dimanche 22 juillet 2012

Exposition "50 années d’art algérien" au musée national des beaux-arts d’Alger


Dans le cadre de la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le musée national des beaux-arts d’Alger abrite à partir de mercredi une exposition regroupant 125 oeuvres réalisées par des plasticiens algériens depuis 1962 à aujourd’hui, intitulée "50 années d’art algérien".
L’exposition qui se poursuit jusqu’au mois de septembre est un panorama des grandes étapes de l’histoire des arts plastiques algériens depuis l’indépendance du pays, représentée par des tableaux réalisés selon les différents genres et techniques de peinture : l’abstraction, la semi figuration, la figuration, la gravure, la miniature, l’enluminure et la calligraphie.
Les toiles exposées font partie des collections du musées. Un tour dans cette exposition éclectique, le visiteur croise des œuvres de grands noms des arts plastiques algériens, comme Aicha Haddad, Baya, Souhila Belbahar, Denis Martinez, Noureddine Chegrane, Mohamed Issiakhem, Mohamed Khadda, ainsi que d’autres moins connus.
L’exposition "50 années d’art algérien" est organisée sur deux niveaux. Le premier qui comporte des documents sur la vie artistique de l’après indépendance se veut une synthèse du travail de recherche que le musée mène sur l’histoire de l’art algérien, tandis que le second retrace les principales périodes de la peinture algérienne, a expliqué la directrice du musée, Mme Dalila Mohamed-Orfali, à la presse lors du vernissage.
Les étapes représentées par des œuvres sont la période de l’indépendance, la période Aouchem, les abstraits et semi abstraits, la peinture au féminin, les trois générations de l’école nationale des beaux-arts, les indépendants, la miniature, la calligraphie, la gravure, la sculpture et même la tapisserie d’art, a-t-elle ajouté.
APS

mercredi 18 juillet 2012

Hervé Bourges : « L’heure est venue de passer le témoin à la jeunesse algérienne »


Entretien exclusif avec un témoin privilégié de l’Indépendance
PAR FOUÂD HARIT

A l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, Hervé Bourges, notamment ancien Président de France télévisions et ancien membre du cabinet d’Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante, répond à trois questions pour Afrik.com.
Hervé Bourges a été, entre autres, ancien Président de RFI, TF1, France 2, France 3, France Télévisions, du Conseil supérieur de l’Audiovisuel, actuel Président du Comité Permanent de la Diversité, a aussi été membre du cabinet d’Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante.
Afrik.com : Voilà cinquante ans que l’Algérie est indépendante, quelle était le visage du pays en juillet 1962 ?
Hervé Bourges :
 Il est à rappeler qu’en 1962, l’Algérie accède à l’indépendance après 132 années de colonisation française. Le pays était donc marqué de multiples séquelles. D’autant plus qu’auparavant, le pays avait subi plusieurs dominations étrangères, notamment turque et arabe, et ce durant cinq siècles. Mais après sept ans de guerre, l’Algérie proclame son indépendance suite aux accords d’Evian. Le pays est marqué par la guerre, les actions de l’OAS (organisation armée secrète politico-militaire clandestine, ndlr) qui mettait à feu et à sang certaines villes du pays pour empêcher l’accession à l’indépendance et un FLN (Front de libération nationale - parti au pouvoir, ndlr) divisé. L’Algérie n’était pas unie et se trouvait dans une situation sociale, politique et humaine qui ne pouvait rien augurer de bon. Le premier président de l’Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella, une des figures principales de la lutte pour l’indépendance, réussit à prendre le pouvoir et s’installe à Alger pour tenter de construire un Etat uni, un socialisme algérien, avant d’être renversé par son ministre de la Défense, Houari Boumediene. A la suite de la mort de Boumediene en 1978, il y a eu les années Chadli puis les années de plomb (la décennie noire, ndlr). Notez que l’Algérie a connu son printemps arabe en 1988 avec la fin du parti unique, la libération de la presse et l’émergence de la société civile. Un souffle démocratique traversait alors le pays jusqu’à la victoire du FIS...
Afrik.com : Depuis l’indépendance, on retrouve les mêmes acteurs dans le jeu politique. Selon vous, est-ce un succès ou un échec ?
Hervé Bourges :
 Il est certain que l’Algérie vit, encore aujourd’hui, avec des leaders qui ont lutté pour l’indépendance. Il y a eu six chefs d’Etats à la tête d’un pays qui a traversé des crises profondes, parfois sanglantes, mais effectivement uniquement des personnalités issues de la révolution. Abdelaziz Bouteflika est élu en 1999 et promet une réconciliation nationale. Mais aujourd’hui, qu’en est-il réellement de cette promesse ? A chacun sa vision. L’histoire montre bien qu’il y a une majorité d’Algériens jeunes qui n’a pas encore accès au pouvoir. Aujourd’hui, il est temps de céder la place à d’autres générations. Les dernières élections législatives n’ont certes pas amené les islamistes au pouvoir mais ont permis de rajeunir un parti usé par le pouvoir, le FLN. Il n’en demeure pas moins vrai qu’aujourd’hui la presse reste libre et que le pays joue un rôle majeur dans la lutte anti-terroriste en Afrique et dans le monde.
Afrik.com : Vous réalisez actuellement un film-documentaire à propos de ce demi-siècle, quels sont les leçons de cette histoire et les enjeux de l’avenir ?
Hervé Bourges :
 Notez que ce film, L’Algérie à l’épreuve du pouvoir, qui sortira fin septembre – début octobre sur France 5 et en prime time, raconte l’histoire des cinquante années d’indépendance, de 1962 à 2012, et non la guerre d’Algérie. J’essaie de réaliser un film historique et patrimonial sans porter de jugement et de laisser les acteurs, tous Algériens, parler et aussi se contredire s’il le faut. Les leçons à retenir ont été le renforcement de la démocratie, d’une société civile, les militaires sont là pour lutter contre les menaces extérieures, pour les libertés auxquelles aspirent la jeunesse et pour lutter contre la corruption. Les enjeux seraient d’arriver à plus de justice et à prendre en considération la jeunesse laissée pour compte ces dernières années. Il faut penser à la transmission du témoin entre la génération qui a vécu la guerre de l’indépendance et qui dirige toujours le pays et les suivantes. L’Algérie est aussi une nation qui a longtemps sacrifié sa jeunesse - les deux tiers de la population – sur l’autel de l’histoire. Quant aux relations franco-algériennes, on n’a pas le pouvoir de chasser le passé, on a le devoir de le connaître sans être dans le ressentiment, sans nier l’histoire. Je citerai le grand romancier algérien Malek Haddad : « l’Algérie quand on croit la connaître, il faut encore la découvrir, quand on l’a découverte il faut la réapprendre ».

