vendredi 6 juillet 2012

Emblème national Un symbole de la Révolution et de la République


Emblème national Un symbole de la Révolution et de la République

Il y a des événements dans la vie des Nations que seul le recours aux couleurs nationales est susceptible d’en traduire la profondeur, la portée et l’influence sur les gens qui les vivent.
Les Algériens ont fêté, en novembre 2009, la qualification de l’équipe nationale de football à la finale de la coupe du monde (Afrique du Sud, 2010) comme ils avaient célébré, en juillet 1962, l’indépendance du pays : dans la liesse générale et par un déploiement massif de l’emblème national.
L’emblème national, au même titre que l’hymne national "Qassaman" dans l’intégralité de ses couplets, sont des symboles et conquêtes de la Révolution avant d’être deux symboles "immuables" de la République, souligne la Constitution.
L’emblème national est constitué d’un rectangle vert et blanc frappé en son milieu d’une étoile et d’un croissant rouges. Ses caractéristiques techniques ont été officiellement définies par la loi 63-145 du 25 avril 1963.
Le législateur n’avait rien inventé. Dans l’exposé des motifs de cette loi, il a été relevé que : "L’Algérie, devenue un Etat indépendant reconnu comme tel par la communauté des Nations, se doit de choisir officiellement à son tour, un emblème national.
Cet emblème existe déjà : c’est celui que le peuple algérien a adopté spontanément dans les montagnes comme dans les villes, celui sous lequel ont accepté de souffrir et de mourir ses martyrs, et derrière lequel se sont rassemblés tous les patriotes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national".

Le drapeau national, dans sa composition actuelle, avait fait son apparition en Algérie à la fin des années 1930. "Le peuple algérien qui refusait toute idée d’appartenir à l’identité française, refusait de s’identifier au drapeau français. C’est alors que Messali Hadj a décidé d’utiliser un drapeau, algérien, pour participer, en 1937, à une manifestation pacifique à Alger pour dire que l’Algérie est algérienne. Ce drapeau en vert, rouge et blanc, portant une étoile et un croissant de lune, a été confectionné par l’épouse de Messali, Emilie Busquant, une française d’origine", soutient le chercheur Zoheir Ihaddaden. Après cette première apparition, ce drapeau a disparu de l’espace public pour refaire surface au milieu des années 1940. "Au cours de la deuxième guerre mondiale, avec la défaite de l’Allemagne qui se faisait sentir, le parti du peuple algérien (PPA) a pensé à manifester dans les rues en portant à bout de bras un drapeau national.
Les militants du PPA avaient cherché après le drapeau de Messali Hadj, mais il était introuvable. Cela dit, ils se rappelaient les couleurs et les symboles utilisés dans ce drapeau. Ils ont alors confectionné, dans l’atelier de Moufdi Zakaria, un drapeau inspiré de celui de Messali.
Il a été exhibé lors de la fête des travailleurs le 1er mai 1945 à Alger, Blida et Oran, puis le 8 mai 1945 dans toutes les villes d’Algérie", rappelle M. Ihaddaden.
Le professeur Amar R’khila complète : "Au niveau de chaque ville, un emblème a été exhibé lors des manifestations du 8 mai 1945. Mais l’emblème différait d’une région à une autre. Quant au drapeau de Messali Hadj, il a été utilisé pour couvrir la dépouille de Arezki Kahal qui a été à la tête du PPA après Messali Hadj".
La signification donnée aux couleurs et aux symboles utilisés dans la confection du drapeau national diffère. Pour Zoheir Ihaddaden, le vert symbolise l’espérance et le progrès, le blanc la paix et le rouge le sang des moudjahidine tandis que l’étoile et le croissant de lune renvoient à l’Islam. Selon Amar R’khila, toutes les composantes du drapeau algérien font référence à l’Islam.



