dimanche 8 décembre 2013

Jijel : journées cinématographiques dédiées aux manifestations du 11 décembre 1960


Les premières journées cinématographiques de Jijel ont été ouvertes dimanche à la maison de la culture Omar-Oussedik sous le signe "Cinéma et Révolution" à l’occasion de la commémoration des manifestations du 11 décembre 1960.
De grands classiques du 7ème art algérien, tels que "La bataille d’Alger" de Gillo Pontecorvo, "Chronique des années de braise" de Mohamed-Lakhdar Hamina, palme d’or du festival de Cannes en 1975 et "Patrouille à l’est" d’Amar Laskri seront projetés au cours de ces journées organisées à l’initiative de la maison de la culture et de l’association nationale "El Adwa".
Les séances, programmées à la maison de la culture jusqu’au 12 décembre prochain, seront suivis de débats animés par les acteurs Chafia Boudraâ, Hacène Benzerari et le réalisateur Amar Laskri.
Parallèlement à ces projections, une exposition dresse le portrait et retrace les itinéraires des grands noms du cinéma algérien, permet de découvrir une rétrospective sur 50 ans de cinéma révolutionnaire et donne à admirer l’ensemble des affiches des films ayant eu pour thème la lutte de libération nationale.

APS

jeudi 5 décembre 2013

« 50 ANS APRES : OUVRIR UNE NOUVELLE PAGE DES RELATIONS FRANCO-ALGERIENNES »






______ ASSOCIATION FRANCE-ALGÉRIE _____________    

   Fondateur : Edmond MICHELET                                                    Président : Jean Pierre CHEVÈNEMENT   

            COMMUNIQUE DE PRESSE

Colloque international pour célébrer le 50ème  anniversaire de l’Association France Algérie :

« 50 ans Après : Ouvrir une nouvelle page des relations franco-algériennes ».

 

L’Association France Algérie aujourd’hui présidée par Jean Pierre Chevènement organise un colloque international pour célébrer ses 50 ans d’existence.  L’AFA a été créée en 1963 à l’instigation du Général de Gaulle afin de toujours privilégier l’amitié entre les deux peuples algérien et français. Cette ambition a été suivie par les Présidents successifs et lors de la Présidence emblématique de Germaine Tillion. Tous ont préservé et renforcé cet héritage : des relations exceptionnelles entre les deux sociétés civiles algérienne et française. 

50 ans après, la relation franco-algérienne est dominée par la nécessité d’une concertation toujours plus étroite. Les deux pays sont confrontés aux mêmes défis et enjeux qui bouleversent le monde, mais d’abord l’Europe, l’Afrique du Nord, le monde arabe, l’Afrique. Ce contexte exige entre l’Algérie et la France une relation forte, une consultation mutuelle fréquente, que seule la confiance en des relations étroites entre les sociétés française et algérienne peut garantir et pérenniser. Elles seules peuvent donner un sens à une forme d’entente « exceptionnelle » nécessaire pour affronter les bouleversements technologiques et économiques et les mutations géopolitiques et culturelles du monde à venir

Acteur de sensibilisation, l’Association France-Algérie œuvre désormais pour apporter son expertise dans la relation de demain entre la France et l’Algérie. Avec une légitimité de 50 ans de défense du renforcement de l’amitié franco-algérienne, l’AFA reste garante de la crédibilité d’un axe entre Paris et Alger dans les décennies à venir, bénéfique pour les deux pays : l’incompréhension entre nos deux sociétés est la plus grande menace pour notre relation, à tant d’égards essentielle. 

Plusieurs spécialistes français et algériens s’exprimeront sur trois thèmes « tests » de la nouvelle page qu’il faut écrire : géopolitique sur la situation en Afrique, notamment subsaharienne, économique et technologique sur les grands défis industriels,  éducatifs et universitaires enfin. Le débat portera sur les moyens nécessaires à la constitution d’une entente durable et de ses effets sur la stabilité et le développement en Afrique, en Europe et en Méditerranée.

L’Association France Algérie a été fondée le 20 juin 1963, à l’initiative du Général de Gaulle, par des personnalités françaises réunies autour d’Edmond Michelet, ancien Garde des Sceaux, qui avaient en commun la conviction profonde que l’accession de l’Algérie à l’indépendance en juillet 1962 pouvait établir entre les deux États et les deux peuples une ère nouvelle de relations faites d’estime et d’amitié.