vendredi 13 juillet 2012

L’ingéniosité d’un système défensif Alger, ville fortifiée


La cité, le port et le mole d'AlgerUne rue de la CasbahAlger au début de la Régence )XVIe siècle).La Grande Mosquée d'Alger construite à l'époque des Almoravides

Longtemps appelée «El Mahroussa» ou «La bien gardée», en raison d’un système défensif fort ingénieux, la Casbah d’Alger est ceinte d’un mur dont la vocation est plus défensive qu’esthétique. En effet, ses bâtisseurs, craignant les attaques ennemies, notamment, celles provenant de la mer ont entouré la cité d’une muraille qui a longtemps eu un effet dissuasif. Les bâtisseurs turcs ne sont pourtant pas les précurseurs de ce genre de constructions, les Grecs ou les Romains avant eux, ont construit des villes fortifiées pour parer aux incursions adverses. Se protéger et affirmer sa domination, telles sont, en effet, les motivations immuables présidant à l’érection d’une forteresse. Cependant, les populations antiques se caractérisant par un faible effectif et des moyens très limités, l’utilisation du terrain, et de ses ressources immédiatement disponibles, a été l’un des traits marquants des fortifications de l’époque.

Sur les ruines d’Icosium Lorsqu’il entreprend de fonder la ville d’El Djazaïr Beni Mezghenna sur les ruines d’Icosium, ancienne ville romaine, le choix de Bologhine, fils de Ziri Ben Menad, n’est pas du tout aléatoire. Outre la présence des îlots et le bon mouillage naturel, le prince envisage très vite la possibilité d’utiliser les pierres provenant de la ville antique, une ville dont il subsistait, par ailleurs, des rues et surtout un mur d’enceinte. La ville se construit alors rapidement et la muraille qui la ceinturait dans le passé est renforcée par endroits et reconstruite en d’autres. C’est ainsi que la citadelle voit le jour en l’an 960. Le géographe arabe Ibn-Hawkal, presque contemporain de la fondation de la ville, la décrit en ces termes : «El-Djazaïr, ville environnée d’un mur, est également au bord même de la mer. …» Les Beni Mezghenna qui cultivaient blé, orge et plantes maraîchères, arriveront même à exporter leurs produits vers d’autres contrées. Malheureusement, cette belle prospérité l’exposera aux convoitises de ses voisins qui tenteront par moult moyens et occasions de l’envahir. Il faut dire que n’étant la capitale d’aucun royaume, El Djazaïr finira par subir les diverses dominations qui se succèdent en Afrique du Nord (Hammadites, Almoravides, Hafçides…).Dès leur arrivée à Alger, les frères Barberousse décident de renforcer les murailles de la médina encore vulnérable à la suite des attaques ennemies, notamment espagnoles. Une fois l’autorité de Aroudj Barberousse proclamée sur la population de la médina algéroise, au début du XVIe siècle, il entame la consolidation des défenses de la cité. Commençant d’abord par la création d’un port, il renforce ensuite l’enceinte qui est alors dotée de bastions pour l’artillerie. Se trouvant à Alger avant 1517, Léon l’Africain décrit la muraille de la ville comme étant «splendide, très forte et construite avec de grandes pierres». Pour sa part, Cervantès, captif à Alger pendant 4 ans et demi, raconte que «la plus grande partie de la muraille est en pisé de terre et par-dessus blanchie à la chaux». L’Espagnol Haëdo décrira, quelques années plus tard,  l’enceinte comme étant «vétuste, bâtie à chaux et à sable avec des créneaux à l’ancienne, la muraille a une largeur de onze à douze paumes (environ 2,5 m), une hauteur de trente paumes (plus de 6m) côté terre, qui