samedi 5 juillet 2014

Célébration du 52e anniversaire de l’indépendance et de la jeunesse



SETIF
Un programme riche et varié
Dans la wilaya de Sétif la célébration du double anniversaire de la fête de l’indépendance et de la jeunesse a été marquée par un imposant programme d’activités culturelles, de réception et de lancement de nouveaux projets, moment aussi de juste reconnaissance à l’endroit de tous ceux-là, survivants encore parmi les moudjahidine et autres composantes de la famille révolutionnaire. Dans la soirée de mercredi, le wali, Mohamed Bouderbali, accompagné du président de l’APW et des autorités civiles et militaires s’est  rendu au parc d’attractions  où il a assisté  à une soirée musicale et a mis  à profit cette occasion pour honorer  les lauréats de différents concours sportifs organisés à cette occasion. Une soirée d’autant imposante qu’elle fut aussi marquée par la présence de Abdelmoumen Djabou, l’enfant de Sétif, revenu tout droit du Brésil où il fu, avec ses coéquipiers, l’un des dignes représentants de l’Algérie au Mondial. L’international algérien, sollicité par de nombreux jeunes qui ont apprécié ses prestations sur le petit écran ou les écrans géants mis en place à travers la ville, à été également honoré en cette soirée par le wali, le président de l’APW et le président de l’APC de Sétif.
Hier, les autorités de la wilaya accompagnées des membres de la famille révolutionnaire et de la société civile se sont rendues au « Maquam Echahid » pour y déposer une gerbe de fleurs à la mémoire de nos glorieux martyrs. Comme Ils ont procédé à l’inauguration d’une exposition d’arts plastiques à la salle des fêtes.
Sur les hauteurs de Sétif à « El Bez », le wali procédera à l’inauguration de la coopérative  apicole qui est dotée d’un rucher école et qui s’inscrit dans la dynamique que connaît la wilaya dans ce domaine, aidée en cela par une très forte adhésion des jeunes des zones montagneuses. Sur ces lieux se tiendra une cérémonie de remise de décisions et de ruches à 13 jeunes de la daira de Amouchas sur une vaste opération  financée sur le budget de wilaya qui doit se poursuivre et toucher, en plus de nombreux bénéficiaires, 500 autres jeunes de la wilaya.
Dans la daira de Ain Azel ensuite, au sud de la wilaya, le chef de l’exécutif de wilaya procédera à la pose de la première pierre d’une stèle symbolisant l’événement. Il inaugurera en ce mois de ramadhan et à la grande satisfaction des jeunes qui recevront des décisions, un nouveau souk de proximité doté d’une capacité de 100 stands. Des festivités qui ne seront pas sans être couronnées par une grande soirée à la maison de la culture Houari-Boumediène.
F . Zoghbi
Dans le sud   manifestations culturelles  et nombreux projets inaugurés
Des recueillements à la mémoire des martyrs, des  inaugurations de projets socio-économiques et culturels, et des manifestations  sportives et artistiques ont marqué la célébration, samedi, du double anniversaire  de l’indépendance et de la fête de la jeunesse, dans les wilayas du Sud du pays.  Des cérémonies de levée des couleurs nationales et de dépôt de gerbes  de fleurs, accompagnées de la lecture de la Fatiha du saint Coran ont été organisées  au pied des stèles commémoratives, à travers les wilayas d’Ouargla, Ghardaïa,  Laghouat, Illizi, Tamanrasset, El-Oued, Bechar, Naâma, El-Bayadh, Adrar et Tindouf.        
Les festivités officielles de la wilaya d’Ouargla ont été mises sur  pied, cette année, à Hassi-Messaoud où notamment un moudjahid (Boualem Belaid)  a été honoré et des diplômes de fin de formation ont été remis à 30 stagiaires  (2ème promotion), spécialité soudure-pipe, du centre de formation professionnelle  de la Sonatrach d’Ouargla, ainsi que des cadeaux aux lauréats de la wilaya à l’examen du brevet d’enseignement moyen.