52 rue de Bourgogne – 75007 PARIS – Tél. : 01 45 50 32 16 (tous les après-midis)

E-mail asso-afa@orange.fr – site web : france-algerie.fr
 
 
 
 
 
ASSOCIATION France ALGERIE
                Programme prévisionnel du colloque de l’AFA
 
Bibliothèque nationale de France
07 décembre 2013 14h -18h30
(Susceptible de modifications)
 
            « 50 ans après : ouvrir une nouvelle page
des relations franco-algériennes »
 
 
   14H00 : Ouverture du colloque par Mr Jean Pierre Chevènement
 
1: Une concertation renforcée dans le domaine  Géopolitique
 
Au Sahel et dans la région subsaharienne : Concertation  franco-algérienne dans le renforcement de l’aide  humanitaire. Concertation sur le recours à la médiation pour retrouver la paix civile.

Intervenants :
 
Hadj Hamou BENZEGHIR (ancien Président du Croissant Rouge Algérien)
 
Brigitte KEHRER (ancienne Chef de Délégation  du CICR en Afrique- Consultante et Médiatrice à l’ONU).
 
2 : une nouvelle approche dans le domaine de la relation industrielle, la  formation professionnelle, la recherche
 
Pour une approche concertée des politiques industrielles algérienne et française : le soutien aux PMI / PME et son accompagnement : l’adaptation et le renforcement de la formation professionnelle.
Concertation sur les liens nécessaires entre les politiques industrielles franco-algériennes et les programmes de recherche en particulier sur les nouvelles technologies.
 
-         Intervenants :
 
          Jean Louis LEVET, Haut responsable à la coopération industrielle et          technologique franco-algérienne.
 
          Pr. Hafid AOURAG, Directeur général de la recherche scientifique  et du développement technologique au Ministère algérien de la Recherche
 
3 : une nouvelle approche de l’enseignement supérieur, de la formation universitaire et  de la culture
 
Quelle future organisation des relations franco algériennes dans le domaine, de la formation universitaire et scientifique ? Quel nouveau partenariat éducatif ? Quels aménagements dans la mobilité internationale des enseignants et des étudiants des deux rives, dans la création de pôles  d’excellence, la mise en place d’un « Erasmus » franco algérien ?
 
Quelles avancées dans la reconnaissance d’une « Culture commune » ?
 
-         Intervenants :
 
Mme GENDREAU-MASSALOUX ancien Recteur de l’Université de Paris, ancienne Conseillère du Président  François MITTERRAND pour l’éducation, Membre  du Conseil d’Etat,  Grand-Croix de l’Ordre du Mérite.
 
 Ahmed DJEBBAR, Homme politique, Universitaire, Mathématicien de renommée internationale, Collaborateur de diverses institutions françaises et internationales dont l’Institut du Monde Arabe.
 
           19h00 : Clôture du colloque
 

LE GÉNÉRAL AUSSARESSES S'EN VA AVEC SES SECRETS :L'assassin de Ben M'hidi est mort

Aussaresses le tortionnaire et Ben M'hidi l'immortel
 
Aussaresses le tortionnaire et Ben M'hidi l'immortel
 
L'assassin du chef de la Zone autonome et du cerveau de la lutte contre l'armée française lors de la bataille d'Alger, Larbi Ben M'hidi, s'est éteint sans donner plus de précisions sur l'implication de l'armée française dans la guerre de Libération.

Le général Paul Aussaresses, qui avait ouvertement assumé son implication dans la torture durant la guerre d'Algérie, est mort à l'âge de 95 ans, a annoncé mercredi sur le site de l'association des Anciens parachutistes coloniaux héritiers des S.A.S «Qui Ose gagne».
L'Association n'a pas précisé la date du décès, mais dit que le général Aussaresses était «hospitalisé depuis quelque temps».
Le général Aussaresses avait été condamné en 2004 pour apologie de la torture et exclu de l'ordre de la Légion d'honneur.
Ancien responsable des services de renseignement à Alger pendant la guerre d'Algérie, le général Aussaresses avait été condamné au terme d'un procès qui avaient fait grand bruit.
En 2001, il avait admis dans son livre Service spéciaux, Algérie 1955-1957, avoir pratiqué la torture, «tolérée, sinon recommandée» selon lui par les politiques. Ces confessions, accompagnées d'interviews dans la presse, avaient suscité une tempête politique.
Le général Aussaresses avait reconnu avoir procédé à l'exécution sommaire, par pendaison maquillée en suicide, de Larbi Ben Mhidi, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, les faits étant commis avec l'assentiment tacite, selon lui, de sa hiérarchie militaire et d'un juge qui aurait lu le rapport sur le prétendu suicide avant que celui-ci ait eu lieu.
Le 5 mars 2007, dans un entretien au Monde, Aussaresses retrace les dernières heures de Larbi Ben M'hidi qui aurait été conduit dans la ferme désaffectée d'un colon extrémiste, dans la Mitidja. Six hommes dont Aussaresses préparent l'exécution en passant une corde à travers un conduit de chauffage.
L'un des hommes a joué le rôle du supplicié pour vérifier que tout était au point.
Un parachutiste veut bander les yeux de Ben M'hidi. Celui-ci refuse.