atteint les 40 paumes (plus de 8m) côté mer». Quant à Fray Melchor, il écrit, durant la première moitié du XVIIe siècle : «Elle est (…), pour parties de pierre, en particulier celle qui regarde la mer ; et celles qui ont les trois lopins de terre sont toutes en vermeil, et quelques pans en tuf (…)»Au début du XIXe siècle, Napoléon envoie le chef de bataillon Boutin à Alger afin d’étudier une stratégie de conquête de la ville. Dans un compte-rendu fait au général, il écrit que : L’enceinte d’Alger consiste en un mur à l’antique, de 11 à 13 mètres de hauteur, couronné d’ouvertures à meurtrières et en tout de 214 embrasures à canons, garni généralement à petites distances de tours à peu près carrées, sans saillies et sans capacité.»  La Casbah, sa muraille et ses tours Au cours du XVIe siècle, les Turcs travaillent à la consolidation du mur d’enceinte. Six tours sont alors érigées des deux côtés de la muraille, constituant ainsi une partie du système défensif de la ville. Du côté de Bab-El-Oued, la première batterie, appelée Toppanet-Hammam-el-Melah, formait l’un des angles de la ville basse. Sa construction remontait au règne de Ali El-Euldj et son armement est de six canons. Plus haut, à proximité de la mosquée Sidi-Ramdane, s’élevait un second ouvrage portant le nom de ce saint homme. Il était armé de treize canons et était dénommé Toppanet-Ketâa-Erredjel. La troisième batterie, Toppanet-Haoumet-Zian, se trouvait, quant à elle, à proximité de la citadelle. Plusieurs portes étaient ensuite ouvertes dans ces remparts, permettant aux habitants, aux commerçants ou aux pêcheurs d’aller et venir librement. Elles étaient refermées à la nuit tombée.
Hassina AMROUNI
Mémoria

La longue marche des Algériens vers l’indépendance


Une liberté espérée, attendue, rêvée pendant 132 ans, depuis un certain 14 juin 1830, date du débarquement des forces françaises sur la côte de Sidi Fredj.
Après plus d'un siècle de colonisation où les Algériens avaient été privés de leurs droits, de leurs biens et même de leur dignité, voilà qu'est arrivée l'heure de la délivrance. Après la signature des accords d'Evian, le 18 mars 1962, et la proclamation du cessez-le-feu le lendemain, l'exécutif provisoire est mis en place en avril 1962 à Rocher-Noir (Boumerdès). Le 1er juillet de la même année, les Algériens se prononcent via le référendum d'autodétermination à 99,7% en faveur de l'indépendance. Une indépendance proclamée le 5 juillet 1962.

Le 5 juillet 1962, la liberté enfin…

La lutte acharnée menée par les Algériens est rapidement devenue un combat de référence, un modèle pour les peuples opprimés. Des hommes ont combattu et ont été à l'apogée de l'aspiration à la liberté d'un peuple qui a enduré, plus de 132 ans durant, les exactions, les discriminations, les injustices, mais qui a fini par obtenir son indépendance. Le tribut payé pour cette liberté a été très lourd. L'Algérie a, en effet, sacrifié un million et demi de ses valeureux enfants.

Après la signature des accords d'Evian et la proclamation du cessez-le-feu, le général de Gaulle annonce à Paris la fin des opérations militaires. Les moudjahidine, exténués par des années de combat, déposent les armes, heureux et soulagés de pouvoir regagner leurs villes, villages et retrouver leurs familles. Les Français partent par milliers tandis que les Algériens se réapproprient leurs biens, enfin.

De son côté, l'Organisation de l'armée secrète (OAS), constituée en février 1961, refuse d'abandonner «l'Algérie française». Elle promet de semer la mort, encore.