Des titres de logements de fonction destinés aux personnels de l’éducation  ont été également attribués à cette occasion au niveau des daïras d’Ouargla et  Sidi-Khouiled.  Dans la wilaya de Naâma, un centre de médiation de toxicomanie  ainsi  qu’un centre d’hémodialyse, un établissement de prise en charge de l’enfance  en détresse, et deux salles, l’une omnisports et l’autre polyvalente, ont été  mis en service au chef-lieu de wilaya où a été également lancé en chantier un  projet de groupement scolaire de classe ‘’B’’.
Un centre foncier intercommunal, une bibliothèque et une salle de cinéma  et une piscine de proximité ont été mis en exploitation au niveau de la daïra  de Mécheria (Naâma) ou a été lancé la réalisation d’un CEM et de 30 logements  promotionnels, tandis qu’une piscine de proximité et une annexe de la formation  professionnelle ont été inaugurées dans la commune de Djeniène Bourezgue et  une salle de cinéma dans celle d’Ain-Sefra.  Plusieurs projets socioéconomiques ont été inaugurés dans la wilaya  voisine de Bechar, dont un nouveau bureau de poste au niveau de la nouvelle zone urbaine ‘’Zone Bleue’’, un guichet de poste à la gare routière, une auberge  de 50 lits et un terrain de jeux équipé en gazon synthétique, en plus du lancement  d’un projet de centre psychopédagogique pour enfants handicapés mentaux.        
Des cérémonies de remise de prix, cadeaux et trophées aux différents  lauréats des concours culturels et tournois sportifs organisés à l’occasion  sont prévus à la Maison de la culture de Bechar.  Dans la wilaya d’Illizi, où des moudjahdine et veuves de Chouhada  ont été aussi honorés, il a été procédé à l’inauguration de la pelouse synthétique  du stade du ‘’19-Mars 1962’’ et d’une exposition retraçant des pans de la glorieuse  révolution du 1er Novembre 1954, en plus de l’organisation d’activités culturelles  et sportives à travers l’ensemble des communes de la wilaya.  A  Adrar, la maison de la culture du chef-lieu de wilaya a abrité une  exposition retraçant des épopées de la révolution algérienne, ainsi qu’une réception  en l’honneur de moudjahidine,  des lauréats des examens de fin d’année et des  vainqueurs des tournois sportifs.
Dans la wilaya de Ghardaïa, les autorités locales ont notamment procédé  à la baptisation de structures culturelles et sportives au nom de chouhada,  et mis en exploitation une bibliothèque et une auberge de jeunes à Métlili.
Un lycée de 800 places a été inauguré, à cette occasion, dans la wilaya  voisine de Laghouat, baptisé au nom du défunt Moudjahid ‘’Tahar Sefsafa’’, en  plus de l’organisation par la sûreté de wilaya d’une visite au profit de ses  agents au musée du Moudjahid, suivie d’une conférence et de la projection d’un  film documentaire sur l’évènement de cette célébration, ainsi que d’un tournoi  sportif inter-services de police. Des activités similaires ont été mises sur pied à cette occasion  dans différentes autres wilayas du Sud.
Dans l’Est
Nombreuses réalisations socioéconomiques inaugurées
La célébration du 52ème anniversaire de l’indépendance  et de la fête de la jeunesse a été marquée, samedi dans l’Est du pays, par l’inauguration  de nombreuses réalisations socioéconomiques et de jeunesse.