Ben M'hidi sera pendu les yeux bandés
Le soldat répond qu'il exécute un ordre. Ben M'hidi réplique qu'il est colonel de l'ALN et qu'il sait ce que sont les ordres. Sa demande sera finalement refusée; il sera pendu les yeux bandés. Suite à ces révélations scandaleuses, le 4 mai 2001, Jacques Chirac, président de la République, se déclare «horrifié par les déclarations du général Aussaresses» et demande que la Légion d'honneur de Paul Aussaresses lui soit retirée et que le ministère de la Défense prenne des sanctions disciplinaires à son égard.

Les révélations d'Aussaresses
Le président Chirac signera un décret qui placera le général Aussaresses en position de retraite alors qu'il était dans la 2e section des officiers généraux. Il restera ensuite le seul officier général des armées françaises sanctionné placé dans cette position administrative.
Le 13 juin 2001, le procureur de la République de Paris fait citer Aussaresses devant le tribunal correctionnel de Paris, en raison de divers passages figurant dans son ouvrage.
Le général Aussaresses a, par ailleurs, fait l'objet de plaintes séparées pour les crimes de tortures qu'il avait reconnus dans son livre.
Une autre procédure avait été ouverte mais la Cour de cassation l'a rejetée, les crimes de torture commis lors de la guerre d'Algérie ayant été amnistiés.
Paul Aussaresses a toujours affirmé que ses actes avaient été commis avec l'aval de sa hiérarchie et de l'autorité politique.
Les révélations d'Aussaresses avaient soulevé un tollé sur la scène médiatique et politique algérienne et de nombreux témoins de la révolution algérienne ont dénoncé ses déclarations et ont souhaité que les militaires français soient poursuivis devant la justice internationale pour crime contre l'humanité.
Aussaresses n'a pas levé tout le voile sur les exactions de l'armée française et sa mort n'a pas totalement enterré la vérité sur cette période coloniale douloureuse.

Réactions

Louisa Ighil Ahriz, (moudjahida):
«Aussaresses est parti sans dire toute la vérité. Il a reconnu avoir tué Ben M'hidi, il n'a pas dit toute la vérité sur les centaines de disparus algériens qui ont été torturés et assassinés durant la bataille d'Alger. Il n'a rien dit également sur la mort de Maurice Audin. Il faut savoir qu'Aussaresses était dans un premier temps contre la torture et un ami du général de Bollardière, avant d'être récupéré par le général Massu qui l'a mis sous sa coupe et totalement retourné. Mais entre généraux, il n' y a pas de pires et moins pires généraux, ils se valent tous. De toute façon, ils ont été les acteurs de la torture en Algérie.»

Bachir Derrais, producteur du film sur Ben M'hidi
«J'ai rencontré Aussaresses en 2008 à Montparnasse, il m'avait accordé un entretien de cinq heures pour l'écriture de scénario du film sur Ben Mhidi et je peux vous garantir qu'il avait encore la haine dans ses yeux. Il n'avait pas digéré l'indépendance de l'Algérie, le départ de l'armée française du pays. Il ne parlait que de l'action de la France en Algérie et de sa mission «civilisationnelle». Dommage qu'il soit parti sans tout dire. Il a deux filles et on ignore s'il a encore laissé des mémoires pour les faire publier. Dommage que ces militaires partent sans être inquiétés et condamnés par la justice internationale, alors qu'ils ont commis des crimes plus atroces que les nazis. Ceci au moment où ces derniers sont poursuivis dans le monde, les parachutistes sont totalement libres en France et ailleurs.»