En attendant le jour de l'indépendance, le 8 avril 1962, les Français de métropole approuvent à une large majorité (90,7 % de oui) les accords d'Évian. Le 1er juillet, c'est au tour des Algériens de voter. Le 3 juillet, alors qu'à Paris le général de Gaulle reconnaît l'indépendance de l'Algérie, les ministres du GPRA arrivent à Alger en provenance de Tunis. Escorté par des motards, le cortège traverse la ville pour rejoindre le centre de la capitale. Tout le long du parcours, une foule immense brandit des drapeaux algériens et acclame ses héros. Et lorsque la délégation officielle accède au siège de la préfecture d'Alger, le ministre Saâd Dahlab prononce cette phrase : «Cette préfecture, nous y entrions il y a quelques années, mais les menottes aux mains.» La longue nuit coloniale vient de prendre fin.

Jour d'indépendance, jour de liesse populaire

C'était un jeudi, 5 juillet 1962. L'Algérie était en liesse, une liesse indescriptible, une liesse qu'aucun mot, qu'aucun texte ou poésie ne pourrait traduire avec exactitude. Qu'ils aient habité les grandes villes ou les petits hameaux perchés dans les montagnes, les Algériens ont, en ce jour, tous éprouvé le même sentiment : la délivrance. Ceux qui ont vécu cet événement se souviennent : «Dès que le cessez-le-feu a été signé, nous avons commencé à nous préparer en vue de ce jour mémorable. Puis, dès le 1er juillet, les Algériens commençaient à festoyer, la joie était perceptible dans les yeux de chacun d'entre nous», se souvient une septuagénaire.

«Pendant des semaines, les femmes ont confectionné drapeaux, fanions, calots aux couleurs de l'Algérie. Partout, dans les grandes artères des villes, comme Alger, des millions d'Algériens ont crié, chanté et scandé leur soif de liberté», ajoute-t-elle. Qu'ils aient été à pied, perchés sur les toits des voitures ou des autocars, qu'ils aient été entassés dans des camions ou juchés sur des mobylettes, des hommes, des femmes et des enfants ont manifesté leur immense joie. On chantait, on dansait, sans retenue. Les rares qui n'étaient dans les rues étaient néanmoins à leurs fenêtres, poussant youyous stridents et cris de joie : «Vive l'Algérie, Tahya El Djazaïr !» Tous les balcons étaient ornés de drapeaux vert, blanc, rouge, les couleurs de l'Algérie libre et indépendante. «Les djounoud, ceux à qui l'on devait ce moment historique, ont eux aussi fait partie des défilés. Le peuple les acclamait tels les héros qu'ils étaient. Des cortèges interminables arpentaient les rues, dans une cohue indescriptible. Jusque tard dans la nuit, les gens sont restés dehors, savourant ces moments intenses», raconte-t-elle encore.

H.A
Mémoria

Référendum d’autodétermination Un «oui» massif des Algériens


Le 5 juillet 1962, l'indépendance de l'Algérie est proclamée après 132 ans de colonisation française. Après la signature des accords d'Evian, le 18 mars 1962 et la proclamation du cessez-le-feu le lendemain, il va falloir moins de quatre mois à l'Algérie pour accéder totalement à son indépendance. L'exécutif provisoire est mis en place en avril 1962 à Rocher-Noir (Boumerdès) et le référendum d'autodétermination de l'Algérie, le 1er juillet 1962, consacre l'indépendance du pays.