APS

L’émir Abdelkader et la création de l’Etat algérien moderne


L’Emir Abdelkader Chevalier de la foi et précurseur de l’Etat algérien moderne

Leader de la résistance nationale contre le colonialisme français entre 1832 et 1847, l’Emir Abdelkader fut le précurseur de l’Etat algérien moderne. Témoin oculaire de l’effondrement dramatique de l’organisation politico-militaire érigée par la régence d’Alger sous l’empire Ottoman, suite à la chute d’Alger le 5 juillet 1830, l’Emir Abdelkader qui a eu à vivre la chute dramatique de la ville d’Oran, en 1831, lors d’une bataille à laquelle il avait participé à côté de son père, sut, dès le départ, que l’effort de guerre contre les nouveaux conquérants puisera son efficacité de la solidité de la nouvelle organisation politico-administrative et militaire qu’il était appelé à édifier.
Bâtisseur né, le jeune Abdelkader Ibn Mahieddine savait dès la prise d’Oran par l’Armée coloniale, qu’il ne pouvait faire barrage à la déferlante de cette armée suréquipée et moderne qu’à travers l’édification d’une Armée nationale dans le cadre d’un Etat moderne en rupture avec la forme d’Etat ayant engagé sans succès la défense d’Alger.
L’idée de l’Etat moderne s’appuyant sur les capacités propres au pays et les forces du peuple algérien fut un objectif majeur à atteindre pour le jeune Emir, natif d’El Guetna dans la région de Mascra.
C’est au père de l’Emir, Mahieddine, que devait échoir la mission de conduire le peuple algérien dans sa guerre contre le nouveau occupant. Ce dernier déclina l’offre des chouyoukhs et chefs de tribus de l’Ouest du pays, après la chute d’Oran, en proposant la candidature de son fils.
Le choix de l’Emir Abdelkader étayé par son père ne fut pas fortuit. L’Emir avait mené la guerre contre l’Armée coloniale, durant 15 ans, tout en jetant ses forces dans l’édification d’un état moderne, en dépit des moyens qui lui faisant défaut dans les conditions de l’époque.
La première « Moubayaa » (allégeance) eut lieu dans la plaine des Ghriss (près de Mascara), le 27 novembre 1832, sous l’arbre de Dardara, suivit d’un deuxième plébiscite général, le 4 février 1833.
Le plus grand défi qui s’opposa à la démarche de l’Emir fut les déchirements liés aux différents tribaux et au morcellement du territoire national. Certes, la motivation religieuse était un ciment pour la solidarité entre les tribus pour mener la guerre sainte, mais, elle demeurait insuffisante pour l’éclosion d’un sentiment d’appartenance patriotique. C’était sur ce segment que l’Emir avait fort à faire, en parallèle de la création d’un état avec tous ses attributs, notamment, une armée moderne, une administration, une diplomatie et une organisation économique.
Pendant 15 années, l’Emir s’était attelé avec une énergie phénoménale à fédérer les tribus algériennes, à partager le territoire national sur huit provinces « Khalifaliks » (Tlemcen, Mascara, Miliana, Médéa, Hamaza, Medjana, l’est du sahara et l’ouest sahara). Il put assoir l’autorité de l’Etat dans ces provinces où il avait ramené la sécurité. Il avait également crée une nouvelle monnaie dont la frappe se faisait à Tagdamet . La nouvelle monnaie permettait de régler les taxes, les soldes de l’Armée, les traitements des fonctionnaires et les opérations commerciales.
Sur le volet militaire, l’Emir avait établi la discipline, grâce une sorte de guide, dans lequel il introduisit les statuts de l’armée, appelé « Ouichaïch El Kataïb ». Ce livret contenait les règles à suivre, telle l’organisation des compagnies, des escadrons de la cavalerie et les artilleurs ou la distribution des rations alimentaires.
Face à environnement régional et international défavorable, et devant les difficultés immenses à se doter en armes, l’Emir recourut à des moyens propres, en édifiant un embryon d’industrie militaire. Il s’était attelé, le long de la résistance qu’il avait opposé à l’ennemi, à recruter des spécialistes dans la fabrication des armes et des munitions. C’est ainsi qu’il avait réussi à monter plusieurs arsenaux, des fabriques de poudre, en plus d’une fonderie à Miliana.
L’Emir Abdelkader qui fut, de l’avis même de ceux qu’il avait combattu, un illustre homme d’Etat, était aussi un humaniste respecté. Il avait participé, à côté d’autres grandes personnalités de ce monde, à poser les premiers jalons du droit international humanitaire.
Il partageait avec Henry Dunant l’idée d’aller vers une codification de la guerre. Pour ce qui est du traitement des prisonniers, l’Emir avait une longueur d’avance sur Dunant dont l’action donna naissance au Mouvement international de la Croix-Rouge, fondé en 1863 Mohamed Chérif Sahli, biographe de l’Emir, écrivait dans son livre « Abdelkader, chevalier de la foi », que l’Emir cherchait à humaniser la guerre qu’il menait contre l’Armée d’occupation française, en publiant un décret, à travers l’ensemble du territoire qui reconnaissait son autorité, dans lequel il exhortait ses soldats à ne pas répondre à la sauvagerie de l’occupant par des pratiques similaires. « Tout Arabe qui amènera vivant un soldat français recevra pour récompense la somme de huit dourous (…).
Tout Arabe qui aura un Français en sa possession sera tenu de le bien traiter et de le conduire le plus promptement possible, soit devant le Khalifa, soit devant l’Emir lui-même. Dans le cas où le prisonnier aurait à se plaindre de mauvais traitement l’Arabe n’aura droit à aucune récompense ». « A la suite de cette décision, un soldat algérien, s’adressant à Abdelkader, lui demande : « Quelle récompense pour un prisonnier vivant ? –huit dourous-Et pour une tête coupée ?- Vingt cinq coups de bâton sur la plante des pieds ». L’Emir Abdelkader apparaît en pionnier comme en témoigne l’extrait de cette correspondance adressée vers 1845 par l’Emir à Monseigneur Dupuch, archevêque d’Alger : "(...)Envoyez un prêtre dans mon camp. Il ne manquera de rien. Je veillerai à ce qu’il soit honoré et respecté comme il convient (...). Il priera chaque jour avec les prisonniers, il les réconfortera, il correspondra avec leurs familles. Il pourra ainsi leur procurer le moyen de recevoir de l’argent, des vêtements, des livres, en un mot tout ce dont ils peuvent avoir le désir ou le besoin. A une seule condition : dès son arrivée ici, il doit solennellement promettre, une fois pour toutes, de ne jamais faire aucune allusion, dans ses lettres à l’emplacement de mes bivouacs, ou à mes mouvements tactiques (...)".
Il fut également parmi les précurseurs du dialogue entre les religions. La coexistence entre des personnes issues de différentes confessions était un principe intangible chez lui. Il illustra sa vision, lorsqu’il évita un bain de sang en secourant les chrétiens de Syrie des assauts de la communauté druze.
Dans son message adressé aux participants à la conférence sur le bicentenaire de la naissance de l’Emir (1808-2008), le président Abdelaziz Bouteflika avait rappelé que l’Emir Abdelkader est fondateur de l’Etat algérien moderne. Il avait également rappelé que l’Emir était à l’origine de la naissance des droits humains internationaux et avait appelé à faire un grand plan sur sa personnalité, sa vie et son œuvre.
"Si nous avons fait de l’Emir Abdelkader l’un de nos plus grands héros nationaux, c’est parce qu’il a été le fondateur de l’État moderne algérien, tout en animant une longue et héroïque lutte contre l’invasion française. C’est dans ces deux rôles d’homme politique avisé et d’homme de guerre valeureux que l’Emir est surtout, connu, aussi bien en Algérie qu’à travers le monde. Je vous félicite, donc, pour avoir choisi de soumettre à votre étude et à vos débats, l’action de l’Émir dans le domaine humanitaire, d’abord parce que cette action est beaucoup plus importante qu’on pourrait le penser et, ensuite, parce qu’elle est moins bien connue que ses réalisations et ses prouesses politiques ou militaires", dira le président.