Mme Meriem Belmihoub Zerdani (avocate et moudjahida):
«Allah la yaredou (que Dieu fasse qu'il ne revienne plus). Aussaresses est un acteur de la torture. Il a été l'assassin de Ben M'hidi, que j'ai connu quand on préparait le congrès de la Soummam, avec Abane Ramdane et Omar Oussedik. Mais quelque temps après, on a été arrêtés, quand les parachutistes nous ont encerclés, moi, Amara Rachid et le commandant Azzedine. La mort d'Aussaresses n'apportera rien à la vérité.» «Je suis contente de sa disparition, c'est une pourriture en moins sur la planète.
C'est des gens comme lui qui ont torturé et assassiné des militants algériens. Les militaires français ont été dressés comme des chiens pour soutirer nos aveux, mais on a été très forts et on répondaient à la torture par des chants et des youyous. Pour ce qui est de la vérité, nous avons déjà tout dit sur la torture et les exactions de l'armée française, mais eux, ils ont toujours peur de parler et d'ouvrir leurs archives et ils ne sont pas près de les faire sortir au grand jour.

L'EXPRESSION

dimanche 1 décembre 2013

Film sur l’Emir Abdelkader : le réalisateur Charles Burnett en repérage à Miliana


Le réalisateur américain Charles Burnett est en repérage depuis quelques jours à Miliana (Aïn Defla) avant d’entamer le tournage du film sur la vie de l’Emir Abdelkader (1832-1883), a-t-on appris samedi auprès du directeur du Musée de l’Emir Abdelkader, Abbas Kébir Benyoucef.
Le tournage du film dont le scénario est co-écrit par l’anthropologue algérien, Zaïm Khenchlaoui, et le scénariste et producteur français, Philippe Diaz, devrait s’étaler jusqu’à février 2014, avaient annoncé les coproducteurs algérien et américain.
L’équipe artistique et technique est composée de professionnels algériens, américains et européens.
Cette équipe est, en outre, appelée durant le tournage de "mener un programme de formation de jeunes artistes et techniciens algériens", selon l’Aarc (Agence algérienne pour le rayonnement culturel), co-productrice du film avec la société américaine basée à Hollywood (Californie), "Cinéma Libre Studio", et dirigée par Philippe Diaz.
Le film devrait restituer les "principaux évènements de la vie de l’Emir Abdelkader", en commençant par le sauvetage en 1860 en Syrie de plus 12.000 chrétiens attaqués par les communautés druzes et sunnites lors de conflits interconfessionnels.
Il ambitionne, selon les producteurs, de donner "une vision corrigée de l’histoire de la résistance algérienne contre la colonisation française" et de "transmettre à un public international le message de cet homme de paix et de tolérance".
Charles Burnett est l’auteur d’une vingtaine films dont "Killer of Sheep" (1977) et "Namibia" (2009).

APS

dimanche 10 novembre 2013

Une vie partagée avec Messali Hadj, mon père, récit sur la carrière d’un militant controversé