A Constantine, trois nouveaux marchés de proximité ont été inaugurés,  et trois autres baptisés de noms de martyrs et de moudjahidine, juste après  la cérémonie de recueillement à la mémoire des chouhadas, au Carré des Martyrs.  La veille, le palais Ahmed Bey, siège du musée public national des arts  et expressions culturelles traditionnelles, a été le théâtre de la célébration  de «la nuit des musées», marquée par l’illumination du somptueux palais.   L’inauguration de «la Salle du Diwan» et l’organisation d’une exposition  dédiée aux cavaliers, à la fantasia et aux chevaux barbe et pur-sang arabes,  initiée par le musée de la wilaya de Médéa, ont également figuré au programme  des festivités.
A Souk Ahras, l’inauguration d’une annexe communale de l’état civil  et la visite d’une salle d’activités polyvalente dont l’ouverture est prévue  le 1er août prochain ont caractérisé cette date anniversaire, tandis qu’à Batna,  la fête de l’indépendance a donné lieu au raccordement de 315 foyers au réseau  du gaz naturel. L’inauguration d’une gare routière et la pose de la première pierre  d’une salle omnisports de 500 places, ainsi que la remise symbolique des clés  de logements participatifs ont été organisés à Skikda, tandis qu’à Bordj Bou  Arreridj, la fête de la jeunesse a été marquée par l’organisation d’un cross  pour les moins de 14 ans et l’inauguration d’une antenne administrative. A Jijel, un hommage a été rendu à des moudjahidine lors de cérémonies  organisées par la commune et la Sûreté de wilaya, au moment où à El Tarf  deux  marchés couverts, réalisés au profit de 80 jeunes, ont été inaugurés.
Mascara
La police célèbre l’événement
A l’occasion du 52e anniversaire de l’indépendance correspondant au 5 juillet de chaque année, et en application des instructions du commandement, la sûreté de wilaya de Mascara et les sûretés de daïras y relevant, à l’instar de tous les services de police à travers le territoire national, ont fêté l’évènement à travers diverses activités.  Une conférence a été animée, au niveau de la salle de conférences, par le professeur d’histoire à l’université de Mascara Bendaha Adda, accompagné à l’occasion par  des moudjahidine de la région ayant vécu l’époque de la révolution. Des cadres et des agents de la sûreté de wilaya ont pris part à la conférence.  Le conférencier a évoqué l’effet de la religion sur la révolution algérienne, ayant animé un état d’esprit élevé pour combattre le colonialisme français. Selon le professeur, les moudjahidine ont été motivés par la passion religieuse dans leur quête de la libération du pays. Il a aussi mis l’accent sur les sacrifices du peuple algérien qui a payé de son sang pour obtenir son indépendance.  A la fin de la conférence, des cadres de la sûreté de wilaya ont remis au professeur Bendaha ainsi qu’aux moudjahidine des cadeaux symboliques en guise de reconnaissance de leurs efforts visant à transmettre le message aux prochaines générations. D’autre part, trois sportifs, enfants de policiers vainqueurs dans des compétitions organisées à l’occasion, ont été honorés.  Par ailleurs, une visite au musée du Moudjahid a été organisée au profit des policiers stagiaires des deux sexes. C’était l’occasion pour eux de prendre connaissance de l’archive de la grande révolution ainsi que des différentes étapes historiques les plus importantes. Des journées portes ouvertes ont aussi eu lieu au niveau de la maison de la culture Abi Ras Ennaciri, où les bilans enregistrés par les différents services de police lors du premier semestre de l’année en cours ont été exposés. Les visiteurs pouvaient aussi admirer les nouveaux moyens utilisés dans la lutte contre la criminalité, notamment ceux qui ont été mis à profit de la police technique et scientifique.
EL MOUDJAHID