Le transfert des cendres de l’Emir Abdelkader, le 5 juillet 1966, de Damas à Alger fut une occasion pour les Algériens qui venaient de célébrer l’anniversaire du recouvrement de leur indépendance de se souvenir de cet homme qui a été le premier à poser les jalons de l’Etat algérien moderne. Le retour des cendres du leader de la résistance algérienne à l’occupation française, décédé le 26 mai 1883, fut accueilli triomphalement par la population.
APS

Algérie: spectacle géant pour le 50e anniversaire de l'indépendance


Les célébrations officielles du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, prévues sur une année, ont commencé mercredi soir par un spectacle géant inspiré de son Histoire, en présence du président Abdelaziz Bouteflika, suivi de l'hymne algérien puis de spectaculaires feux d'artifices à travers le pays. 
Les célébrations officielles du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, prévues sur une année, ont commencé mercredi soir par un spectacle géant inspiré de son Histoire, en présence du  , suivi de l'hymne algérien puis de spectaculaires feux d'artifices à travers le pays.
Une comédie musicale, "Les bâtisseurs de la gloire" au Théâtre de verdure, dans la station balnéaire de Sidi Fredj, à l'ouest de la capitale, lieu historique du débarquement des Français en 1830, a été retransmise en direct par la télévision algérienne ainsi que toutes les festivités. 