Ainsi, le destin des peuples qui aspirent à leur liberté ne se négocie pas. Les Algériens, eux, se sont battus fermement et sur tous les fronts (armé, politique et diplomatique) pour recouvrer leur indépendance, et de Gaulle, symbole de la résistance pour les Français, n'a rien pu faire pour barrer la route à un peuple assoiffé de liberté. Ce peuple s'est exprimé et a fait part de ses choix, en se mobilisant comme un seul homme derrière ses représentants, le FLN-ALN.Les accords d'Évian, qui mettent un terme à la guerre d'Algérie, prévoyaient, en effet, que se tiendrait un référendum dans un délai compris entre trois et six mois. Les Algériens ont donc été appelés à entériner ces accords, fruit de longues années de négociations entre le GPRA et le gouvernement français.L'opinion publique française, elle, n'a pu que se résigner à la recherche de la paix, quitte à ce qu'elle mène à l'indépendance. Elle a approuvé, le 8 avril 1962, les accords d'Evian après avoir, le 8 janvier 1962, dit oui à l'organisation d'un référendum sur l'autodétermination.Les ultras de «l'Algérie française», loin d'accepter dans la résignation cette perspective, tentent de l'empêcher en recourant à la violence, actionnant pour cela la sinistre OAS, son bras armé. Elle multiplie assassinats, fusillades, attentats, destructions de biens publics, semant, partout sur son passage, mort et désolation. Ce qui hypothèque toutes les chances de coexistence et de cohabitation entre les deux communautés. Cela pousse alors la majorité des 900 000 Français d'Algérie à quitter le pays.Les ultras de «l'Algérie française», loin d'accepter dans la résignation cette perspective, tentent de l'empêcher en recourant à la violence, actionnant pour cela la sinistre OAS, son bras armé. Elle multiplie assassinats, fusillades, attentats, destructions de biens publics, semant, partout sur son passage, mort et désolation. Ce qui hypothèque toutes les chances de coexistence et de cohabitation entre les deux communautés. Cela pousse alors, la majorité des 900 000 Français d'Algérie à quitter le pays.Référendum du 1er juillet 1962En vertu des dispositions de l'article 17 du chapitre 3 des accords d'Evian, portant organisation d'un référendum au cours d'une période de trois à six mois, à compter de la date de publication du texte des accords, cette date devait être arrêtée conformément à la proposition qui en sera faite par l'instance exécutive deux mois après l'installation de celle-ci. Concernant, la composition du corps électoral, elle est réglementée principalement par un décret du 19 mars 1962. Il comprend les citoyens résidant en Algérie (art. 1), les citoyens inscrits sur une liste électorale en Algérie résidant hors du territoire (art. 2), et certains citoyens nés en Algérie et résidant en France métropolitaine ou d'outre-mer (art. 3) ; des militaires du contingent sont exclus du bénéfice de l'article 1 (art. 4).Le jour du scrutin, la mobilisation des Algériens est maximale. Il est vrai que le travail de sensibilisation fait par le FLN auprès des populations, même les plus enclavées, était important, mais les Algériens savaient déjà tout de l'enjeu. C'est sous une chaleur caniculaire que le jour du scrutin, les Algériens sortent de chez eux pour se diriger vers les bureaux de vote. Pour aâmi Hcène, septuagénaire et ancien moudjahid, les souvenirs de cette journée sont encore très prégnants dans son esprit. «Il y avait une forte mobilisation citoyenne ce jour. Les gens s'étaient agglutinés devant le portail des locaux transformés en centres de vote avant même l'heure d'ouverture. Concernant la capitale, plus particulièrement les quartiers de Belcourt et du Salembier où j'étais mobilisé, le vote s'est passé dans le calme, il y avait du monde, la population était au rendez-vous avec l'Histoire. Ils étaient des milliers à attendre leur tour pour exprimer leur voix et changer enfin leur destin. Avec des membres du FLN, nous étions chargés d'assurer le bon déroulement du scrutin. Dehors, l'ambiance était déjà à la fête. Des haut-parleurs diffusaient dans tous les quartiers des chants patriotiques, ce qui faisait monter d'un cran cette fibre nationaliste qui était en nous. Nous étions convaincus que la fin du cauchemar était proche et que la liberté n'était qu'à portée de main.»Le «oui» l'emporte à plus de 99% de voixLe 1er juillet 1962, les électeurs algériens sont invités à se prononcer par «oui» ou par «non» sur la question suivante : «Voulez-vous que l'Algérie devienne un État indépendant coopérant avec la France dans les conditions définies par les déclarations du 19 mars 1962 ?» Les résultats du référendum d'indépendance, dans les différentes régions d'Algérie, sont alors inscrits, au fur et à mesure. Le 2 juillet, il est procédé au dépouillement des voix. Le total des résultats en faveur de l'indépendance constitue la majorité, comme l'a affirmé la commission chargée de la supervision du déroulement du référendum au cours de la matinée du 3 juillet 1962. Sur un total d'inscrits estimé à 6.549.736, répartis sur 15 circonscriptions, 5.992.115 ont exprimé leur suffrage dont 5.975.581 de oui et 16.534 de non, soit 99,72% de voix pour l'autodétermination de l'Algérie.Proclamation de l'indépendance de l'AlgérieLes résultats du référendum sont proclamés le samedi 3 juillet 1962. Le Président français, Charles de Gaulle adresse à Abderrahmane Farès, président de l'instance exécutive provisoire de la République algérienne, une lettre de reconnaissance par la France de l'indépendance de l'Algérie. L'avocat Kaddour Sator, président de la Commission de contrôle du scrutin, dresse l'acte d'état civil de l'Algérie.Le même jour, à 16 h 30, la Caravelle rouge et blanche de Tunis-Air s'immobilise sur le tarmac de l'aérogare. Dix ministres algériens sortent de l'avion. Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Rabah Bitat, Krim Belkacem, Benyoucef Ben Khedda, Saâd Dahlab, Mohammedi Saïd, Lakhdar Bentobbal, Abdelhafidh Boussouf, M'Hamed Yazid. La radio de l'aérodrome joue Kassaman, dans le silence et le recueillement. Les ministres foulent ensuite le sol algérien. Pour la première fois, un gouvernement algérien va siéger sur le sol national.Le 5 juillet 1962 est désormais la Journée nationale de la célébration de l'indépendance de l'Algérie. Les Algériens auront patienté encore deux jours pour laisser libre cours à leur joie car le 5 juillet coïncide avec une autre date très importante et hautement symbolique : la prise d'Alger le 5 juillet 1830.
Par Hassina AMROUNI
Mémoria