Le président Bouteflika se recueille à la mémoire des chouhada au cimetière d'El Alia

Le président Bouteflika se recueille à la mémoire des chouhada au cimetière d'El Alia
Le président de la République Abdelaziz Bouteflika s'est recueilli samedi au carré des martyrs du cimetière d'El Alia (Alger) à la mémoire des martyrs de la Révolution du 1er novembre à l'occasion du 52e anniversaire de l'indépendance. Après avoir passé en revue une formation de la Garde républicaine qui lui a rendu les honneurs, le président Bouteflika a déposé une gerbe de fleurs au pied de la stèle commémorative et lu la Fatiha du Coran à la mémoire des martyrs de la Révolution.
Etaient présents les présidents du Conseil de la nation Abdelkader Bensalah, de l'Assemblée populaire nationale Mohamed Larbi Ould Khelifa et du Conseil constitutionnel Mourad Medelci, le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'ANP, le général de corps d'armée Ahmed Gaid Salah.
APS

mercredi 18 juin 2014

Hommage à la mémoire des 22 condamnés à mort exécutés en France au forum de la mémoire d’El Moudjahid : Afin que nul n’oublie

Brahim Ould Hamou, militant de la Fédération de France FLN et rescapé de la guillotine, a ému, hier, l’assistance, fort nombreuse, venue à la rencontre organisée par le forum de la Mémoire d’El Moudjahid, en coordination avec l’association Machaâl Echahid, célébrant la journée nationale des Condamnés à mort. Le témoignage poignant de ce militant racé était celui d’un homme qui a juré de ne pas oublier ses compagnons, auxquels il a tenu particulièrement à rendre hommage et en a salué le courage et l’abnégation. Des hommes, tel que le premier condamné à mort et exécuté, le chahid Bellil Abdallah, dit Abdallah Indochine, originaire de Sétif et qui était fils unique. Cet homme d’un courage inouï n’a pas tremblé alors qu’il s’apprêtait à mourir. Fièrement et avec le sourire, refusant même de mettre le bandeau, il n’a pas tremblé lors de son exécution, témoigne son compagnon Brahim Ould Hamou. Il a bravé courageusement les souffrances de la prison de la Santé (France). Il fut le premier condamné à mort exécuté en septembre 1958. Brahim Ould Hamou, les larmes aux yeux, s’est rappelé des souffrances endurées dans les couloirs sombres de la prison, qu’on appelait aussi les couloirs de la mort, où sont généralement parqués les condamnés à mort qui devaient être guillotinés. Cette guillotine, qui a fait tomber les têtes des meilleurs enfants de l’Algérie qui ont porté à bras-le-corps la guerre de Libération, doit nous rappeler, jusqu’à la fin des temps, l’atrocité coloniale et le prix consenti pour arracher l’indépendance de notre pays, a dit Brahim Ould Hamou. Cette machine de la mort restera un témoin irremplaçable des crimes commis par le colonialisme pendant la Révolution algérienne, indique, pour sa part, Me Ali Haroun, cadre dirigeant de la Fédération de France FLN. Il rappelle que près de 200 militants de la cause nationale, sur les 2.000 condamnés à mort, ont été exécutés entre 1956 et 1962. Les autorités judiciaires coloniales n’ont pas épargné le jeune Lakhlifi Abderrahmane, âgé à peine de 17 ans, et ce malgré l’intervention de plusieurs chefs d’État, du Pape et des instances de l’ONU pour arrêter son exécution. «La France doit reconnaître tous ses crimes de guerre», a-t-il lancé. Il a ensuite évoqué d’autres cas de condamnation suite à des jugements partiaux du tribunal militaire de Lyon dans la prison de Fort Montluc, où a eu lieu  l’exécution de trois militants de la Fédération de France du Front de libération nationale (FLN), à savoir Bouguendoura Miloud, Lekhlifi Abderrahmane et Makhlouf Abdelkader, et bien d’autres Algériens furent tout aussi impitoyablement exécutés. Me Ali Haroun souligne qu’il est temps pour l’État algérien de corriger une injustice historique, ces militants ne revendiquant que la reconnaissance qui leur revient de droit, regrettant au passage la disparition inexpliquée des archives les concernant. Ses militants devraient bénéficier d’un statut particulier et hissés au rang qui leur revient de droit, et la France coloniale qui refuse de présenter des excuses pour ses crimes contre l’humanité ne pourra échapper à l’histoire. D’autres militants, à l’instar d’Abdelkader Bekhouche et de Brahim Djari, n’ont pas oublié et ont apporté leurs témoignages sur les actions menées par des milliers de militants, tout en se remémorant encore cette attente de l’exécution. Ils gardent encore l’amer souvenir des moments passés à la prison, des moments chargés de souffrances, d’humiliations et de terreur. Ils ont longuement parlé du courage de leurs compagnons, qui ont subi les sévices du couloir de la mort avant de passer à la guillotine. Ils ont retracé les moments terribles de l’attente et les derniers moments passés avec les condamnés exécutés dans la prison de la Santé.
À la fin de cette rencontre, le président de l’association Machaâl Echahid, Mohamed Abed, a tenu à honorer le moudjahid Brahim Ould Hamou et en son nom l’ensemble des militants de la Fédération de France du FLN.

EL MOUDJAHID

vendredi 6 juin 2014

L'Emir Abdelkader : un homme politique chevronné et un éminent érudit (Fondation)

L'Emir Abdelkader : un homme politique chevronné et un éminent érudit (Fondation)