Le spectacle, dédié à la lutte des Algériens contre l'occupation française, a mis en scène 800 comédiens, danseurs, chanteurs de ballet et groupes folkloriques sur une musique aux accents très patriotiques.
Le chorégraphe libanais Abdelhalim Caracalla a monté le spectacle largement applaudi par le corps diplomatique et un public choisi.
Le chef de l'Etat est ensuite monté sur scène pour féliciter les artistes et a reçu une cape brodée du Liban qu'il a endossée sous l'oeil des caméras En parallèle, un peu partout dans le pays, de mégas concerts étaient organisés en attendant une multitude de feux d'artifices.
A Alger, devant la Grande Poste, le groupe de Toulouse (sud-ouest de la ) Zebda de jeunes beurs a fait un tabac, avec des images retransmises sur un écran géant. Il était quasiment impossible de circuler dans le centre-ville, bondé de jeunes surtout, la foule arborant de petits drapeaux algériens aux couleurs verte, rouge et blanche.
"C'est super, c'est magnifique", s'est écriée une fan qui n'avait plus de voix et de mains à force de crier et d'applaudir. "Nous retrouvons l'Algérie des années 70 lorsqu'il faisait si bon sortir dans les rues jusque tard dans la nuit", alors que les années noires de la guerre anti-islamistes avaient traumatisé les Algériens qui désertaient les rues après huit heures du soir.
Pour la wilaya d'Alger, un gigantesque feu d'artifice prévu à Sidi Fredj et au sanctuaire des martyrs de la guerre d'indépendance, l'immense monument sur les hauteurs de la capitale, face à la baie d'Alger, a été reporté à jeudi soir.
Le ciel des 47 autres wilayas (départements) du pays devait être illuminé par des feux d'artifices dont la conception avait été confiée à une société chinoise pour un montant de près de 9 millions de dollars, selon une source du ministère des Moudjahidine qui a requis l'anonymat.
Un peu partout dans le pays, nombre de défilés ont marqué la journée.
Le 5 juillet, date de la proclamation officielle de l'indépendance de l'Algérie après 132 ans de colonisation française, le chef de l'Etat déposera au pied du sanctuaire des martyrs une gerbe de fleurs à la mémoire des combattants en présence des plus hautes autorités civiles et militaires de l'Etat. Selon la presse locale, les autorités n'ont pas prévu de défilé militaire à cette occasion. D'autres spectacles suivront jeudi, vendredi et samedi dans tout le pays.
Selon le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbès, 20 documentaires sur 100 en préparation sur la lutte d'indépendance seront diffusés à la télévision publique à partir du 5 juillet.
Ces commémorations ont été précédées par de nombreux colloques et des débats sur la guerre d'indépendance.
La télévision et la radio algériennes ont commencé à diffuser des émissions consacrées à la guerre d'indépendance, alors que l'Agence de presse algérienne (APS, officielle) diffuse depuis le 1er juillet des dossiers consacrés aux "réalisations de l'Algérie depuis l'indpendance".

Banlieue Plus organise une grande soirée à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance


Banlieue Plus, en collaboration avec le collectif du 50e anniversaire de l’indépendance et le Consulat d’Algérie de Nanterre on le plaisir de vous convier à une Grande Soirée de partage, de connaissances historiques, d’animations et festive, le jeudi 5 juillet 2012.
Au …programme :
- Dès 18h buffet d’accueil et expositions d’artistes peintres, photographes, écrivains, calligraphie, tatouage orientale, etc.
- 19h Thématiques sur des périodes importantes de l’Algérie autour de spécialistes, d’historiens, de journalistes.
- 21h30-22h Défilé de tenues traditionnelles algériennes, slam et poésie.
- 22h Partie musicale avec de nombreux artistes algériens et DJ.
A gagner 2 billets d’avion pour l’Algérie et différents lots.
Entrée libre
Pour une meilleure organisation, nous vous demandons de bien vouloir nous confirmer votre présence invitation@banlieueplus.fr
PS : En présence de la TV Algérienne et de Radio Enghien et d’autres médias.
L’équipe Banlieue Plus.