Un récit évoquant la vie et le parcours du père du mouvement national algérien, Messali Hadj, à travers le regard de sa fille Djanina Messali-Benkelfat, est paru sous le titre "Une vie partagée avec Messali Hadj, mon père".
Cet ouvrage, sorti à l’occasion du 18ème Sila (Salon international du livre d’Alger) aux Editions Hibr et Lazhari Labter, se veut une "réhabilitation de la personne et la famille de Messali Hadj, longtemps accablées de contre-vérités historiques et de campagnes de diffamations", écrit l’auteure.
D’entrée de jeu, la fille de Messali met en parallèle la "grande popularité" de Messali Hadj, les marques de sympathie et l’admiration des Algériens à son égard, et les conditions "humiliantes" de ses funérailles à Tlemcen en 1974, un paradoxe parmi d’autres relevés tout au long du récit.
L’ouvrage que Djanina Messali-Benkelfat conçoit comme "une promesse faite au père", restitue la vie de Messali depuis son jeune âge dans sa ville natale de Tlemcen jusqu’à son élection à la tête de l’Etoile nord-africaine (ENA) en 1926, en passant par les évènements qui ont émaillé son engagement militant dont sa rencontre en France avec Emilie Busquant, fille d’un ouvrier syndicaliste, qui deviendra son épouse.
Estimée de tous, Emilie Busquant, était considérée comme un trait d’union entre les pionniers de l’ENA.
Elle "pouvait remplacer au pied levé n’importe qui, même Messali", au sein de la jeune formation politique, et cette qualité de la jeune femme "a favorisé la cohésion et l’esprit d’équipe au sein de l’Etoile, puis l’éclosion du PPA -Parti du peuple algérien", affirme Djanina Messali.
Longtemps occulté, le rôle d’Emilie Busquant au sein du mouvement national était d’autant plus important, témoigne sa fille, que Messali Hadj a passé plusieurs années en exil, en résidence surveillée ou encore dans différentes prisons.
L’auteure évoque aussi les principaux compagnons de lutte de Messali, à l’exemple d’Abdellah Filali, son "homme de confiance", Radjef Belkacem, "excellent orateur chargé des meetings et de la propagande", ou Aksas Ali qui assumait des "responsabilités purement politiques".
Djanina Messali revient également sur la première apparition du drapeau algérien "le 5 août 1934, lors de l’assemblée générale de l’Etoile", comme rapporté dans les mémoires de Messali Hadj. Elle y ajoute juste que Mme Messali (Emilie Busquant) "qui travaillait à cette l’époque dans le dessin industriel était la plus qualifiée pour concevoir l’emblème".
Revenant sur la création du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) et de l’Organisation Secrète (OS) chargée de préparer l’insurrection armée sous la direction de Mohamed Belouizdad, l’auteure évoque les relations difficiles entre son père et les futurs leaders de la révolution algérienne dont Mohamed Boudiaf à qui tout un chapitre est réservé dans le récit.
Au déclenchement de la guerre de libération, le MTLD est dissous et se transforme, suivant le même processus, analyse-t-elle, en Mouvement national algérien (MNA).
La fille de Messali détaille par le menu cette période cruciale dans l’histoire du mouvement national, le conflit entre le FLN (Front de libération nationale) et le MNA, ses raisons, ses menées ainsi que sa récupération par l’administration coloniale, le tout décrit comme "une guerre dans la guerre".
L’auteure livre aussi les souvenirs de ses années passées aux côtés de Messali en tant que secrétaire particulière de 1953, date de la disparition d’Emilie Busquant (sa mère), jusqu’à l’indépendance le 5 juillet 1962.
Jusqu’au décès de Messali Hadj en 1974, rappelle-t-elle dans ce livre-témoignage, elle sera le seul soutien du militant.
Le livre a été publié "suite à l’initiative du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a remis le nom de Messali dans l’espace public en tant que fondateur du mouvement national, restituant ainsi un +maillon manquant+ de l’histoire (...) Il raconte la vie d’une famille en la replaçant dans le contexte historique du mouvement national", a confié à l’APS Djanina Messali.

APS

vendredi 8 novembre 2013

"Algérie ma liberté" : un spectacle plein de grâce accueilli avec émotion à Tizi-Ouzou


"Algérie, ma liberté", un spectacle de danse qui raconte la lutte du peuple algérien pour se libérer du joug colonial français, a été accueilli jeudi avec émotion par le public du Théâtre régional Kateb Yacine de Tizi-Ouzou.
Cette nouvelle production du ballet national, présentée en avant première le 24 octobre dernier au Théâtre National Algérien, retrace les grandes étapes de la période coloniale. Le spectacle s’ouvre avec des scènes de danses, effectuées par de jeunes ballerines aux mouvements fluides, tout en légèreté, pour évoquer la paix dans laquelle vivaient les Algériens avant l’arrivée de l’occupant français.
Cette vie paisible est sitôt balayée par une tourmente soudaine qui s’est abattue sur le pays. L’insouciance du danger, voire de l’avenir, cède la place à la pauvreté, matérialisée par des cireurs, annonçant une véritable descente aux enfers.
La chorégraphie s’emballe soudainement avec le bruit de l’explosion d’une bombe, les danseurs reproduisent, avec leurs expressions corporelles, toute la sauvagerie de l’occupant.
Chaque mouvement, chaque gestuelle, chaque expression des danseurs montraient la douleur ressentie par une Algérie meurtrie face aux exactions de l’armée coloniale française contre un peuple fier, à la torture, à l’emprisonnement, à l’humiliation, aux exécutions arbitraires. Le tableau, exécuté savamment, n’a pas laissé indifférent le public qui n’a pas tari en applaudissements.
Les Algériens qui refusent de courber l’échine, se rebellent et s’organisent pour mener la lutte armée et arracher la liberté confisquée par le colonisateur.
Les danseurs ont reproduit une embuscade bien préparée qui a permis de vaincre l’ennemi. Le lourd tribut payé par les Algériens pour se libérer du joug colonial a été symboliquement représenté par une moudjahida, tombée au champ d’honneur les armes à la main.
Le spectacle s’achève sur la proclamation de l’indépendance de l’Algérie. Les danseurs exécutent des danses joyeuses exprimant la liesse de tout un peuple enfin libéré le 05 juillet 1962 du joug colonial, danses qui ont été ponctuées par des Youyous qui fusaient de la salle ou le public n’arrêtait pas de lancer des "bravos" d’encouragement.
"Algérie, ma liberté" est signée Fatma Zohra Namous, aidée à l’écriture par Mourad Snoussi. La mise en scène est l’œuvre de Konstantin Iliev, Belhadi Saghira et Dradela Nadia. La chorégraphie a été réalisée par Noune Moussa et Rahmouni Abdelhalim. Ce spectacle est exécuté par 19 danseurs et 15 ballerines.