Des personnalités de la Fondation Emir Abdelkader ont souligné jeudi à Alger que l'Emir Abdelkader était un "un homme politique chevronné et un éminent érudit".
Lors du forum du  journal "DK News", les participants ont précisé que le fondateur de l'Etat algérien moderne, leader de la résistance algérienne contre le colonialisme français de 1832 à 1847, était un "intellectuel, homme politique chevronné, poète et un éminent érudit".
Le président de la fondation Emir Abdelkader Mohamed Boutaleb a évoqué à cette occasion les "qualités spirituelles et humanitaires de l'Emir Abdelkader, estimant que cette personnalité hors pair était à la fois un intellectuel, un homme politique chevronné, poète et un grand érudit.
Pour sa part, la secrétaire générale de la fondation Zhor Boutaleb a abordé le parcours de ce grand dirigeant, devenu un modele universel.
Elle a précisé à ce propos que la première tentative de codification du droit international humanitaire a eu lieu en Algérie en 1863 sous l'égide de l'Emir Abdlekader. Il a été le premier, a-t-elle ajouté, à promulguer "un décret récompensant pécuniairement celui qui ramènerait aux autorités algériennes un prisonnier français sain et sauf."
Mme Boutaleb a mis en exergue le rôle de l'Emir dans la mise en place du droit international, en abordant les situations de protection des droits des prisonniers.
Le Cheikh de la Tariqa Kadiria de Ouargla Si Hassan El Hassni a évoqué la vie et l'éducation de l'Emir à la zaouia outre sa sagesse politique, son identité algérienne authentique et son épopée héroïque.
L'écrivain journaliste Amar Belkhoudja a souligné que l'Emir Abdelkader était un homme de dialogue et de réconciliation, rappelant son rôle dans la libération des 1200 chrétiens lors des émeutes de Damas.
L'ancien ministre Boudjemaa Haichour a estimé pour sa part que l'Emir est considéré comme le précurseur incontesté de la codification du droit international humanitaire.
APS

lundi 19 mai 2014

Le Président Bouteflika rend hommage aux sacrifices des étudiants algériens durant le Guerre de libération

Le Président Bouteflika rend hommage aux sacrifices des étudiants algériens durant le Guerre de libération

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a rendu hommage aux lourds sacrifices consentis par les étudiants algériens durant la Guerre de libération pour le recouvrement de la souveraineté nationale et la libération du pays du joug colonial.
"A tous ces étudiants qui ont grandement contribué à la libération de l'Algérie et au recouvrement de sa gloire, à ces étudiants qui ont sacrifié leur vie pour que vive l'Algérie digne et sereine, aux étudiants martyrs et à leurs compagnons d'armes, j'exprime ma profonde gratitude et toute ma reconnaissance en cette journée mémorable", a souligné le président Bouteflika dans un message aux étudiants, lu en son nom par M. Mohamed Ali Boughazi, conseiller auprès de la Présidence de la République, lors d’une rencontre organisée lundi à l’université Hadj-Lakhdar de Batna, à l'occasion de la journée nationale de l'étudiant (19 mai).
La journée nationale de l'étudiant "nous renvoie à un parcours exaltant, riche d'enseignements et empreint de valeurs d'abnégation et de don de soi, propres aux Algériens, des valeurs dont nous nous imprégnons aujourd'hui pour mieux répondre aux aspirations de notre peuple à un avenir meilleur où règnent progrès, stabilité et bien être", a écrit le Chef de l'Etat.
"Par la célébration de cet anniversaire, l'Algérie entend exprimer son attachement et son profond respect de la mémoire collective nourrie et façonnée par ses enfants, toutes générations confondues", a-t-il ajouté.
"Fidèles que nous sommes au serment des chouhada, nous voulons, pour notre part, mettre en avant l'attachement des Algériens à leur Patrie et leur souci de préserver son unité et sa cohésion, sa dignité et sa fierté", a soutenu le président de la République.
Par ailleurs, le président Bouteflika a rappelé les choix fondamentaux adoptés par l'Algérie après le recouvrement de sa souveraineté nationale, à savoir la garantie de la gratuité de l'enseignement et la consécration du principe d'égalité des chances dans tous les cycles d'enseignement.
"L'Etat n'a ménagé aucun effort pour ouvrir de larges perspectives à la formation des étudiants en mettant à leur disposition tous les moyens d'accès aux connaissances scientifiques et au savoir-faire, capital intellectuel à même de leur permettre de relever les défis, en toute assurance, pour répondre aux exigences d'un monde en mutation rapide, qui repose sur deux pivots: une compétitivité renforcée et structurée et la haute qualité des performances", a conclu le président de la République.