Un riche programme pour la célébration du cinquantenaire de l’indépendance


Un riche programme pour la célébration du cinquantenaire de l’indépendance

Un riche programme a été arrêté par les ministères et les institutions publiques pour la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. Les activités retenues à cet effet, qui s’étaleront sur une année (5 juillet 2012-5 juillet 2013), ont été consignées dans un document publié par la commission nationale de préparation des festivités commémoratives des journées et fêtes nationales, qui dépend du ministère des Moudjahidine.
Une célébration sous le signe du développement
En guise d’ouverture officielle des festivités, le ministère des Moudjahidine prévoit, selon ce document, d’organiser un méga show dans la nuit du mercredi 4 juillet au théâtre de verdure au Casif de Sidi Fredj (Alger) sous le slogan « les bâtisseurs de la gloire ».
Ce méga show de vingt minutes se veut un exploit technique et artistique avec une très forte charge symbolique résumant l’évolution de l’Algérie à travers son histoire plusieurs fois millénaire.
Organisé par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), cette démonstration verra la participation d’environs 800 personnes, dont des artistes. Le show sera diffusé en direct sur les différentes chaînes de la télévision nationale.
Les organisateurs prévoient de reproduire ce méga show sur le même site du Casif les 5, 6 et 7 juillet. Il sera par la suite produit au Centre des conventions d’Oran (trois spectacles), au stade Ramdhan Ben Abdelmalek à Constantine (trois numéros) et à théâtre de Timgad à Batna (trois numéros) où le méga show sera à l’affiche à l’occasion du festival international de musique de Timgad dont l’édition 2012 aura lieu les 7-14 juillet.
Le programme du ministère des Moudjahidine fait état également de l’organisation de spectacles à base de feux d’artifices conçus en prolongement du méga show du Casif. Ces festivités auront lieu dans la nuit du 4 juillet dans tous les chefs-lieux de wilaya du pays. A Alger, deux fêtes de ce type ont été prévues au sanctuaire des Martyrs dans la soirée du 5 juillet et à Bab El Oued dans la soirée du 6 juillet.
Sur un autre plan, le ministère des Moudjahidine invite les commissions de wilayas habilitées à intensifier leurs efforts afin de procéder à la baptisation ou la débaptisation des institutions, structures, cités, places publiques, etc. réalisées dans le cadre de différents plans de développement, au nom de chouhada, de moudjahidine décédés, d’événements ou de dates inhérents à la Révolution ou à la résistance populaire au colonialisme français.
Par ailleurs, le ministère des Moudjahidine compte organiser entre autres 7 rencontres nationales, 45 régionales et 180 conférences au niveau local sur notamment l’histoire du mouvement national, de la résistance populaire à l’occupation française et de la Révolution du 1er novembre 1954.
Concernant l’édition, le ministère a programmé d’éditer 200 nouveaux titres, de rééditer 150 livres et la traduction et l’édition de 150 autres titres, traitant de l’histoire de l’Algérie, de l’arabe vers d’autres langues et vice versa. De son côté, le ministère de la jeunesse et des sports a prévu entre autres d’organiser un méga show de 120 minutes au stade du complexe olympique Mohamed Boudiaf à Alger le 5 juillet. Ce show est composé de 12 spectacles qui mettront en évidence les différentes étapes qui avaient marqué la Révolution depuis son déclanchement jusqu’à l’indépendance. Il sera exécuté par 9000 jeunes sous la supervision de 400 encadreurs.
Le ministère compte également lancer les « olympiades des établissements de jeunesse ». L’idée est de rassembler les jeunes des différents établissements et associations, dans des expositions, ateliers et autres spectacles, afin de leur permettre d’exprimer leur talent et de les valoriser dans les domaines de l’art, la culture et la science.
Ces olympiades seront lancées officiellement à Alger le 5 juillet. Elles seront organisées ensuite à Sétif, Mila, Sidi Bel Abbés, Biskra, Tlemcen, Batna et à Bejaia, en tenant compte des vacances scolaires et des jours fériés afin de faire profiter le maximum de gens surtout les enfants.
Dans les programmes des autres ministères, il est généralement question de journées portes ouvertes sur différents thèmes, de films documentaires, de divers concours et expositions, de colloques, rencontres et de conférences sur l’histoire et les principales figures ayant marqué le mouvement national et la Révolution.
APS

lundi 28 mai 2012

Entre l’impératif du changement et la tentation de la continuité Quel gouvernement, quelle politique économique ?

Si le doute sur un changement du gouvernement dans la foulée des dernières élections législatives est partiellement levé, ne serait-ce que pour remplacer les ministres élus à l’Assemblée populaire nationale, des interrogations se posent toutefois pour savoir quel en sera l’impact sur les orientations économiques du pays.