APS

jeudi 7 novembre 2013

’Memoria’ supplément de "El-Djazair.com" consacré à la Révolution de Novembre


"Aux origines du 1er Novembre. La part du politique dans la révolution" est le titre du supplément mensuel d’histoire "Mémoria" du magazine "El-Djazair.com", paru à l’occasion du 59ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale.
A travers une centaine de pages, ce supplément propose un flash-back sur la participation algérienne aux élections de 1945 à 1947 et les évènements ayant marqué la période 1945-1954 dont l’activité politique de l’UDMA, le PPA, le MTLD et l’Association des oulémas.
Les écrits, illustrés d’anciennes photographies des symboles du nationalisme algérien et de la lutte algérienne contre l’occupant français comme, notamment, Ferhat Abbas, Messali Hadj, Hocine
Lahouel, Mostefa Benboulaïd et Mohamed Belouizdad, montrent, entre autres, comment l’administration coloniale truquait les scrutins et l’attitude des autorités coloniales envers les nationalistes algériens.
Un volet est consacré à l’Organisation spéciale (OS), sa naissance, ses leaders, ses militants et responsables régionaux, dont Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf, Ahmed Mahsas, Ahmed Ben Bella, M’hamed Yousfi et Souidani Boudjemaa, tandis qu’un autre met en lumière le journal El Moudjahid, considéré comme "un organe central qui a servi la Révolution algérienne pour exprimer ses positions et préciser sa doctrine".
Une partie, intitulée "Le congrès de la Soummam. La primauté du politique sur le militaire" et illustrée par des visages souriants en haut de la page de Abane Ramdane et Larbi Ben M’hidi séparés par la maison ayant abrité le congrès à Ifri Ouzellaguen, revient sur les principaux évènements de la période allant de 1956 jusqu’aux négociations d’Evian.
Le supplément comporte aussi un hommage au général et homme politique vietnamien Vo Nguyen Giap (décédé en octobre 2013), sous le titre "Un ami de l’Algérie s’en est allé" dans lequel Leila Boukli et Boualem Touarigt évoquent le parcours militant et politique du défunt.
Dans sa lettre, l’éditeur du magazine, Ammar Khelifa, a relevé que "seule la mémoire collective, comme un fait vital et impératif, peut soutenir la vivacité des lueurs d’antan et se projeter dans un avenir stimulant et inspirateur. Elle doit assurer chez nous le maintien et la perpétuation des liens avec les valeurs nationales et le legs éternel de la glorieuse révolution de Novembre".
Il a estimé que les moudjahidine et moudjahidate "se doivent davantage de réaffirmer leur mobilisation et leur engagement dans le soutien du processus national tendant à éterniser et à sacraliser l’esprit chevaleresque de Novembre", soulignant que "ceci n’est qu’un noble devoir envers les générations montantes, qui, en toute légitimité, se doivent aussi de le réclamer". Précisant que "raviver la mémoire, la conserver n’est qu’une détermination citoyenne et nationaliste", l’éditeur a fait savoir que "toute structure dépouillée d’histoire est une structure sans soubassement et toute nation dépourvue de conscience historique est une nation dépourvue de potentiel de créativité et d’intégration dans le processus de développement".

APS