APS

jeudi 8 mai 2014

8 Mai 1945 : De part et d’autre de la méditerranée, une histoire franco-algérienne

8 mai 1945
 
Jour de victoire en France, pour l’Algérie la 8 mai est un jour de deuil. Si le jour est férié en France, c’est parce qu’il célèbre la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Pour l’Algérie, le 8 mai 45 est la triste date où débutent les massacres d’une violence inouie. Ironie de l’histoire, ces deux événements, l’un symbolisant un pas vers la paix, l’autre une régression totale de l’humanité, pourtant le même jour, sont intrinsèquement liés.
Férié en France, le 8 Mai 1945 est un jour de fête. Il célèbre la capitulation de l’Allemagne Nazi de Hitler, mais surtout la fin d’une guerre  terriblement violente en Europe. Si le 8 Mai marque un tournant majeur dans la 2ème guerre mondiale, cette date ne désigne cependant pas l’arrêt total des combats, puisque la guerre contre le Japon durera encore quelque mois, jusqu’aux abominations commises à Hiroshima et Nagasaki.
capitulation
De la scène de liesse à une répression sanglante
Les massacres de Sétif, de Guelma et de Kherrata ont commencé le 8 mai 1945. Pendant plusieurs semaines, l’armée française se livrera à des massacres terribles entraînant la mort de milliers d’algériens, principalement à Sétif, Guelma et Kherrata.
En mai 1945, l’Algérie est un département français. Le 8 Mai 1945, alors que des défilés sont organisés pour fêter la capitulation allemande, des milliers de personnes défilent pacifiquement pour célébrer la fin de la guerre en Europe. Parmi les personnes rassemblées figurent des drapeaux français et algériens, des slogans en faveur de la libération de l’indépendantiste Messali Hajd fusent. Les autorités françaises n’apprécièrent pas ces signes d’indépendance et réclamèrent que les banderoles patriotiques et les drapeaux algériens ne soient pas arborés.
La manifestation va alors déborder lorsqu’un policier tire sur un jeune algérien, un tir qui lui est fatal. Suite à ça, les manifestants sont pris de panique et des émeutes éclatent causant la mort d’une centaine d’Européens.
Des représailles disproportionnées et punitives vont alors avoir lieu faisant un nombre innombrable de victimes algériennes. Selon les autorités françaises de l’époque, le bilan a été de 1 165 morts. Mais un rapport des services secrets américains a annoncé un bilan de 17 000 morts. Quant au gouvernement algérien, il avance un chiffre de 45 000 morts. Selon les historiens, il y aurait eu entre 8 000 et 20 000 morts. Certains parlent ainsi de « génocide ».  Le 8 Mai 1945, la télévision française de l’époque n’en parlera pas, préférant taire ce massacre qui causa la mort de milliers d’algériens.
8 mai
Espoirs déçus
À cette époque, Ferhat Abbas et Messali Hadj notamment entretiennent l’espoir d’une reconnaissance algérienne et de leur désir d’indépendance. Ces espoirs seront dramatiquement déçus par les événements de Sétif.
Malgré la contribution algérienne à la victoire due à leur participation à la guerre mondiale, les algériens n’auront aucune reconnaissance. Leurs aspirations à l’indépendance ne sont que désillusions. Rien de plus évocateur que les massacres le démontrent. Leurs revendications d’indépendance ne seront pas entendues. Ainsi, les massacres de Sétif indiquent les prémices de la guerre d’indépendance qui verra le jour 10 ans plus tard.
messali hadj
Une reconnaissance peu assumée
“Une tragédie inexcusable” avait déclare Michel Barnier en 2005, ministre des Affaires étrangères français de l’époque. Une première toutefois pour un membre du gouvernement français. Pour l’historien Benjamin Stora, le prix de la réconciliation ne peut être que la reconnaissance de ce que certains qualifient de « génocide ».
hollande bouteflika
Ces événements dramatiques marqueront à jamais l’histoire commune de l’Algérie et de la France. Comme l’a souligné en 1974 Abdelaziz Bouteflika “les relations entre la France et l’Algérie peuvent être bonnes ou mauvaises, en aucun cas elles ne peuvent être banales”. 69 ans après, le devoir de commémoration reste important pour s’assurer qu’on ne reproduise pas les erreurs du passé, sans pour autant tomber dans l’accablement et une logique de vengeance qui replongerait notre civilisation dans les instants les plus sombres de l’histoire et rouvrirait une plaie désormais cicatrisée.