mercredi 11 juillet 2012

Quand le dinar raconte les réalisations de l’Algérie indépendante


C’est l’un des symboles, avec l’emblème et l’hymne nationaux, de la jeune république algérienne : le dinar. Il raconte, au détour de 50 ans d’indépendance, sa propre histoire, bien particulière, qui a accompagné le développement social et économique du pays.
La seconde ’’Indépendance’’ nationale est venue le 1er avril 1964 avec la promulgation de la loi portant création du dinar algérien. Et, du coup, l’Algérie sort définitivement de la ’’zone franc’’, en vigueur depuis 1848.
Les premiers billets algériens furent émis par la Banque d’Algérie dans la même année et ne seront retirés de la circulation qu’à la fin de 1998. Dès la mise en circulation du dinar, les Algériens se dépêchèrent alors pour échanger leurs francs contre des billets de 5 DA, de 10 DA, 50 DA et 100 DA.
La génération de l’époque se souvient de ces chaînes interminables qui se formaient devant les guichets de change. L’Algérie n’avait pas encore entamé sa reconstruction. Il fallait quand même trouver des images symbolisant l’Etat algérien pour les imprimer sur les nouveaux billets.
Les artistes de l’Hôtel des Monnaies font puiser dans le patrimoine national les images reflétant les potentialités naturelles du pays.
Les billets de 5 DA portaient ainsi l’image d’un vautour sur le recto et d’un élevage sur le verso, celui de 10 DA portait une cigogne et un minaret, le billet de 50 DA une gazelle des Hauts plateaux et des méharées de dromadaires, alors qu’un plan d’un quai avec des cargos amarrés, et un immeuble avec une vue sur mer ont été choisies pour le billet de 100 DA, rappelle une exposition organisée par la Banque d’Algérie du 7 et jusqu’au 22 juillet sur l’histoire du dinar algérien.
Quant aux premières pièces de monnaies, elles étaient au nombre de sept, décomposées en centimes jusqu’à la pièce de 1 DA, mise en circulation pour la première fois le 12 juillet 1965.
Ces pièces portaient toutes les armoiries de l’Etat algérien et pour les billets, la représentation en filigranes, de l’Emir Abdelkader, un symbole de l’Etat algérien moderne.
Un billet peint par Issiakhem devient un vrai chef d’oeuvre ...
L’édition 1970-1979 a quant à elle vu l’émission des plus beaux billets algériens dont celui de 5 DA, peint par le génie algérien de la peinture moderne, M’hamed Issiakhem.
’’C’était un vrai chef d’oeuvre qui a été primé dans plusieurs expositions internationales’’, ont déclaré à l’APS des cadres à l’Hôtel des monnaies, en marge de l’exposition.
Ce billet, d’une couleur bleu et ocre, portait un dessin d’un combattant du Hoggar avec son épée et son bouclier sur le recto et d’un fennec et d’un village dans le désert en arrière plan sur son verso.
Avec le billet de 5 DA, la même décennie a connu la mise en circulation de quatre autres coupures, qui eurent elles également leur histoire particulière pour les algériens : 10 DA, 50 DA, 100 DA, et 500 DA, des billets qui représentaient pèle même des fresques de la ville d’Alger, de la campagne algérienne, d’un barrage, du tapis algérien, de l’homme targui et d’animaux du patrimoine faunistique national.
La même période a en outre vu l’émission de cinq pièces de monnaies (de 5 centimes à 50 centimes).
C’est depuis les années 1970 que le dinar, décliné en billets ou en pièce de monnaie, a entamé le récit des grandes réalisations de l’Algérie indépendante : les révolutions industrielle, agraire et culturelle.
La pièce de 20 centimes de 1971-1972 comme le billet de 50 DA (1978), qui portait l’image d’un berger avec son troupeau de vaches et un fermier sur son tracteur, symbolisait la révolution agraire et la restructuration de l’agriculture algérienne, basée sur ’’la terre à celui qui la travaille’’ et la fin du métayage pratiqué par les colons.
Les grandes dates de l’Algérie immortalisées par la monnaie...
La révolution sociale introduite dans le monde agricole est racontée également par le billet (bleu) de 100 DA (1981) avec le dessin d’un fellah travaillant la terre.
Sur la pièce de 5 centimes (1970) apparaissait par ailleurs le logo du premier plan quadriennal d’équipement (1970-1973) comme témoin de la révolution industrielle.
Le même logo est maintenu pour les 5 centimes de 1974. La révolution culturelle a de son côté été à l’honneur dans les pièces de 50 centimes (1971) qui portaient l’image d’un livre et d’outils scolaires.
Les éditions 1980-1989 et 1990-1999 avaient respectivement donné la naissance des billets de 10 DA, 100 DA et de 200 DA et des pièces de 5 à 10 DA pour la première et des billets de 100 à 1000 DA pour la deuxième période.
Les pièces de 5 centimes de 1981 portaient la mention du plan quinquennal (1980-1984) et celles de 1985 du deuxième plan quinquennal (1985-1989).
Les dinars de 1982 et de 1987 mentionnaient respectivement le 20ème et le 25ème l’anniversaire de l’indépendance nationale avant que la pièce de 5 DA de 1985 ne perpétue le 30ème anniversaire de la guerre de libération.
La décennie 1990 a été marquée par l’émission de neuf pièces de monnaies (de ¼ DA à 100 DA), d’ailleurs toujours en circulation. Le billet de 2.000 DA, dernier né, émis en 2011 et le plus sécurisé de tous, avec des images d’un amphithéâtre, d’un groupe de chercheurs, d’un palmier et d’un olivier, d’un ensemble résidentiel et d’un plan d’eau, illustre l’avènement d’une Algérie mise sur les rails du développement tous azimuts, après un demi siècle de construction.
Pour perpétuer cette tradition prise dés le recouvrement de la souveraineté nationale de raconter l’histoire de l’Algérie besogneuse et affairée, une nouvelle pièce de 200 DA a été mise en circulation le jour du cinquantième anniversaire de l’indépendance nationale, dont elle porte le logo, pour que ce moment historique soit célébré au quotidien.
Par Sbaghdi Hana

