'obtenir un rendu 2D, proche de la BD adulte moderne. Mikros Image Canada Inc. est en charge du compositing et du rendu final, jusqu'à l'étalonnage et à la mastérisation.
Le film évoque la nuit du 21 avril 1961, quand le 1er régiment étranger de parachutistes s'empare du pouvoir à Alger. Ce coup d'état va précipiter le destin d'une Algérienne, Malika, des Français, Jacquot et Thomas, et transformer à jamais leur vie. Ils ont chacun 20 ans. Il adopte tour à tour le point de vue de trois personnages et montre ce qu'était l'engagement des uns et des autres dans l'Algérie de l'époque. Au matin du 22 avril 1961... Malika apprend, par la bouche de son père, un ancien harki, que suite aux menaces de mort reçues du FLN, elle va devoir quitter, avec lui, son pays, ses amis et particulièrement Ali, résistant actif dans La Casbah; fuir vers Paris. Puisque les circonstances l'exigent, pour que plus personne ne les menace, Malika décide de devenir active... Durant les quatre jours que va durer le putsch des généraux et pour défendre leurs idéaux, ils vont s'affronter au nom de l'amour, au nom de l'honneur. Un film d'animation à suivre à tout prix.
L'expression