Algérie Focus

L’INSURRECTION DE 1871 : Benjamin Stora : “C’est une épopée héroïque”


“L’année 1871 reste une date très significative dans l’histoire des deux pays, la France et l’Algérie. Alors qu’à l’Hexagone, on s’acheminait vers l’instauration de la troisième République en excluant la classe ouvrière dite laborieuse, en Algérie, on décrétait le statut fictif de ‘l’Algérie française’ au détriment du droit à la citoyenneté pour ceux qui étaient appelés les indigènes”, a souligné, hier, le célèbre historien français, Benjamin Stora, natif de Constantine et spécialiste de l’histoire du Maghreb contemporain.
Il y intervient au deuxième jour du Colloque international, dédié à l’insurrection de 1871, en Kabylie, qui s’est tenu hier et avant-hier, au théâtre régional Abdelmalek-Bouguermouh de Béjaïa. Développant une approche comparative entre les événements de 1871 à Paris, la Commune et l’insurrection d’El-Mokrani et Cheikh Aheddad, le conférencier a mis en exergue “cette incroyable simultanéité des dates de démarrage des deux révoltes, du fait qu’à la veille de l’éclatement des émeutes du 18 mars 1871 à Paris, plus précisément les 16 et 17 mars de la même année, Cheikh Aheddad, l’une des notabilités de Seddouk, avait lâché quelque 250 000 hommes au combat. Et pourtant, ce sont des histoires séparées. En fait, le comparatisme historique induit la séparation des deux événements”. Lors de sa communication intitulée “L’année 1871, de la commune de Paris au soulèvement en Kabylie”, M. Stora, qui s’est interrogé sur le croisement entre les deux insurrections de 1871, est revenu sur les liens qui peuvent exister entre ces deux révoltes. Il expliquera que “l’état de faiblesse et de fragilité de l’armée française, qui se traduisait par l’affaiblissement de son rôle politique et militaire, constitue, à mon sens, l’un des liens à relever. Il y a aussi la crainte de l’autorité militaire de perdre le pouvoir au profit d’une autorité civile. Comme ce fut le cas des notables et chefs religieux en Kabylie qui appréhendaient la perte de contrôle de la société”.
L’orateur, qui qualifiera le soulèvement de 1871, d’“une épopée héroïque”, rappellera, ensuite, que “face à la révolte populaire, la riposte de l’armée française ne s’est pas fait attendre, puisque les autorités militaires avaient mobilisé pas moins de 100 000 hommes pour étouffer l’insurrection de 1871. Viendra après la séquestration des terres et les déportations”. Pour l’historien français, le processus migratoire des Kabyles est dû, d’ailleurs, à la dépossession foncière. Intervenant dans la matinée d’hier, Slimane Zeghidour, rédacteur en chef et éditorialiste à TV5 Monde, a animé une conférence ayant pour thème “L’insurrection de 1871, la morale de l’histoire”. Selon lui, “la morale de l’histoire, c’est la dépossession territoriale massive et la dépossession mentale qui font que les Algériens ne décident plus de rien sur leur terre. Les Algériens sont restés des spectateurs passifs face à la transformation de leur pays”. M. Zeghidour a affirmé, en outre, que “quelque 2,4 millions d’Algériens, soit 40% de la population de l’époque, furent dépaysés ou retirés de leurs villages pour les mettre dans des camps de regroupement de l’armée française”.
L’orateur a estimé que “cette tragédie nationale s’inscrit aussi dans la continuité de cette problématique qui se pose à nos jours. Le déracinement continue jusqu'à aujourd’hui. La séquestration des terres est une question qui n’est pas encore réglée”. Il déplore, par ailleurs, qu’au lendemain de l’Indépendance, la politique des dirigeants algériens s’est inscrite dans la même logique. “La révolution agraire, à titre d’exemple, a participé à l’abandon des villages. Dommage que nos terres demeurent en friche. Personne ne s’y intéresse. On ne cherche même pas à connaître leur nature juridique, en vérifiant les pièces du cadastre. Une notion qui n’est pas entrée dans nos mœurs.” Pour sa part, Rachid Oulebsir, journaliste et écrivain, spécialisé dans la recherche sur le patrimoine culturel immatériel de Kabylie, a animé une conférence intitulée “La révolte de 1871 dans les mémoires villageoises”, au cours de laquelle il est revenu sur l’épineux dossier des terres agricoles séquestrées par l’administration française, pour les vendre aux notables de la colonisation.

Liberté