Le passage de Ahmed Ouyahia à la tête du gouvernement depuis quatre ans a été marqué par un certain patriotisme économique et une très forte dépense publique comme seul moteur de croissance. Le renforcement du rôle de l’Etat dans l’économie ne date pas toutefois de 2008. Le professeur Abdelmadjid Bouzidi notait ainsi lors d’un symposium intitulé «50 ans de politique économique», organisé par le Forum des chefs d’entreprises (FCE), en mars dernier, ce retour en force de l’Etat sur la période «2001-2011» à travers notamment «les trois programmes présidentiels et la relance de la consommation par l’augmentation des salaires». Les résultats ont été, selon l’économiste, «une croissance de 5%», mais qui est «éphémère, extensive et coûteuse», «un traitement social» de la question du chômage qui s’est traduit par «des emplois précaires» et «une absence de la politique de l’offre».      

La loi de finances complémentaire de 2009 a consacré le retour au patriotisme économique, mais il s’agissait «plus d’une posture de circonstance, une gestion au jour le jour de l’économie nationale que d’une doctrine économique mûrement réfléchie», estime un banquier international conseiller auprès du secteur privé. C’est en effet, «en pleine crise financière internationale avec un baril à 32 dollars en janvier 2009 qu’ont été prises dans la précipitation les mesures contraignantes en matière de commerce international, d’investissement étranger et la décision de racheter Djezzy».

Quid des orientations économiques du prochain gouvernement ? Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, dont le parti est sorti «vainqueur» des élections, prône «un changement dans la continuité» et à développer lors de la campagne électorale un discours orienté vers «le soutien au secteur public» et le développement d’une «économie publique solide avec une ouverture vers le privé».  Difficile d’imaginer un changement d’orientation économique dans le cadre d’un nouveau gouvernement étant donné l’existence d’un programme présidentiel en cours et que la prochaine équipe s’attellera à mener au bout d’ici 2014.

Habib Yousfi, président de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), estime à ce propos que le prochain gouvernement «va devoir s’axer sur un programme bien précis, mais le gros programme de la présidence de la République suppose que les secteurs des travaux publics et des ressources en eau doivent continuer avec les mêmes responsables des départements ministériels. C’est d’une importance capitale». Pour le reste, il s’agira de voir si parmi «les promesses des différents partis qui ont eu l’occasion d’exposer leurs programmes économiques, il y a réellement une stratégie susceptible de prendre en charge la promotion de la petite et moyenne entreprise dans le cadre du développement économique global», indique M. Yousfi.  Mais pour l’expert que nous avons interrogé, «ce n’est pas une question de parti mais de prise de conscience de la situation économique insoutenable pour le pays». Le fait est, ajoute-t-il, que «notre prix d’équilibre budgétaire est de 100 dollars depuis que le gouvernement a décidé d’acheter la paix sociale avec une redistribution massive, creusant ainsi le déficit budgétaire sans contrepartie. Or, aujourd’hui, le baril est à 106 dollars et il n’est pas interdit de penser, sauf choc exogène, qu’il redescende vers les 80 dollars».


Des chantiers prioritaires


Nouvelles orientations ou pas, le prochain pouvoir exécutif devra s’intéresser à certains chantiers majeurs. Aux yeux de M. Yousfi, il s’agit «de se pencher à la mise en place d’une stratégie économique tous azimuts avec les potentialités existantes que ce soit dans le secteur privé ou public». Une vieille revendication, devenue chronique, tant il semble que le pays est incapable de réfléchir à un tel projet en dehors des programmes présidentiels. Pour le président de la CGEA, «l’entreprise algérienne doit être prise en charge par un département ministériel qui va l’assister et l’intégrer dans une stratégie globale de développement économique, afin d’aller vers une croissance graduelle qui permette d’espérer la construction d’une économie plus au moins autonome par rapport aux importations des biens de consommation en particulier».

Au cours des dernières années, l’Etat a dépensé massivement, notamment pour rattraper le retard accusé en matière d’infrastructures. «C’était nécessaire, même si leur nature et leurs coûts sont discutables», estime l’expert interrogé. Désormais, pense-t-il, «il faut que les secteurs privés fassent levier de ses infrastructures pour prendre le relais en substituant une production nationale - médicaments, agriculture, biens de consommation, etc. - à l’importation». Et pour cela, «il faut mobiliser les ressources inutilisées des banques et reformer le carcan administratif». Jusque-là, le modèle d’une croissance tirée par la dépense publique a été privilégié par les responsables en charge de l’économie nationale, désormais, «nous devons relancer notre économie par la production», estime notre interlocuteur.  Pour ce dernier, «quel que soit le parti au pouvoir, on doit tout faire pour relancer l’investissement productif national et international quelle que en soit l’exigence, même la réforme du 51/49 pour les secteurs autres que stratégiques».