50e anniversaire de l’indépendance : littérature algérienne au long cours


Si l’écrivain martyr Ahmed Réda Houhou revenait cette semaine ou cette année du cinquantenaire de l’indépendance nationale, nul doute qu’il aurait du grain à moudre sur l’état de la société algérienne en actualisant son "Hiwar maa himar El Hakim" (Dialogue avec l’âne du philosophe égyptien Tewfiq El Hakim, édité en 1953), mais également et probablement il reconsidérerait le titre de cette oeuvre en l’ajustant à "l’Ane d’Or" de son ancêtre Apulée qui a fondé et fécondé le roman universel.
Car il faut rendre à la Numidie-Algérie ce qui était censé appartenir à César et remettre toutes les pendules de l’histoire à l’heure en se réappropriant et en réordonnant les segments de son patrimoine culturel et civilisationnel.
Oui, le jeune Algérien est en droit de savoir que le premier romancier à l’échelle universelle est un enfant de son pays, l’encyclopédiste Lucius Apuléius Thésus dit Apulée, comme il doit apprendre également que celui qui a ouvert mondialement le chemin du registre autobiographique, avec "les Confessions", est son ancêtre Saint Augustin passé à la postérité comme sommité de la chrétienté.
Un peu plus de deux siècles après la disparition de Saint Augustin, l’Algérie intègre, à la faveur de la réception du message coranique, l’aire civilisationnelle arabo-musulmane.
Sa littérature, à l’image de sa culture, s’arrime à cet ensemble (Oumma) dont la partie maghrébine, tout en restant ouverte aux influences du Machrek et de l’Andalousie arabe, s’autonomisera progressivement à partir du 9e siècle avec la succession de grandes dynasties (hammadite, almoravide, abdalwadide) et l’éclosion de capitales intellectuelles régionales florissantes comme Bejaia, Tlemcen, Fès et Kairouan qui favoriseront le développement des connaissances et l’émergence de penseurs et écrivains de grande lignée à l’image de Ibn Tofeil, Ibn Rachiq ou Abderrahmane Ibn Khaldoun.
Après la disparition de ce dernier, des spécialistes ont parlé du déclin intellectuel et littéraire du Maghreb en omettant de préciser que cette dépréciation a touché la production en langue classique et vu, en compensation, l’affirmation et l’essor de la littérature en arabe populaire (maghribi ou melhoun) portée par une noria de poètes ayant repris vaillamment le flambeau de la création tels Ben M’saib, Ben Sahla, Ben Triki, Ben Khlouf, Ben Guenoun, Si M’hand (en tamazigh).
La colonisation a liquidé une partie considérable de l’élite algérienne
Ces chantres, en sertissant leurs rubis poétiques dans des écrins musicaux, ont planté de manière pérenne leurs chapiteaux dans la mémoire collective, en Algérie comme à travers l’ensemble du Maghreb.
La guerre de conquête coloniale a eu "pour effet désastreux de liquider une partie considérable de l’élite algérienne" et ce qui restera de cette dernière enfantera une nouvelle intelligentsia militante croisant le fer pour faire échec à l’oeuvre de dépersonnalisation programmée par l’occupant, relevait le sociologue Mostefa Lacheraf, en ajoutant : les écrits musardant entre poésie politique et pamphlet étaient produits par des hommes qui se réclamaient avant tout d’un mouvement de réformisme religieux souvent éloigné de la littérature pour elle-même en tant qu’esthétique.
Cette optique artistique ne sera assumée qu’aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale avec l’émergence d’auteurs d’expression française "entrés" en écriture comme d’autres entrent en religion. "Toutes les forces de création de nos écrivains mises au service de leurs frères opprimés, feront de la culture et des oeuvres qu’ils publieront autant d’armes de combat qui serviront à conquérir la liberté", soulignait Mohamed Dib en 1950, et cette profession de foi ciblait la mission première attendue de tout producteur ou acteur culturel algérien face au défi colonial : témoigner pour se libérer et contribuer à la libération des siens.