Technocrates ou politiques !


Pour mener à bien ces objectifs, l’expert plaide pour «un gouvernement technocratique et compétent qui puisse définir une stratégie économique, financière et industrielle». Pour Habib Yousfi, le plus important est que les responsables, qui auront la charge du prochain gouvernement, soient «liés par une stratégie de développement économique». Pour le reste, leur choix «relève du président de la République». En tout état de cause, conclut-il, «le prochain gouvernement sera de transition dans la mesure où l’institution législative sera appelée à amender la Constitution et c’est au lendemain de cet amendement que les véritables stratégies économiques seront peut-être mises.

Safia Berkouk
El watan

samedi 26 mai 2012

Quand l'Algérie s'éveillera...

Tarik Ghezali est l'auteur de "Un rêve algérien, Chronique d’un changement attendu", paru aux éditions de l’Aube.

Le 10 mai prochain se tiendront les élections législatives algériennes, deux petits mois avant le cinquantenaire de l’indépendance (5 juillet 2012). L’occasion opportune de s’interroger sur l’avenir de ce pays. Non pas pour savoir si l’Algérie est ou non une « exception au printemps arabe » - cette apparente « exception » s’expliquant très bien (1). La question centrale à laquelle l’Algérie doit répondre est bien davantage de savoir comment enfin réussir à concrétiser son immense potentiel.
Car l’Algérie a des atouts exceptionnels qu’elle s’évertue à ne pas valoriser à leur juste mesure.
Des atouts géopolitiques évidents. Pays le plus grand d’Afrique et de la Méditerranée (le 10e au niveau mondial), l’Algérie dispose d’une position géostratégique unique, à la croisée du monde arabe, de l’Europe et de l’Afrique. Et si l’Algérie d’aujourd’hui est hélas atone sur la scène internationale, il n’en a pas toujours été ainsi : dans les années 50-70, porté par l’aura de la révolution algérienne, ce pays occupait alors une place importante et reconnue, à l’ONU, dans le Tiers-Monde ou au sein des « Non-Alignés ». A quand le réveil diplomatique ?

L’Algérie a des atouts exceptionnels qu’elle s’évertue à ne pas valoriser à leur juste mesure.

Des atouts humains également. La population algérienne est jeune - les 2/3 des 37 millions d’Algériens ont moins de 35 ans - et qualifiée : chaque année sortent de l’enseignement supérieur plus d’1,5 million de diplômés dont une majorité de femmes. Et la large diaspora algérienne, souvent très bien formée, constitue aussi une ressource précieuse.
L’Algérie compte par ailleurs de plus en plus d’entrepreneurs de haut niveau (regroupés dans des réseaux comme le FCE, Forum des chefs d’entreprise) qui, s’ils sont encore insuffisamment nombreux, portent une réelle volonté de réforme et de progrès, veulent changer l’Algérie mais sans pour autant la casser, en respectant son histoire, ses institutions et son héritage.
Des atouts économiques ensuite, avec de potentielles filières d’excellence (hors hydrocarbures) qui ne demandent qu’à décoller et changer d’échelle, comme les énergies vertes (plus grand gisement solaire du bassin méditerranéen), l’agroalimentaire, l’agriculture, la santé ou encore le tourisme.
Réveiller la Belle au bois dormant
Ce dernier secteur est particulièrement révélateur. Comme à la Samaritaine, vous trouverez de tout en Algérie : de très nombreux sites d’intérêt culturel ou historique mais aussi 1200 km de côtes, le vaste et magnifique Sahara, plus de 200 sources thermales, etc. Et pourtant ce secteur pèse moins de 2 % du PIB national et la « destination Algérie » 1 % seulement du trafic touristique méditerranéen – les « touristes » actuels étant de plus surtout des émigrés algériens... Peut mieux faire, c’est sûr !
Des atouts financiers enfin. L’Algérie dispose d’une force de frappe financière considérable et sans précédent dans la région, avec environ 200 milliards de dollars de réserves de change, une dette extérieure de seulement 2 % du PIB et une épargne des ménages d’environ 30 milliards de dollars (à laquelle il faut ajouter celle de la diaspora, encore plus importante).
Cette capacité financière extraordinaire pourrait être mobilisée de manière bien plus offensive, d’une part au service du développement économique algérien, maghrébin et méditerranéen, notamment via un ou plusieurs fonds souverains ad hoc ; d’autre part, au service de l’intégration politique et culturelle de la région, à travers par exemple une participation et un soutien renforcés à des initiatives comme l’Union pour la Méditerranée ou l’Union du Maghreb Arabe.
Gâchis
Alors, pourquoi ce gâchis ? Comment réveiller cette Belle au bois dormant et concrétiser véritablement ses considérables atouts ? Nous ne pouvons développer ici les réponses dans le détail, mais citons néanmoins quatre leviers clés et complémentaires.
D’abord, moderniser les institutions politiques en permettant un large renouvellement des élites et la mise en place d’ un régime présidentiel « à l’ américaine » (président fort et Parlement fort), garantissant un Etat de droit et un authentique pluralisme d’opinion, notamment à la télévision.
Ensuite, passer d’une économie de rente à une économie d’innovation qui libère le potentiel entrepreneurial algérien, ramène dans le giron de la légalité la vaste économie informelle et améliore fortement le climat des affaires, sa stabilité, sa lisibilité et sa pertinence.
Parallèlement, réformer profondément le système éducatif, ses programmes, ses méthodes, sa cohérence ainsi que le Code la famille - le plus rétrograde du Maghreb - pour instaurer une égalité hommes-femmes réelle, telle que le prévoit d’ailleurs la Constitution algérienne.
Enfin, poursuivre et achever l’éradication de l’islamisme terroriste et favoriser simultanément l’émergence d’un courant politique véritablement démocrate-musulman (à l’instar des démocrates-chrétiens européens), comme en Turquie et, de plus en plus, comme en Tunisie et au Maroc.
Un Brésil méditerranéen
Bien sûr, aucun de ces défis n’est aisé à relever. Mais, techniquement faisable, leur réalisation n’implique aucunement de faire table rase de l’existant ou de replonger dans la violence révolutionnaire.
En réalité, les obstacles les plus importants sont ailleurs. L’Algérie, si elle est indépendante depuis 50 ans, doit encore se libérer d’autres « colons », plus internes et psychologiques, qui l’empêchent de prendre son envol : le rejet permanent de la faute sur les autres, notamment sur les forces étrangères (France, USA, Europe, Chine...) ; le manque de confiance dans ses capacités propres, dans sa créativité, dans sa jeunesse ; une tendance à trop regarder en arrière, à ressasser un passé mythifié, par peur des incertitudes de demain.
L’Algérie a les moyens, les compétences et les capacités pour devenir un grand pays émergent, un Brésil méditerranéen. Et pour rejoindre le club des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui, avec d’autres pays comme la Turquie, le Mexique ou la Corée du Sud, sont en train de dessiner un nouvel ordre mondial, libéré de la suprématie de l’Occident.
Dans ce monde en pleine évolution, l’Algérie a clairement sa carte à jouer dans les dix ans à venir. C’est à sa portée si elle le veut vraiment : il lui manque la confiance, l’envie, l’audace. Au fond, le véritable adversaire de l’Algérie, c’est elle-même. Ce n’est pas une fatalité, c’est même une bonne nouvelle : car il ne tient qu’à elle de changer la donne.
(1) Parmi les nombreuses raisons : un printemps qui a déjà eu lieu en 1988, une décennie noire de plus de 100 000 morts qui ne donne pas envie de risquer un nouveau chaos, de très nombreuses révoltes sociales qui ne débouchent pas sur une alternative politique crédible et populaire, des protestations vite étouffées dans l’œuf par une coercition efficace de forces de l’ordre aguerries, un Bouteflika qui malgré tout n’est pas Kaddafi, une paix sociale achetée par les pétrodinars, etc.

Jeune Afrique


Bonjour,

A quelques semaines du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie (5 juillet 2012), j’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon livre :
 
 Un rêve algérien
Chronique d’un changement attendu
aux éditions de l’Aube
 
Voici également une première tribune, publiée dans Jeune Afrique, qui fait écho au propos du livre : Quand l’Algérie s’éveillera
 
Vous retrouverez sur cette page Facebook toutes les infos sur le livre.
 
Je suis à votre disposition pour toute question ou échange. 
 
Bien cordialement,
 
Tarik Ghezali

www.unrevealgerien.net