Les oeuvres de Feraoun, Kateb Yacine, Mameri, Dib, Djebar Assia, Haddad Malek, Bourboune et de tant d’autres, chantent encore dans les mémoires et balisent le champ de la littérature romanesque algérienne après le point de non retour du 8 mai 1945 et le round ultime de novembre 1954 annonciateur de la délivrance de l’imposture coloniale.
Avec la libération du pays se mettent en mouvement, à côté de pionniers amorçant une nouvelle phase d’écriture (Dib, Katebà), de jeunes écrivains qui, tels Rachid Boudjedra et Tahar Ouettar, décrètent que le combat se situe désormais à l’intérieur du corps social et de soi-même et que "le linge sale de la famille se lavera à ciel ouvert".
La littérature tamazight creuse également sans complexe ses sillons
Cette prise de parole incisive va s’exprimer sur un double clavier linguistique, en signant, notamment, l’émergence du roman en langue arabe à partir des années 1970.
Si la nouvelle en langue nationale s’offre en visibilité au début des années 1950 grâce à Réda Houhou avant d’être arpentée de manière graduellement soutenue dans les étapes suivantes par de nombreux auteurs en générations successives (Rekibi, Ounissi, Doudou, Mouni, Bellahcen, Sayah, Menour, Bouchefiret), c’est Abdelhamid Benhedouga, avec "le Vent du Sud" (1972), qui ouvre le bal du roman en arabe accompagné dans la foulée par Tahar Ouettar ("l’As", 1974) et Merzak Begtache ("Les Oiseaux en plein midi", 1975), jouant le rôle d’éclaireurs pour une génération aussi talentueuse que décomplexée, alignant des plumes comme Mohamed Sari, Amine Zaoui, Wacini Laaredj, Ahlam Mostghanemi, Djilali Khellas.
Ce dernier, ancien directeur des ex-éditions de l’Enal, estime que la littérature algérienne de langue arabe, en pleine ascension avec une nouvelle fournée d’écrivains guignant une place au soleil (Mefti, Foughali, Boutadjine, Benmansour Abdelwahab, Layachi, Salah Yasmina et Dik Zahra), "se hisse au niveau de la production littéraire du Machrek, voire de la production universelle moderne à laquelle elle emprunte largement sur le plan des formes et des techniques".
Ce qui parait sûr est que cette composante de la littérature algérienne d’expression arabe — une autre en tamazigh creuse également sans complexe ses sillons — a fait un grand pas pour tendre graduellement, sur le double plan thématique et esthétique, vers une homogénéisation par le haut avec sa consoeur de graphie française. Cette dernière, dont certains spécialistes avaient prédit un "tarissement inéluctable" (Abdelkébir Khatibi), continue à goudronner sa voie avec la mise sur orbite de nouveaux écrivains, continuateurs de leurs aînés disparus de mort naturelle ou violente (Feraoun, Haddad, Mameri, Djaout, Mimouni, Belamri, Aba, Dib, Kateb) mais dont les oeuvres écrites à hauteur d’hommes continueront à parler profondément à leurs semblables.
Ayant franchi pour une bonne partie d’entre eux le cadre national de la notoriété (Malika Mokaddem, Benmansour Latifa, Tengour, Kacimi, Allel Malika, Metref, Magani, Djemai, Benmalek, Bey Maissa, Mouleshoul dit Yasmina Khadra), ou surfant pour d’autres sur des opportunités littéraires (organisations de concours) pour franchir l’antichambre qui prépare les horizons de la reconnaissance (Hamoutène Leila, Daoud , Ayoub, Benachour), ces nouveaux passeurs d’humanité singulière, déployés sur le sol natal ou en terre de migration, racontent des espaces intérieurs et extérieurs qui vacillent, où êtres et sociétés télescopés par des idéologies semeuses de souffrances, de haine et de mort vivent dans un état de sismicité permanente et angoissante, sans se départir néanmoins d’un brin d’espoir chevillé au coeur.
Par Kamel Bendimerad
APS